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Le tabagisme en Colombie

Le tabagisme en Colombie

Les colombiens fument relativement peu. C’est une bonne nouvelle, déjà pour les non-fumeurs, mais aussi au niveau sanitaire et économique pour le pays.

Comme dans le reste du monde, la consommation est à la baisse et les mesures de prévention se révèlent efficace. Mais en chiffres, cela donne quoi? Et en comparaison avec les pays Européens ?

 

La consommation de cigarettes

 

La consommation mondiale a atteint un pic en 2009 avec 5’884 milliards de cigarettes fumées dans le monde par an. En 2015 elle atteignait tout de même encore 4’015 milliards.

Les statistiques indiquent que 20% de la population mondiales fument quotidiennement. Les pays d’Europe occidentale sont en dessus avec par exemple 29.8% pour la France, 31.3% l’Espagne, 26.9% la Suisse et 26.5% la Belgique. C’est encore bien loin de l’Indonésie avec ses 76.2% mais quand même largement supérieur à la Colombie qui se situe en-dessous de la moyenne mondiale avec ses 16%. (Voir la carte interactive de l’OMS Organisation Mondiale de la Santé).

Une autre statistique intéressante est la consommation par habitant. Là aussi la Colombie s’en sort plutôt bien. Pendant qu’un Belge fume 2’353 cigarettes par an, un Suisse 1’634 et un Français 993, un Colombien en fumera 359.

 

Législation et prévention

 

Alors que l’interdiction de fumer dans les lieux publiques date des années 1990 déjà et s’est durcit au fur et à mesure pour inclure les gares, centres commerciaux, places de travails, l’interdiction dans les restaurants et cafés est une affaire encore relativement récente. L’Irlande a été pionnière en 2004 et la France s’y est mise en 2008. La Colombie a quant à elle interdit la fumée dans tous les lieux fermés depuis 2009 avec sa loi 1335. Cela a inclut les bars et discothèques en empêchant également l’installation de fumoirs, même équipés de ventilation. Les fumeurs sont donc priés de fumer à l’air libre uniquement.

Cette loi 1335 a aussi mis fin à la publicité et le sponsoring. Après un délai de deux ans, il est interdit depuis 2011 de faire de la publicité pour les cigarettes dans n’importe quels médias écrits, visuels, auditifs ou lieux ouverts au public comme les écoles, théâtres, cinémas ou salle de concerts. Les marques, leurs entreprises affiliées ou partenaires ne peuvent pas non-plus sponsoriser des évènements culturels ou sportifs.

En 2017, l’OMS a d’ailleurs remis un prix à la Colombie pour les efforts de lutte anti-tabac.

 

Points négatifs

 

La Colombie n’est pas exemplaire sur tous les points non-plus. Les marques trouvent le moyen de contourner les lois pour quand même faire leur publicité. Elles sont présentes dans les évènements culturels comme points de ventes ambulants. En fait, ce sont des jeunes vêtus d’un uniforme de la marque avec une haute tige visible malgré la foule et abordant directement les personnes du public.

La loi 1335 interdit la vente à la pièce, le minimum étant de 10 cigarettes. Les marques se sont adaptées en proposant des demi-paquets mais le problème réside dans son application. Les vendeurs ambulants continuent de vendre les cigarettes à la pièce et bon nombres d’épiceries également.

Les prix sont aussi économiques, parmi les plus bas en comparaison avec les voisins Latino-Américains. En 2017, le paquet de 20 cigarettes coûtait environ 4’200 pesos (1.30 Euros) ou 2’700 (0.80 Euros) le paquet de 10. Les prix avaient pourtant augmentés cette même année avec un impôt supplémentaire et devraient faire de même en 2018. Cela s’inscrit autant dans un effort de lutte que de recherche de revenus additionnels.

 

Les choses les plus surprenantes pour un Français en Colombie

Les choses les plus surprenantes pour un Français en Colombie

Pour un Européen vivant en Colombie, ou même de passage, il y a plusieurs choses qui peuvent surprendre sur la mentalité colombienne ou la vie quotidienne. Voilà les choses auxquels on se confronte régulièrement, certains aspects sont amusants, d’autres plus difficiles.

Sur le même sujet, lisez mon expérience du choc culturel.

 

L’amabilité

On pourrait penser que des décennies de violence rendraient les colombiens durs et froids, mais c’est en fait tout le contraire. Ils sont très aimables et courtois, les formes de politesse sont très importantes au moment de saluer ou dire au revoir. Les colombiens peuvent très facilement tutoyer une personne qu’ils viennent de connaître par sympathie et vouvoyer un proche comme marque de respect et d’affection.

Je trouve très amusante leur manière de demander plusieurs fois aux amis qu’ils rencontrent comment ils vont. Hola ¿Cómo vas? ¿Qué más? ¿Y cómo va todo? ¿Todo bien?

Même au téléphone et même pour des raisons professionnels, ils ne vont pas droit au but, les formes de politesse sont importantes.

 

Appeler ou demander pour obtenir une information

Le réflexe des colombiens est de demander. Pour trouver leur chemin ou les horaires d’ouverture ils vont demander à un passant ou appeler le magasin. C’est finalement plutôt logique, au lieu de perdre son temps mieux vaut se renseigner auprès de ceux qui savent. De plus, les informations écrites ne sont pas forcément fiables parce que pas mises à jour régulièrement.

Même si j’ai pris l’habitude de vérifier avant de me rendre à quelque part, c’est un point qui me pose encore problème. En tant que Suisse, j’ai été éduqué à chercher par moi-même et ne pas faire perdre le temps des autres. Demander alors que l’information est disponible quelque part donne l’impression d’être paresseux ou incapable de se débrouiller. C’est toujours un petit conflit personnel quand ma conjointe colombienne ou un ami me dit de demander avant même d’avoir eu le temps de commencer à chercher. Quand malgré tout je me mets à chercher d’abord, je fais face à une incompréhension voire raillerie.

 

Pas d’alcool avec le repas

Les colombiens sont fêtards et lèvent le coude facilement. Mais pas à table.

Ils n’ont pas la culture du vin et vont préférer un jus de fruits, une aguapanela (eau de canne à sucre avec citron), une boisson gazeuse ou juste de l’eau pour accompagner leurs repas. Les choses changent, les vins argentins et chiliens deviennent accessibles et le choix augmente. De plus en plus de gens y prennent goût, aiment déguster et découvrir leurs préférences.

Sachez cependant que si vous offrez une bouteille à vos hôtes lors d’une invitation à dîner, ils vont très probablement la ranger et ne l’ouvriront pas pour cette occasion, simplement car ils auront déjà prévu les boissons. Pour ne pas être frustré de boire du Coca-Cola alors que vous avez amené une bonne bouteille de vin, prévenez vos hôtes lors de l’invitation ou à votre arrivée. Dites-leurs que vous aimeriez partager cette « tradition française » d’assortir le repas avec du vin.

 

Tout peut changer à la dernière minute

Organiser et anticiper n’ont pas la même signification. Les colombiens n’aiment pas décevoir et voient comme très impolis de refuser une invitation. Ils préféreront inventer une excuse de dernière minute pour justifier un retard ou une annulation pour rester en bons termes.

Plutôt que de voir cela comme seulement négatif il faut aussi voir les avantages. Les Européens, nous aimons tout prévoir et mettre les petits plats dans les grands, mais cela limite toute flexibilité. Une fête, un repas ou un voyage, même familial, même pour Noël, laisse la place ouverte à quiconque jusqu’à la dernière minute. Les plans ne seront pas bousculés et la spontanéité est appréciée.

 

La musique

Depuis l’Europe on pourrait penser que la musique en Colombie se limite à la Salsa et la Pop tropical de Shakira. C’est en connaissant les différentes régions du pays qu’on en découvre l’incroyable diversité. Le Vallenato et la Champeta sur la côte Caraïbe, avec aussi ses variantes de danse que sont le Mapalé et Bullerengue. Aussi bien sûr, la Cumbia. Le Reggaetón avec ses artistes de reconnaissance mondiale. Le Tango très présent à Medellín, à côté du Punk depuis les années 1990. La musique du Pacifique, qui trouve peu à peu un écho dans le reste du continent et même en Europe, a son festival spécialement dédié, le Petronio Álvarez. La musique Andine a aussi son festival, le Mono Nuñez. Les ensembles d’instruments à cordes ont leur capitale à Ibagué et présentent de nombreux concerts toute l’année.

Lire les liens utiles pour plus d’artistes colombiens.

 

La pauvreté

Les inégalités sont tellement grandes qu’il est fréquent de voir des gens dormant dans la rue ou des mendiants espérant recevoir quelques pièces des clients d’un café.

Il y a aussi beaucoup de travaux informels, pas déclarés et sans protection sociale. Recycleurs faisant les poubelles en recherche de verre, aluminium, papier, etc. Gardiens surveillant les véhicules garés à l’extérieur. Personnes annotant les temps de passage des bus de transport privés pour indiquer l’écart entre deux bus de la même ligne. Vendeurs de timbres administratifs pour éviter les files d’attentes. Vendeurs de fruits et légumes dans la rue. Tout peut s’acheter dans la rue en fait ; articles ménagers, électronique, mirroirs

Malgré la difficulté, ce ne sont pas ces gens-là qui génèrent de l’insécurité. Lire aussi La violence et l’insécurité en Colombie

 

Les motels

Ce sont des hôtels qu’on loue à l’heure pour les couples. La Colombie est un pays traditionnel et religieux, les parents n’acceptent pas que le copain ou la copine de leur enfant dorme à la maison. Les couples vont donc dans ces hôtels spécialement aménagé pour eux et il y en a pour tous les styles et thématiques.

Mais le nombre particulièrement élevé de ces motels démontre surtout l’infidélité des colombien(ne)s. Les aventures extraconjugales sont plutôt communes et les motels sont les refuges de ces rencontres interdites. D’ailleurs, les entrées des motels sont des garages pour ne pas laisser la voiture a la vue de tous ou ne pas risquer de se faire voir en attendant le taxi.

 

Le transport

C’est un point problématique, a tous les niveaux. Alors que les colombiens prennent leur temps pour tout, sur la route c’est exactement le contraire. Ils n’ont aucune patience, changent constamment de voies et ne se soucient que de ce qu’il y a en face d’eux. Il y a quoi donner des sueurs froides et encore plus avec l’augmentation exponentielle des motos qui se faufilent partout.

Les piétons doivent être prudents pour traverser une rue. Déjà, les passages zébrés ne sont pas respectés et une moto peut surgir entre deux voitures. Ne soyez pas surpris de voir les voitures se coller pare-choque contre pare-choque dans les bouchons, ne laissant pas le passage piétons libre.

La Colombie est un des rares pays au monde à ne pas avoir de voies ferrées. À part deux ou trois lignes encore en fonctionnement, toutes les marchandises transitent par camions ce qui surcharge un réseau routier encore sous-développé. Attendez-vous à trainer derrière eux dans les côtes, aucun ne se déportera sur une aire de repos pour laisser passer les voitures.

Mais ce qui peut surprendre le plus, c’est le droit de griller les feux après 23h. Même si il y a une caméra, elle ne prendra pas de photo car ce n’est plus une infraction. La raison est plutôt triste car c’est en fait une mesure de sécurité de ne pas s’immobiliser au milieu de la nuit.

 

Les journées

Comme la Colombie est proche de l’Équateur, il n’y a pas de saison. Du coup il n’y a pas (ou disons très peu) de variation des horaires de lever et coucher du soleil. Toute l’année le jour se lève à 6 heures et se couche à 18 heures.

Les saisons rythment la vie et les journées qui s’allongent favorisent les activités en plein air. Ce n’est plus le cas ici et facilement on ne prête plus attention au temps qui passe parce que la nature ne meurt et ne renaît pas.

 

Les marchés

Mais comme il n’y a justement pas de « saison morte » la nature est très généreuse toute l’année. Les marchés sont remplis d’une très grande variété de fruits et légumes. De tous les goûts et toutes les couleurs, ils sont généralement économiques.

 

Livraison

Tout est livrable à domicile. Que ce soit par les livreurs de l’établissement, les taxis ou les services professionnels comme Domicilios.com, Rappi ou Mensajeros Urbanos tout arrive en moins de 40 minutes (normalement). Les restaurants bien entendu, mais aussi les pharmacies et supermarchés offrent ce service.

 

Envoyer de l’argent en Colombie

Envoyer de l’argent en Colombie

Il existe différentes manières d’envoyer de l’argent en Colombie et le choix va surtout dépendre du montant. Il y a le virement bancaire, le virement via les sociétés de transferts internationaux et les services en ligne.

Les banques ont des frais variables et mettent au mieux entre 2 à 4 jours pour le transfert. Les sociétés internationales prennent une commission d’environ 3 à 6 % et le transfert est quasiment instantané. Les services en ligne ont les commissions les plus basses, environ 0.5%, et sont aussi instantanés pour les retraits en espèce.

Pour aider à faire un choix, utilisez le comparateur Moneytis pour connaître les commissions des différents opérateurs selon la somme.

Vous pouvez envoyer librement une somme inférieure à USD 10’000. Au-delà, il faudra fournir les justificatifs de destination de la somme totale. Renseignez-vous bien auprès de l’entité financière du destinataire et la vôtre quels documents vous devrez fournir pour anticiper un quelconque problème.

 

Virement bancaire

Avant toute chose, il faut savoir que la Colombie a des règles très strictes et les banques n’hésiteront pas à retourner un transfert en cas de doutes, d’irrégularité, de documents insuffisants ou de justificatifs pas assez convaincants. Autant les banques colombiennes qu’européennes peuvent bloquer l’argent, ce qui peut devenir un réel problème si vous êtes tenu contractuellement à un payement avec date limite, pour un achat immobilier par exemple.

Parfois les projets tombent à l’eau ou changent en cours de route. Cependant le gouvernement colombien n’aime pas ça, se méfie et va automatiquement suspecter une activité illicite si l’argent n’a pas été dépensé comme annoncé. Ne laissez rien au hasard et assurez-vous d’arriver à vos fins. N’essayez pas non-plus d’envoyer l’argent en avance, en anticipant un achat alors que le contrat n’est pas signé. Le transfert sera bloqué.

 

Les banques prennent une commission de 1 à 2% sur le taux de change et appliquent des frais opérationnels. La banque émettrice va appliquer des frais tout comme la banque réceptrice, aux alentours de 25 Euros chacune. Le gouvernement prélève aussi une taxe de 4‰ sur tous les mouvements bancaires.

Les banques sont la seule solution pour les sommes élevées, au-delà de 10’000 USD.

Demandez précisément les modalités de transfert à votre banque et celle du destinataire. Les banques colombiennes travaillent avec d’autres banques à l’extérieur, en général à New York, Londres et Frankfort, comme par exemple la CitiBank ou Deutsche Bank qui serviront d’intermédiaires. Cela signifie que la banque colombienne a un compte auprès de ces banques pour recevoir des US Dollars et informera le destinataire pour procéder à la conversion en COP Pesos et les déposer sur le compte en Colombie. Même si la banque dispose de comptes en différentes devises, l’argent sera comptabilisé en US Dollars, c’est obligatoire. L’argent peut rester indéfiniment sur le compte intermédiaire ce qui permet de « négocier » le taux de change. Le destinataire peut indiquer un taux souhaité et la banque attendra le moment qu’il l’atteigne pour ordonner la conversion. À noter que ce compte intermédiaire n’offre pas d’intérêts.

Les entrées d’argents doivent être déclarées auprès de la banque nationale (Banco de la República) au moyen d’un formulaire. La banque se chargera de le faire mais demandera d’indiquer un code correspondant à l’activité ; immobilier, rénovation, investissement,… Ce formulaire vous sera utile pour la déclaration d’impôt ou pour rapatrier l’argent par la suite.

Seuls les détenteurs de la cédula de extranjería, donc d’un visa valide, peuvent ouvrir un compte et les banques imposent un délai variable, jusqu’à 6 mois, avant de pouvoir recevoir ou envoyer des virements internationaux. Posez la question avant d’ouvrir le compte.

Comme vu en introduction, les banques prennent énormément de précautions avec les transferts internationaux. Si le montant est inférieur à 10’000 USD et que vous ne pouvez pas vous permettre d’attendre trop longtemps, évitez les banques et préférez une des deux solutions suivantes.

 

 

Virement par société internationale

De nombreuses entreprises avec agences se chargent de transferts de fonds internationaux. Les plus connues et efficaces en Colombie depuis la France sont Western Union et MoneyGram. Les transferts sont limités à 3’000 ou 5’000 USD en ligne mais pas en agences. Le destinataire reçoit l’argent quasiment immédiatement en espèce. L’inconvénient est le manque de traçabilité en cas de rapatriement de cet argent par la suite et les coûts plus élevés.

Western Union a une commission sur le taux de change d’environ 2.6% plus des frais variables selon la somme, de 5 à 25 Euros. MoneyGram a une commission sur le taux de change d’environ 5.2% plus des frais variables selon la somme, de 14 à 50 Euros.

Le comparateur Moneytis peut vous aider à trouver d’autres sociétés au moment de vouloir faire le transfert.

 

Virement en ligne

Les principales pages et applications de transferts en ligne sont efficaces, sûres et meilleur marché. Elles travaillent avec les plus grandes banques, Visa, Mastercard, sont vérifiées et certifiées par l’Autorité de Conduite Financière (FCA).

Vous faites un débit bancaire ou par carte de crédit, vous indiquez le nom du bénéficiaire et son compte bancaire à moins qu’il reçoive l’argent en espèce. L’argent arrive le jour même, les points de retrait en espèce sont Bancolombia, Davivienda et Financiera Pagos Internacionales. Sur un compte d’une banque non partenaire, le transfert peut prendre par contre quelques jours.

 

Azimo prend une commission de 0.6% sur le taux de change et 2.99 Euros de frais. Utilisez ce code de promotion pour recevoir un bon de 10 USD : SEBASTIENC24. S’inscrire. Le primer transfert en gratuit.

WorldRemit prend une commission de 0.5% sur le taux de change et 3.99 Euros de frais. Le montant maximum en espèce et de 4’100’000 COP (1’180 EUR) et 20’400’000 (env. 5’850 EUR) sur compte bancaire.

 

Il existe d’autres plateformes mais qui n’offrent pas encore de transferts pour la Colombie.

 

Précisions sur les distributeurs automatiques

Vous pouvez retirer de l’argent liquide dans n’importe quel distributeur (ATM, cajero) compatible Maestro ou Visa. Il n’y a pas de commission sur le taux de change mais environ 2 Euros de frais d’utilisation du distributeur plus les frais de retrait appliqué par votre banque.

Chaque banque fixe ses propres limites de retraits qui vont de 300’000 (85 EUR) à 800’000 pesos (225 EUR). Banco de Pichincha a la limite la plus élevée tandis que Bancolombia, très présent dans tout le pays, a une limite de 600’000.

 

Les petits boulots en Colombie

Les petits boulots en Colombie

Est-il possible de gagner de l’argent sans être spécialisé ou avoir un capital à investir ?

 

Au fur et à mesure que la Colombie devient accessible au tourisme, aux stages professionnels, aux échanges universitaires et autres spécialisations académiques, MBA, le pays attire les occidentaux pour vivre une aventure unique et une expérience de vie. Certains espèrent venir pour un semestre ou deux, voire presque 2 ans pour des études supérieures.

Cependant la Colombie n’est pas exactement un pays bon marché. Vivre à Bogotá peut même être assez cher. Lisez mon article sur Le coût de la vie en général ou celui de colombianito.fr sur le budget pour un étudiant.

Généralement les étudiants comptent sur des petits boulots pour financer leur vie sur place, mais la situation n’est pas comparable avec l’Europe ou les États-Unis. C’est relativement facile de trouver un travail comme serveur, les restaurants sont en recherche constante de personnel fiable, mais ça sera très mal payé. Idem pour les vendeurs en magasins. Ce sont des postes pour personnes pas ou peu qualifiées et donc payées au salaire minimum de 737’717 pesos, temps plein, avec peut-être un dédommagement pour le transport. Alors que la location d’une chambre meublée coûte entre 400’000 et 600’000 dans un quartier estrato 3-4, un poste à mi-temps ne serait même pas suffisant. Ces boulots sont en principe pour étudiants ou personnes n’ayant pas de loyer à payer ou personne à charge.

 

La situation est similaire pour n’importe quel travail de service pas ou peu qualifié ; réception d’hôtel, nettoyage, call center, télémarketing, livreur, etc…

 

 

Comment gagner plus que le minimum ?

Pour se démarquer il faut offrir une valeur ajoutée, en rapport avec la langue française par exemple ou gagner des Euros pour profiter du taux de change avantageux (1EUR = env. 3’450 COP).

 

Professeur

Pour un universitaire de langue maternelle française, il existe la possibilité d’enseigner quelques heures par semaines. Soit dans une école, soit en cours particulier, soit par internet.

Visitez les écoles et instituts de langue en présentant votre CV. Laissez des annonces dans les cafés internet. Rencontrez des francophones qui auraient des amis colombiens intéressés à apprendre.

Inscrivez-vous sur internet. Il y a de nombreuses pages pour enseigner le Français Langue Étrangère (FLE) mais pas seulement, on peut y enseigner d’autres matières aussi.

Tutors-Live, Superprof, Live-French, Edulide, ou des pages Anglophones comme Preply, Tutora, BuddySchool. Regardez cette liste pour encore plus de sites et ce tutoriel pour vous préparer à donner des cours en ligne.

 

En plus des langues, vous pouvez enseigner la musique. Si vous êtes doué, emmenez votre instrument et matériel pédagogique.

Traducteur

Pour les bilingues, la traduction en ligne offre une liberté d’horaires et de volume de travail. Des sites comme Codeur.com, TextMaster ou même Elance offrent des mandats par mots, pages ou sites internet entier à traduire. Il y a des appels d’offre et des qualifications sur le travail accompli.

Des sites internet multilingues ou des journaux peuvent aussi avoir besoin de traducteurs avec contrats fixe, la distance peut même les arranger pour payer moins qu’un salaire français, mais qui restera élevé pour la Colombie. Renseignez-vous.

 

Commerce sur internet

Comme tout s’achète et se vend sur internet, la Colombie a des produits qui peuvent intéresser les français. L’artisanat, l’art, les vêtements, sacs à main, hamacs sont de bonnes qualités, de bon goût et assez économique pour les envoyer en France. Il y aussi des produits beaucoup plus originaux comme les super-aliments ; Quinua, Chía, Sasha Inchi, Açaí qui trouvent un public prêt à payer le prix.

Alors bien sûr, cela prend du temps de se faire remarquer et trouver des clients. Mieux se préparer avant de voyager en contactant des magasins locaux qui pourraient être intéressés par vos produits. Pas la peine de créer un site internet, vendez plutôt vos produits sur Ebay ou d’autres plateformes.

 

Au pair

Pour celles et ceux qui savent s’occuper d’enfants et ont un bon feeling avec eux, voilà un travail où les langues étrangères font la différence.

De plus en plus de parents cherchent à préparer leurs enfants assez tôt au commerce international ou aux études supérieurs à l’étranger. Des familles de beaux quartiers, estratos 5 et 6, recherchent souvent des jeunes au pair pour qui parleraient francais et/ou anglais pour jouer, converser et aider aux devoirs. Le nombre d’heures et la disponibilité est négociable. Posez des annonces dans les écoles et lycées bilingues, il y en a beaucoup.

(Merci à Justine de Cali pour sa participation sur ce point)

 

Guide

Les agences de voyage ont un besoin grandissant de guides parlant d’autres langues que l’espagnol. Cela va de guides accompagnant les touristes tout au long du séjour, comme juste pour une région, une ville ou même une activité spécifique. Une agence basée à Bogotá pourrait avoir besoin d’un guide à Cali par exemple, juste 1 ou 2 jours lors de cette étape.

Certains hôtels apprécient aussi avoir un guide bilingue à disposition pour proposer des activités à leurs hôtes.

Cependant on ne peut pas s’improviser guide du jour au lendemain. De plus en plus, les agences comme les autorités exigent l’inscription au Registre National de Tourisme (RNT). Prenez contact en avance avec des agences et faites valoir de vos connaissances sans faille de l’histoire, géographie et culture.

Concierge d’hôtellerie

J’ai écrit que réceptionniste ne gagne pas beaucoup plus que le minimum, mais concierge est une toute autre fonction. Les hôtels de luxe, internationaux, d’affaires, ont besoin de personnels qualifiés et multilingues pour cette fonction qui consiste à accueillir, renseigner et conseiller les clients. C’est un travail d’équipe, il faut encadrer le personnel, faire des réservations, connaitre parfaitement l’environnement local pour répondre aux exigences de clients fortunés.

Toutes les plus grandes et prestigieuse chaines d’hôtels sont présentes en Colombie, notamment à Bogotá, Carthagène, et Medellin. De plus en plus de zones touristiques voient l’arrivée de grands hôtels pour répondre à la demande.

 

 

Conseils

À l’heure actuelle, pour un européen venant vivre en Colombie, il vaut mieux être spécialisé ou avoir de l’argent à investir. Comme ce n’est pas le cas pour un étudiant, il vaut mieux travailler quelques mois en Europe et mettre de l’argent de côté pour subvenir aux besoins sur place. Vous pouvez toujours travailler par la suite pour moins toucher aux réserves mais il ne vaut mieux pas arriver en comptant dessus pour tenir jusqu’à la fin du séjour.

Les lois sont assez laxistes et il y a peu de contrôles. La majorité de la population continue à régler ses transactions en espèces et il est commun de payer un service sans le déclarer. Vous pouvez donc facilement travailler au noir, offrir des cours, sans que personne ne tape à votre porte pour exiger une déclaration d’impôts ou certificat professionnel.

Les Français âgés entre 18 et 30 ans peuvent demander un visa spécial d’une année qui permet de travailler librement. C’est le PVT, programme vacances-travail. De plus, le visa est gratuit. Regardez ici comment l’obtenir.

Le marché de l’emploi est plutôt ingrat pour les colombiens. En offrant des cours de français ou en commercialisant des produits pour l’Europe vous n’entrez pas en concurrence avec la population locale. Au niveau conscience, c’est surement préférable plutôt que de prendre un poste de serveur ou réceptionniste qu’un colombien pourrait faire et en aurait plus besoin.

Dans la mesure du possible, préparez-vous en avance. Rédigez votre CV avant d’arriver. Contactez des écoles. Obtenez du matériel pédagogique. Renseignez-vous sur l’artisanat, les produits et où vous pourriez les vendre. Cherchez des distributeurs. Regardez comment procède la concurrence et à quelles prix. Lisez sur le pays. Apprenez sur la culture. Mettez-vous en contact avec des agences en Europe et en Colombie. Commencez à vous positionner comme traducteur.

Bref, arrivez avec un plan mais soyez prêt à le changer à votre arrivée.

 

Les visas pour la Colombie

Les visas pour la Colombie

Pendant longtemps les visas étaient regroupés en 3 groupes et différents types ; Affaires (Negocios NE1 – NE4), Temporaires (Temporales TP1 – TP16) et Résidents (Residente RE).

Tout cela a changé le 15 Décembre 2017 avec la résolution 6045. Il y a toujours 3 groupes mais sans distinction de type. Les visas sont :

– Visiteurs (Visitante V)

– Migrants (Migrante M)

– Résidents (Residente R)

Il ne reste donc plus que 3 visas différents mais les manières de les obtenir sont tout autant variées, pour ne pas dire compliquées, qu’avant. Selon la situation personnelle, les motivations d’application et le type de visa désiré, les documents à fournir changent.

 

Je précise tout de suite que je laisse de côté certains détails pour ne pas charger l’article. Je me focalise sur les informations utiles aux européens et laisse donc de côté les conditions pour les citoyens de pays membres du Mercosur, les réfugiés politiques ou les bénéficiaires de bourse éducatives du système colombien. Les mineurs aussi feront partie d’un autre article.

À noter que le capital d’investissement est calculé en salaires minimaux et qu’en 2017, il se situe à 737’717 pesos.

 

Explications des différences entre les 3 visas

 

Visitante (V) : Cette catégorie concerne les étrangers qui désirent entrer et sortir du pays sans s’y établir formellement. Il permet de faire des études de marché, créer une entreprise, gérer la succursale d’une entreprise étrangère, travailler pour une ONG, comme stagiaire, correspondant journaliste ou artiste par exemple.

La durée est variable, jusqu’à 2 ans maximum.

Cette catégorie inclue également les touristes. Les européens peuvent entrer dans le pays sur seule présentation du passeport valide et recevoir une autorisation de 90 jours. En ressortant du pays au moins un jour, cette autorisation peut être prolongée de 90 jours supplémentaires. Ce total de 180 jours est le maximum permis pour un touriste par an, le compteur repartant à zéro le 1er Janvier. À noter que les visas PIP n’existent plus et que les PEP ne concernent que les Vénézuéliens.

Quant au PVT, le Programme Vacances Travail, également appelé Permis Vacances-Travail, permet à un certain nombre de français, chiliens, mexicains et péruviens d’y appliquer.

 

– Migrante (M) : Concerne les étrangers qui désirent s’établir dans le pays mais qui ne peuvent pas encore prétendre à la résidence permanente (R). Il faut avoir un emploi fixe, être conjoint de national colombien, être parent adoptif de national colombien, propriétaire immobilier, associé-investisseur dans une entreprise, être professionnel qualifié indépendant, être admis en étude scolaire ou retraité par exemple.

La durée est variable, selon le temps d’étude scolaire par exemple, et jusqu’à 3 ans maximum.

 

– Residente (R) : Concerne les étrangers qui désirent s’établir dans le pays et bénéficie de raisons légitimes pour y vivre indéfiniment. Il faut être parent biologique d’un enfant colombien, être titulaire d’un visa (M) en tant que conjoint ou parent adoptif et vivre pendant 2 années ininterrompues, être titulaire d’un visa (M) pour d’autres raisons et vivre pendant 5 années ininterrompues ou investir un capital étranger.

La durée est indéfinie mais le « tampon » est valide 5 ans.

 

Conditions d’applications et documents à fournir

 

La demande de visa se fait uniquement de manière électronique, sur la page du Ministère des Affaires Étrangères à Bogotá avec le lien : Visa Cancillería.

C’est efficace et rapide même si la plateforme est contraignante. La photo doit être en format JPG de 300kb maximum et les documents en format PDF de 3Mb maximum. Le nombre de fichiers est limité, essayez de regrouper des pages dans le même document.

Il faut payer en ligne l’étude du dossier qui coûte 52 USD. L’étude prend 5 jours ouvrables maximum. En cas de réponse positive, il faut payer dans les 30 jours pour recevoir par email un e-visa. Le prix dépend de la catégorie, 170 USD pour le visa (V), 230 USD pour le visa (M) ou 391 USD pour la résidence (R).

 

Vous pouvez vérifier quels documents sont requis selon votre nationalité, le type de passeport (ordinaire, spécial, diplomatique) et le motif de l’arrivée dans le pays en suivant ce lien. Plus d’explications de chaque motif en lisant la suite de cet article.

 

 

Documents obligatoires pour chaque catégorie

 

– Remplir le formulaire en ligne

– Copie de la page principale du passeport

– Copie du tampon de la dernière entrée en Colombie

– Photo d’identité (3×4 cms, format .jpg, max 300kb, couleur sur fond blanc)

 

Documents pour le visa (V)

 

– Description de l’activité que la personne va réaliser. Que ce soit pour une étude marché, implantation d’entreprise, tournage de film ou documentaire, travail humanitaire ou autres activités, il faut expliquer le but, indiquer les personnes impliquées, la durée, le lieu et la structure.

– Extraits bancaires des 6 derniers mois avant la sollicitude.

– Si le demandeur a le soutien financier d’une personne, celle-ci doit fournir une lettre indiquant son identité, les liens l’unissant au demandeur, la description de l’activité qu’ils vont réaliser et une déclaration de prise en charge économique durant tout le séjour du demandeur. De plus, les extraits bancaires des 6 derniers mois prouvant la capacité économique pour subvenir au besoin du demandeur.

– Si le demandeur a le soutien financier d’une entreprise, le représentant légal de celle-ci doit fournir une lettre indiquant son identité, le nom et Nit de l’entreprise, les liens l’unissant au demandeur, la description de l’activité qu’ils vont réaliser et une déclaration de prise en charge économique durant tout le séjour du demandeur. De plus, les extraits bancaires des 6 derniers mois prouvant la capacité économique pour subvenir au besoin du demandeur.

– En cas de tourisme médical, il faut présenter un certificat de l’établissement médical.

En cas de PVT, anciennement visa TP-16, les candidats doivent correspondre au profil suivant ; être français, âgé entre 18 et 30 ans, voyageant seul, désirant gagner de l’argent seulement pour subvenir à ses besoins. LE PVT est valable un an et ne pourra pas être renouvelé ou prolongé. Les conditions d’obtention sont un peu différentes. Regardez ici comment l’obtenir.

 

Documents pour le visa (M)

 

– Comme conjoint. Présenter une copie de l’acte d’union certifiée par le registre civil colombien. Si la demande se fait à l’étranger auprès d’une ambassade, la copie de l’acte d’union certifiée par le registre civil de ce pays est acceptée. De plus, une lettre du conjoint colombien avec copie de la carte d’identité (cédula) et procuration de celui-ci (poder especial) pour autoriser la demande en son nom.

– Comme parent adoptif de national colombien. Présenter une lettre de sollicitude avec copie de l’acte de naissance de l’enfant certifiée par le registre civil colombien.

– Comme employé. Présenter une copie du contrat de travail. Remplir le formulaire résumant les termes du contrat. Présenter une lettre de motivation de l’employeur. Extraits bancaires de l’entreprise des 6 derniers mois avant la sollicitude, démontrant un revenu mensuel supérieur à 100 salaires minimaux. Si l’employeur est indépendant, extraits bancaires personnel des 6 derniers mois avant la sollicitude, démontrant un revenu mensuel supérieur à 10 salaires minimaux.

– Comme entrepreneur. Présenter une lettre et copie de contrat ou certificat de constitution de l’entreprise avec nom, adresse, Nit, indiquant un capital supérieur à 100 salaires minimaux. Si l’entreprise est une SAS, joindre le document de composition actionnariale, indiquant que la part du capital du demandeur est supérieur à 100 salaires minimaux.

– Comme professionnel indépendant. Présenter une lettre avec 3 certificats d’expérience dans le domaine professionnel du demandeur. Extraits bancaires personnel des 6 derniers mois avant la sollicitude, démontrant un revenu mensuel supérieur à 10 salaires minimaux.

– Comme étudiant. Présenter le certificat d’admission de l’établissement scolaire. Tous documents pouvant démontrer les moyens économiques suffisants pour la durée complète des études, comme extraits bancaires, bourse d’étude, apport de tierces personnes.

– Comme propriétaire immobilier. Démontrer un investissement supérieur à 350 salaires minimaux, avec apport de capital depuis l’étranger certifié par la Banque de la République. Présenter le certificado de tradición qui atteste la propriété.

– Comme rentier. Démontrer une rente mensuelle supérieure à 10 salaires minimaux. Présenter le certificat de l’entité privée ou publique.

 

Documents pour le visa (R)

 

– Comme parent de national colombien. Présenter l’acte de naissance certifié par le Registre Civil. Si l’enfant est mineur, l’autre parent de nationalité colombienne présente une lettre certifiant que le demandeur remplit toutes ses obligations parentales. Si l’enfant est majeur, il présente lui-même la lettre de demande en joignant une copie de sa carte d’identité (cédula).

– Parent d’enfant né en Colombie. Présenter l’acte de naissance certifié par le Registre Civil. Présenter la preuve que le parent était légalement domicilié sur territoire national lors de la naissance.

– Titulaire de visa (M). Après 2 ou 5 ans, selon le statut indiqué précédemment, présenter les copies des visas reçus, le certificat de mouvements migratoires délivré par Migración Colombia qui certifie que le demandeur n’est pas sorti du territoire pour une durée supérieur à 180 jours, document attestant l’activité professionnelle et/ou les revenus, documents qui ont permis l’obtention du précédent visa.

– Investisseur. Démontrer un investissement supérieur à 650 salaires minimaux, avec apport de capital depuis l’étranger certifié par la Banque de la République.

 

 

Après approbation du visa

 

Les demandes se font maintenant uniquement en ligne et le Ministère délivre un e-visa.

Si la validité est inférieure à 3 mois, il peut être présenté sous cette forme électronique.

Si la validité est supérieure à 3 mois il faut le présenter à une autorité colombienne compétente avant 30 jours qui va l’imprimer et le coller dans le passeport. À l’extérieur du pays, c’est l’ambassade colombienne qui s’en charge, tandis qu’à l’intérieur c’est auprès du Ministère à Bogotá à la Torre 100 (Avenida 19 # 98-03). Ensuite, il faut faire enregistrer le visa auprès de Migración Colombia avant 15 jours pour recevoir la carte d’identité (cédula de extranjería), contre frais supplémentaires d’environ 160’000 pesos bien évidemment. Attention, ne pas respecter cette règle entraine une amende et peut-être l’annulation du visa. Pour être tranquille, je vous recommande plutôt de chercher le visa au Ministère et le présenter à Migración, le tout avant les 15 jours.

 

Bon courage dans vos démarches

Doniphane: Expat et entrepreneur à Barranquilla

Doniphane: Expat et entrepreneur à Barranquilla

La communauté francophone en Colombie compte de nombreux blogueurs qui font part de leurs expériences du pays. Mais si la plupart parlent de voyages et vacances, il y en a peu qui partagent leurs expériences d’entrepreneurs. Doniphane, français établit à Barranquilla, tient l’excellent blog colombianito.fr où il traite de sujets comme monter une entreprise, la mentalité colombienne à l’heure de faire du business, techniques de ventes, erreurs à éviter, obtenir un visa, ….

Comme invité de « Vivre En Colombie », il a aimablement répondu à 4 questions pour faire sa connaissance.

 

Qui es-tu et comment es-tu arrivé en Colombie ?

Je m’appelle Doniphane Meslier, j’ai 30 ans et j’habite Barranquilla sur la côte caraïbe colombienne depuis maintenant un peu plus de 6 ans. J’ai découvert la Colombie pour la première fois le 17 janvier 2010. Mon école de commerce m’ayant obligé, et je l’en remercie, à effectuer un séjour de 4 mois à l’étranger j’ai pu découvrir la Colombie au travers d’un échange universitaire au sein de l’Universidad del Norte de Barranquilla. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles j’avais décidé de choisir cette filière : voir du pays et me confronter à d’autres cultures.

Je me débrouillais déjà pas trop mal en anglais mais mon niveau d’espagnol était plus que médiocre… surtout si l’on considère le nombre d’années que mes professeurs de collège et de lycée ont passé à tenter de me l’inculquer. Cela n’a absolument pas entaché mon expérience et mon séjour d’études s’est révélé être très enrichissant. Les colombiens sont des gens très accueillants et ils le sont d’autant plus si vous faites l’effort de parler quelques mots d’espagnol avec eux.

J’ai donc sauté sur l’occasion pour découvrir l’Amérique Latine et perfectionner mon niveau en langues en partant étudier le plus loin possible. Je n’ai jamais compris mes camarades qui rêvaient d’Angleterre ou d’Espagne. Quitte à prendre une claque culturelle autant en prendre une bonne.

Quelques amis m’ont fait les blagues habituelles « on va coller ta photo sur la mairie de Poitiers et compter les jours de détention » (celle-ci est plutôt drôle, je l’avoue) mais mon échange s’est passé sans fausse note. C’est d’ailleurs une expérience que je recommande à tout étudiant et ce, quel que soit sa filière ou son niveau d’études. Si c’était à refaire je n’hésiterais pas une seconde.

Après mon séjour je suis repassé en France pour achever mon Master, travailler quelques mois en apprentissage dans le secteur hôtelier puis signer un CDI au sein d’un grand groupe. J’ai passé le plus clair de mon temps à développer la clientèle hispanophone d’hôtels parisiens et poitevins pour ensuite décider de retourner tenter ma chance en Colombie.

Quelle est ton activité ?

J’ai arpenté les rues de Cartagena de Indias pendant des jours, fais du porte à porte, distribué mon CV à tort et à travers sans succès. Ici si vous n’avez pas de « palanca » (piston) c’est très compliqué de trouver un emploi.

Aujourd’hui je suis professeur au sein de l’université Simón Bolívar de Barranquilla et consultant en création d’entreprise et marketing digital pour l’incubateur Macondo Lab. J’accompagne des entrepreneurs colombiens dans leur démarches entrepreneuriales, les conseille et les guide pour qu’ils puissent mettre toutes les chances de leur côté au moment de développer leur business.

Il m’arrive aussi de donner des conférences sur ces mêmes thèmes dans d’autres universités ou d’autres villes. Ce sont des sujets qui me passionnent et c’est pourquoi j’ai aussi décidé de leur dédier un blog et un podcast quotidien.

J’ai monté plusieurs projets d’entreprises et de start-ups au cours des 5 dernières années et j’ai pu découvrir encore une autre facette du pays : sa culture commerciale qui est très éloignée de ce à quoi l’on peut avoir été confronté dans d’autres régions du monde. C’est à la fois enrichissant, éprouvant, valorisant et exténuant. Le fait d’être un entrepreneur expatrié me donne parfois la sensation d’appartenir à une élite de têtes brûlées, c’est grisant et effrayant à la fois. Je ne regrette jamais mon choix. J’ai traversé des périodes de doutes comme tout expat’ mais aujourd’hui je me sens vraiment « costeño-français ».

 

Quels conseils donnerais-tu as un futur expat-entrepreneur ?

L’entrepreneuriat est une aventure excitante, éprouvante, passionnante… et l’expatriation aussi. Lorsqu’on combine les deux il faut s’attendre à vivre de sacrées crises émotionnelles. Il y a de grandes chances pour que les premiers mois de votre expatriation-entrepreneuriale soit mouvementée et riche en sensations fortes.

A mon sens, il est primordial de connaitre le pays avant de venir s’y installer de manière définitive ou d’y développer un quelconque business. Un séjour touristique, quelques excursions hors des sentiers battus, une expérience de quelques semaines au sein d’un foyer colombien vous permettront d’appréhender bon nombre d’aspects culturels qu’il vous faudra prendre en compte avant d’investir dans votre projet.

La langue est un élément important. Je ne considère pas qu’il soit nécessaire d’être bilingue pour monter une entreprise ici en Colombie. Cependant vous devez avoir suffisamment d’autonomie pour comprendre les tenants et les aboutissants sans dépendre d’un tiers. Votre autonomie linguistique vous permettra d’avoir un meilleur contrôle sur les situations et les opportunités qui se présenteront à vous. Les colombiens utilisent leur propre variante de la langue espagnole. Je vous conseille fortement d’apprendre les expressions locales ainsi que quelques mots d’argot de chaque région. Cela vous permettra de vous attirer la sympathie de nombreux colombiens et leur montrera que vous aimez leur pays. L’identité culturelle colombienne est très marquée. Dans certaines régions telles que la côte caraïbe le monde des affaires se mêle grandement avec les sentiments. C’est du business affectif. Pensez-y !

Il est aussi très important de tester votre marché et de diminuer les risques avant d’engager tout investissement. Ne dépensez pas vos économies sur un coup de tête. Discutez avec des colombiens, des expatriés de longue date, sondez votre marché cible, pesez le pour et le contre puis lancez une première version de votre produit. Un prototype que vous tenterez de vendre à de premiers clients potentiels pour ensuite écouter leurs opinions et améliorer votre offre.

Formez-vous et nourrissez-vous des erreurs de ceux qui sont passés par là avant vous. Les blogs de Yoann (Colombie Conseil) et Sébastien (Vivre en Colombie) regorgent d’informations et d’anecdotes qui peuvent vous être très utiles pour ne pas tomber dans les mêmes pièges que nous ! Bien sûr vous pouvez aussi aller faire un tour sur le mien : Colombianito.

 

Quels sont tes projets ?

Pour le moment je me concentre sur deux activités.

Mon emploi en tant que consultant en création d’entreprise pour Macondo Lab et la Gobernación de la région Atlántico qui occupe la plus grande partie de mon temps. C’est pour moi un véritable plaisir de pouvoir accompagner des entrepreneurs dans la réalisation de leurs projets ou même de leurs rêves.

En parallèle je compte continuer mon podcast audio quotidien sur le thème du business et des chocs culturels en Colombie. Je souhaite voir cette activité de blogueur/podcasteur s’intensifier pour aider un maximum de francophones à développer leurs entreprises en Colombie. Je projette aussi d’écrire un troisième livre sur ce même thème et éventuellement de proposer de nouvelles formations en ligne.

A moyen terme j’envisage d’ouvrir une auberge ou un café mais il est encore trop tôt pour m’avancer sur ce sujet. Ce ne sont pas les idées qui manquent !

¡Hasta Pronto!

Doniphane M.

 

Allez visiter son blog, lui-même a invité un autre excellent blogueur, Yoann de Medellín. Ne manquez pas de visiter Colombie conseils, vous trouverez mon interview où je me prête au même exercice. De cette manière, vous connaitrez les blogs d’entrepreneurs de trois villes et donc trois mentalités différentes ; Barranquilla, Medellín et Cali.

Où rencontrer des francophones en Colombie?

Où rencontrer des francophones en Colombie?

Cette question peut sembler absurde pour certains car en s’expatriant on cherche plutôt à connaître les gens du pays pour s’immerger complétement. Cependant, dans de nombreux cas, on peut avoir envie de se rapprocher de ses compatriotes. Celui qui ne maitrise pas l’espagnol appréciera de pouvoir parler sa langue maternelle et comme l’expatriation entraine bien souvent un choc culturel, seule une personne dans la même situation comprendra et pourra donner du réconfort.

Cependant, je crois que la meilleure raison est l’entraide. Trouver un travail, un logement ou démarrer une entreprise est difficile quand on ne connait pas encore le système. De plus, la Colombie fonctionne par réseau de connaissances et il est donc très important de construire le sien.

 

Donc voilà, l’idée est ici d’indiquer les lieux où rencontrer plus facilement des francophones, classé par villes. Forcément, la liste va grandement ressembler à un guide touristique pour cafés et restaurants français, mais c’est pour la simple raison qu’il n’existe pas de « clubs sociaux » en tant que tels. Ceci dit, il ne suffit pas d’être français et d’avoir un restaurant pour que cela devienne un point de rencontre de la communauté, cela dépend surtout à quel niveau la personne est intégrée.

Je commence par Cali, où je vis, mais aurai besoin d’aide pour les autres villes. Faites-moi part dans les commentaires de vos recommandations.

 

Français à Cali

Tostaky : cet hôtel de backpackers, le premier à San Antonio, a été fondé par Vincent, un français très intégré dans la communauté francophone qui profite de s’y réunir fréquemment, dans le café de l’hôtel.

Ouvert tous les jours. Carrera 10 # 1-76

Biscuit : une crêperie traditionnelle tenue par un couple franco-colombien. Bien que situé dans le quartier hype de Granada, les prix sont abordables et ont l’avantage d’avoir une terrasse très agréable. Avant de vous y rendre, faites connaissance avec Laurence en visitant son blog « Une parisienne à Cali ».

Ouvert de Lundi à Samedi. Avenida 9A # 14N-73

– À noter aussi La Cocotte de Remi et Carolina et La Table Des Vins de Mickaël.

Quartier La Flora : Le lycée français Paul Valery se situe dans le quartier de La Flora, beaucoup de professeurs ont donc choisi de s’y établir.

 

Français à Bogotá

A Seis Manos : Au centre-ville, dans le quartier de Santa Fé, se trouve ce restaurant et centre culturel tenu par 2 français et un colombien. Très populaire auprès de la communauté française pour se rencontrer, prendre un verre et profiter de concerts, expos, échanges linguistiques, ateliers, …

Ouvert de Lundi à Samedi. Calle 22 # 8-60

Bogotá Accueil : Une association fondée en 1989 déjà par un groupe de françaises expatriées à une époque tendue et dangereuse, voulant offrir aide et soutien pour une meilleure intégration. L’association compte de nombreux membres et organise régulièrement des activités. Elle a aussi mis en place un accueil spécialisé pour les familles adoptantes.

Ouvert le Lundi de 10h à 12h (calendrier scolaire) à l’Ambassade de France. Carrera 11 # 93-12

Quartiers Chicó Norte et Retiro : Proche du lycée français Louis Pasteur, au Nord de la ville, c’est une zone très vivante et très agréable.

 

Français à Medellín

Café Cliché : se décrit lui-même comme un « coin français ». Café-restaurant à Laureles proposant des plats français et internationaux ainsi qu’un centre culturel pour assister à des séances de ciné, expos, ateliers et échanges linguistiques. La communauté française s’y rend fréquemment.

Ouvert de Mardi à Samedi. Carrera 76 # 41-41

El Alternativo : un hôtel dans le quartier de Manila tenu par Fabrice et Nina, un couple franco-colombien. C’est le café de l’hôtel qui attire la communauté.

Ouvert tous les jours. Carrera 43E # 11A-13

– À noter aussi Monsieur Burger de Nicolas.

 

Lycées et Alliances Françaises

Forcément, les lieux d’enseignements permettent de rencontrer d’autres francophones. De plus, ils organisent régulièrement des événements culturels. Cherchez celui de votre ville et suivez leurs activités.

Il y a des lycées à Bogotá, Cali, Pereira et Medellín. Les Alliances se trouvent à Armenia, Barranquilla, Bogotá, Bucaramanga, Cali, Carthagène, Cúcuta, Manizales, Medellín, Pereira, Popyán, Santa Marta et Tunja.

 

Sur internet

Rejoignez des groupes sur Facebook pour communiquer directement avec toute la communauté.

La France en Colombie compte près de 9’000 membres. Francais à Bogotá avec 1’200 membres. Francais et Francophones de Cali avec près de 200 membres. Francais et Francophones de Medellín avec 900 membres. Francais et Francophones de Barranquilla avec 300 membres.

 

Partagez vos informations pour les autres ville; Barranquilla, Carthagène, Santa Marta, … et pour celles déjà citées, il doit en manquer beaucoup pour Bogotá.

La société colombienne en plein changement

La société colombienne en plein changement

La Colombie a une histoire singulière et les nombreux changements qu’opère le pays influence sa population. Depuis ma première visite en 2003 et encore plus depuis que j’y vis, je remarque peu à peu des changements majeurs de la société et une évolution des préoccupations. Le pays est passé en quelques années seulement de destination pas recommandable à destination immanquable, et suscite une grande curiosité. Le monde semble à peine découvrir les colombiens, ceux du peuple et pas ceux qui font les grands titres des journaux. Je voulais donc partager mes observations sur de récents évènements qui démontrent ce changement de la société et qui est très encourageant pour le futur.

Pendant quelques décennies la Colombie était repliée sur elle-même à cause de tous ses problèmes de violence et d’inégalités. Mais au fur et à mesure que la violence baisse, qu’il est plus accessible de voyager à l’intérieur du pays mais aussi à l’extérieur, que la classe moyenne augmente, la population se soucie et milite pour son bien-être. La grande différence est que maintenant la population ose se faire entendre et s’en donne les moyens.

 

Cause animale

Le premier changement que j’ai observé est la cause animale. Avant 2010 on entendait peu de gens se plaindre des corridas qui étaient très populaires. Nombres de ferias taurines avaient lieu et les meilleurs toreros du monde se présentaient à Bogotá, Cali, Medellín ou Manizales entre autres. On voyait même des arènes de combats de coqs où pariaient les gens. Cependant, peu à peu des manifestations contre les corridas s’organisaient pour en démontrer la honte et la cruauté. Il y a des appels à interdire l’organisation de tels évènements. Les réactions furent par exemple plutôt violentes à Bogotá en début d’année 2017 suite à la reprise de la feria, qui avait été interdite depuis 2012 par l’ancien maire. Ceux qui brandissent l’argument de la tradition culturelle sont vus comme dépassés et les ferias peinent maintenant à attirer des spectateurs.

Je remarque aussi l’augmentation constante de gens qui adoptent des chats ou chiens de la rue, envoie des messages sur les réseaux sociaux pour encourager d’autres à le faire ou donner de la nourriture. Les cas de violence contre les animaux sont dénoncés, comme par exemple le cas d’une famille ayant publié des photos sur Facebook maltraitant un chien des buissons. La nouvelle loi 1774 de Janvier 2016 reconnait enfin les animaux comme êtres vivants et sanctionnent les mauvais traitements d’amendes et jusqu’à 3 ans de prison.

 

Écologie

Un sujet qui tient beaucoup à cœur à de nombreux colombiens est la préservation de la nature. Avec la deuxième biodiversité la plus grande au monde, après le Brésil, nombreux sites exceptionnels sont malheureusement régulièrement menacés par l’exploitation minière et autres intérêts économiques. Le premier cas que j’ai pu observer, en 2011, fut une mobilisation sur internet contre le projet de construction d’un complexe écotouristique de luxe dans le parc naturel de Tayrona. Le projet du groupe thaïlandais Six Senses avait même été annoncé par le président Santos mais suite à l’intervention du ministère de l’environnement et des tribus indigènes, le projet a été suspendu. Le projet, nommé depuis Los Ciruelos, a été grandement modifié et pourrait peut-être quand même se faire mais sans l’ampleur et l’ambition originales. Affaire à suivre.

Caño Cristales

Un cas similaire a eu lieu en Avril 2016 pour une concession minière délivrée à une entreprise américaine, très proche du site exceptionnel de Caño Cristales, la rivière au sept couleurs. Suite à une forte mobilisation sur internet et de journalistes, la concession attribuée par l’agence nationale des permis environnementaux (ANLA) a été retirée par décision du président Santos. La société américaine cherche maintenant à porter l’affaire aux tribunaux pour obtenir des compensations financières.

Jusqu’il y a peu, le déboisement n’attirait pas trop l’attention du grand public. C’est pourtant un des nouveaux défis majeurs de la Colombie. Les départements d’Amazonie sont les plus touchés parmi les 6.5 millions d’hectares déboisés dans tout le pays durant ces 26 dernières années au profit d’espace pour le bétail, l’agriculture ou juste pour s’approprier des terres. Cependant les informations sur le réchauffement climatique et les drames liés aux éboulements, notamment à Mocoa, font prendre conscience de l’importance des arbres. De plus en plus, les colombiens cherchent à éviter des coupes d’arbres qu’ils n’estiment pas nécessaire. La mairie de Cali par exemple a dû renoncer à couper 43 arbres pour augmenter l’espace disponible à l’installation de gradins supplémentaires pour la feria de Cali. Des citoyens s’étaient même enchaînés aux arbres arguant que la ville en manque déjà trop par rapport à son nombre d’habitants.

Foto: El Tiempo

Bien sûr, les réseaux sociaux et les mobilisations populaires ne réussissent pas à elles-seules à inverser les tendances, il faut l’intervention de journalistes, politiciens, ONG, activistes et défenseurs sociaux pour obtenir un vrai résultat. Mais ces actions démontrent que les simples citoyens se sentent concernés, ils cherchent de plus en plus à faire entendre leurs droits et prendre le destin de leurs villes et leur pays en main.

 

Impunité

L’époque où l’argent achetait tout même la justice semble se terminer. Un cas très marquant fut l’enlèvement, viol et assassinat de Yuliana Samboni, âgée de 7 ans, par Rafael Uribe Noguera en Décembre 2016. La police a rapidement repéré le principal suspect et retrouvé le corps après que les parents ont déclaré la disparition. Dès le lendemain que l’affaire est sortie dans les journaux, la population est descendue dans la rue pour réclamer justice, d’autant plus que les frères et sœur du suspect étaient impliqués en tentant de faire disparaître les traces du crime. Bien que la famille fasse partie de la haute société de Bogotá, le coupable a été condamné à 51 ans de prison. La grande mobilisation a permis d’attirer l’attention sur tous les cas de violence envers les enfants et plus généralement sur la population défavorisée.

#OjosEnTodasPartes

Un très grand nombre de cas restent encore impunis malheureusement et ne sortent pas à la lumière. Le travail est encore grand mais au moins le message est passé que personne ne peut se soustraire à la justice grâce à son seul nom ou relation. Dans un pays avec des écarts d’égalité tellement grand, beaucoup pensent pouvoir s’en sortir d’une phrase magique ¿Usted no sabe quién soy yo? (Vous ne savez pas qui je suis?). Mais les cas de plus en plus souvent enregistrés par caméras de la police ou téléphones de citoyen pointent le doigt sur ce problème de société que la population ne tolère plus.

 

Le machisme et le féminicide

Le machisme en Colombie a encore de beaux jours devant lui, avec tout ce qui entraîne de valorisation de l’infidélité, de sorties entre copains pendant que la femme reste à la maison avec les enfants, de commentaires déplacés et d’inégalités de salaires.

Cependant nombreux cas de féminicide sont relayés par la population et appellent à la justice. Toutes les classes de la société sont touchées, comme par exemple une jeune avocate à Popayán brutalisée sans raison par son copain, et encouragent d’autres victimes de cas similaires à ne pas se taire. Les autorités prennent ce problème très au sérieux et ont durcis les peines reconnue comme féminicide avec sa loi 1761 de Juillet 2015.

La Colombie a aussi le triste record du plus grand nombres d’attaques d’acide, seulement derrière le Pakistan et le Bangladesh. Les attaques longtemps passées sous silence, le cas très médiatisé de Natalia Ponce de León en Mars 2014 a alerté la population et les autorités sur ce problème qui touche principalement les femmes. Une nouvelle loi 1773 de Janvier 2016 condamne jusqu’à 30 ans de prison le coupable et jusqu’à 50 ans si l’attaque est contre une femme ou un enfant.

Malgré le machisme et les difficultés auxquels les homosexuels se confrontent, la Colombie reconnait le mariage homosexuel depuis Avril 2016. Une union donnant certains droits était déjà reconnue depuis 2007 mais laissait un vide juridique. Fait historique, en Juin 2017, la Colombie a même reconnu légalement le mariage de trois hommes, inventant un nouveau mot au passage; trieja.

 

Épilogue

Cet article ne cite finalement que des évènements et faits divers pour essayer de valider mon point de vue, celui que la Colombie progresse a tous niveaux. Je pourrais développer encore d’autres thèmes, comme quand les colombiens défient la religion, critique la doble moral, s’insurgent contre la glorification de Pablo Escobar ou Popeye, ancien capo de cartel, et encouragent plutôt à connaître les scientifiques et inventeurs nationaux comme vrais héros.

On remarque cependant que le pays avait un retard au niveau juridique et tente maintenant de le combler. De nombreuses lois sont actualisées ou crées pour répondre aux besoins de la société, comme encore les lois 1409 de 2012 et 1111 de 2017 pour la protection des employés en terme de sécurité physique.

Le travail est encore énorme, le chemin encore long, la vie est très dure pour une grande partie de la population. Il faudra encore beaucoup de ténacité pour arriver à une qualité de vie suffisamment bonne pour l’ensemble de la population, surtout quand une partie de la classe aisée cherche à maintenir une population malléable et corvéable à souhait. Cependant beaucoup de gens travaillent à rendre leur pays meilleur et au milieu de la morosité que traverse le monde occidental, c’est finalement très excitant et encourageant de voir l’évolution positive de la Colombie.

Choc culturel en Colombie

Choc culturel en Colombie

Presque obligatoirement en allant s’établir dans un autre continent, on expérimente un choc culturel. Que l’expatriation soit temporaire ou définitive, en vivant au même rythme que la population d’un autre pays, nous passons par 3 phases ; l’émerveillement de découvrir une autre culture avec d’autres richesses, la frustration de ne pas être en accord avec certains aspects du nouveau mode de vie et l’adaptation qui nous amène à accepter un nouveau style et nous entraine à réfléchir comme les locaux.

Chaque phase a une durée variable, tout dépend de la sensibilité, capacité d’adaptation et expérience de vie propre à chacun. D’ailleurs le processus peut aussi être interrompu dans le cas d’un retour anticipé.

 

Généralement on s’attend à un choc culturel en arrivant en Colombie depuis l’Europe mais sans pouvoir en anticiper les raisons. En surface beaucoup de choses sont communes ; une langue latine comme le français, une même religion catholique, une cuisine très accessible avec des ingrédients connus, une constitution inspirée de la constitution française, des musiques largement diffusées internationalement, mais dans le fond les différences existent. Personnellement la deuxième phase m’est arrivée presque 3 ans seulement après mon installation et a duré un peu plus d’une année avant de m’adapter pleinement.

 

1ère phase

En fait, je connaissais déjà bien la Colombie pour y avoir passé 4 mois en 2003, puis y être revenu de nombreuses fois avant de m’y établir. J’avais donc déjà des amis, je parlais suffisamment bien la langue, je dansais également la salsa et avais déjà plutôt l’habitude de me débrouiller à l’étranger. J’ai pu profiter assez longuement de ma phase d’émerveillement. Pour la premièrement fois je devenais entrepreneur indépendant, je n’avais plus de patron ni d’horaires. J’appréciais de vivre l’été toute l’année, avec les fenêtres grandes ouvertes jour et nuit. Des produits frais toute l’année également, notamment des fruits chaque jour. Des plats du jour bon marché dans mon quartier. Les gens chaleureux et enthousiastes.

Certaines personnes sont rapidement affectées et déstabilisées par la pauvreté visible, les indigentes qui dorment dans la rue, les recycleurs qui fouillent les poubelles, les mendiants qui accostent les clients des restaurants. Le bruit de la circulation ou la musique trop forte peuvent devenir vite pesants aussi. L’effort de parler une autre langue plus longtemps que juste pendant les vacances peut devenir frustrant, à devoir se répéter constamment ou à l’inverse faire répéter, ne pas comprendre les blagues. Ces tracas du quotidien peuvent déjà provoquer un choc, encore plus en arrivant seul. Ce n’était donc pas mon cas, j’étais déjà préparé à cette facette du pays.

 

Je travaillais dans le tourisme médical et mes clients étaient occidentaux, donc là aussi je n’étais pas spécialement confronté aux aspects plus pénibles du monde professionnel. Par exemple le manque de ponctualité, recevoir une réponse positive alors que réellement elle est négative, se confronter aux exigences d’un marché aux règles différentes. Je profitais aux contraire de l’enthousiasme des colombiens pour l’entrepreneuriat, d’autant plus que je promouvais un secteur qui est source de fierté pour le pays.

Le travail peut déclencher un choc culturel, par rapport aux conditions bien différentes. Il y a peu de protection sociale, souvent les contrats sont à durée limitée, même pour les professeurs d’universités à un semestre ou une année, les heures de présence avec des semaines à 48 heures et seulement 2 semaines de vacances par an. Le monde professionnel colombien a plutôt tendance à favoriser la présence à la productivité, qui est exactement la logique inverse de l’Europe. La France octroie le droit à la déconnexion, un employé n’est pas obligé de consulter ses emails ou répondre à une sollicitude en dehors des heures de bureau, ce qui est mal perçu ici.

 

2ème phase

En fait, mon choc culturel est arrivé à la suite de plusieurs changements. J’étais redevenu célibataire après un an et demi d’une relation très compliquée et souvent irrationnelle. Je plafonnais avec le tourisme médical et avais décidé de passer à autre chose. J’avais lancé un agenda culturel et avais des difficultés à le faire connaître et trouver des clients.

Bref, le choc est arrivé en me rendant compte que ma méthode n’était pas efficace et que je devais me remettre en question, tant sur le plan privé que professionnel. En faisant cette démarche, en cherchant à comprendre mes erreurs, j’ai aussi été confronté à ma méconnaissance de la société colombienne. Il y a des règles de langage, d’apparence, de projection que je ne maitrisais pas et l’enthousiasme des colombiens masquait surtout une gêne de m’expliquer que je me trompais. Il me semblait alors que la forme primait sur le fond, que le superficiel comptait plus que la valeur réelle, que la confiance est un luxe qui ne se donne pas et que l’hypocrisie passe avant tout.

 

Il m’a fallu bien une année pour connaître les nouvelles règles et m’adapter. Par exemple, je visitais les hôtels de la ville pour leurs laisser de la publicité et je faisais la tournée à vélo. Ce qui pour un européen donnerait une image sportive, dynamique, saine, écologique mais surtout efficace et économique est vue comme pauvre et déstructuré par un colombien. Il aurait fallu aller en voiture habillé en businessman, quitte à prendre le double du temps et dépenser de l’argent en stationnement, pour projeter une image de grande entreprise. C’est aussi une manière de démontrer une plus grande stabilité, face aux petits entrepreneurs qui apparaissent et disparaissent. Mais ça, personne n’avait osé me le dire avant, seulement après avoir arrêté de le faire. J’ai aussi fait lire des emails et demandé si la forme était correcte, pour finalement apprendre que certaines tournures de phrase n’étaient pas appropriées, qu’elles semblaient froides, autoritaires, trop directes. Ce n’était évidemment pas le but et un colombien, même mis en copie, ne va pas spontanément le signaler par crainte d’offenser.

Au niveau personnel, je me suis même remis en couple plus tard avec la personne pour malheureusement voir que les beaux discours ne changent rien et qu’il faut accepter de voir les gens comme ils sont réellement pour pouvoir tourner définitivement la page.

 

3ème phase

Encore maintenant je peux commettre des erreurs mais au moins cette période de doute, d’incompréhension et de frustration est passée et j‘ai pu entrer dans la troisième phase. J’ai accepté que tout ne va pas fonctionner à ma manière et que je doive m’adapter.

 

Le terme choc culturel englobe finalement beaucoup d’aspects, de causes et de raisons. C’est important de savoir qu’il peut arriver très tôt ou très tard, je crois même qu’il peut arriver plusieurs fois, et qu’il est bon de ne pas s’isoler et de le partager avec son entourage. Le plus probable est que d’autres expatriés aient leurs expériences à partager.

 

Coût de la vie en Colombie

Coût de la vie en Colombie

La Colombie est un pays très inégalitaire et les prix varient énormément. Il est donc parfois difficile de faire un budget et imaginer les dépenses mensuelles d’un ménage à l’heure de venir s’établir.

Les prix changent d’une zone à l’autre, d’une ville à une autre et même d’un quartier à un autre. Je vais essayer ici de faire un tour de dépenses les plus communes pour pouvoir se faire une idée.

Je me base sur ma connaissance des prix à Cali, de l’expérience lors de mes voyages dans le reste du pays et aussi sur la page Numbeo, qui compile les informations données par de nombreux contributeurs. Regardez les prix détaillés pour Bogotá, Medellín, Cali et Barranquilla.

Le but ici est de pouvoir calculer un budget par mois, pour savoir si un salaire serait suffisant ou si les économies d’un entrepreneur lui suffiraient pour tenir le temps de monter son entreprise.

 

La première chose à savoir est que les quartiers sont divisés en « couches sociales » appelées estratos numérotées de 1 à 6. Les classes 1 et 2 sont très modestes, voire défavorisés, et les services d’eau et électricité sont subventionnés. Les classes 3 et 4 sont populaires, en général dans les centres-ville. Les classes 5 et 6 sont huppés, les services de bonnes qualités et bien plus chers.

 

Le lieu de vie va donc influencer en grande partie les dépenses et ce à tous les niveaux ; sur le loyer, l’eau, l’électricité, le plat du jour au restaurant, le verre au bar du coin et même les produits en épicerie.

Pour ce budget, je vise donc plutôt les quartiers 3 et 4. Si vous comptez vous installer dans un quartier 5 ou 6 vous pouvez facilement rajouter 40 à 50%. Il y aura toujours le moyen de dépenser moins ou beaucoup plus, mais c’est pour donner un ordre d’idée.

 

Buget minimum

Logement. Comptez entre 700’000 et 1’500’000 pour un appartement d’une ou deux chambres. Si l’appartement est dans un immeuble avec conciergerie il faudra rajouter aux alentours de 350’000 de frais communs (Administración). Les services d’eau, électricité et gaz coûtent 80’000 par mois.

 

Nourriture. En moyenne un kilo de fruits ou de légumes coûte entre 2’500 et 5’000 pesos. Un kilo de poitrine de poulet environ 10’000 et un kilo de viande de bœuf dans les 18’000. 500gr de pâtes coûtent 5’000. Un œuf 300 pesos. Le pain entre 500 et 1500 pesos. Une boisson gazeuse ou eau en bouteille 2’200. Par jour et par personne, en cuisinant soi-même avec les produits locaux classiques, il faut compter une dépense de 15’000 pesos par personne.

 

Transport. Le transport public en moyenne coûte 2’000 pesos par trajet. Les systèmes municipaux ont des stations qui permettent de changer de bus sans payer de trajet supplémentaire mais ce n’est pas le cas des bus privés (busetas, coletivos). Un trajet moyen d’une vingtaine de minutes en taxi coûte dans les 7’000 pesos.

 

Voiture privée. Avoir une voiture coûte assez cher. Déjà à l’achat il faut compter dans les 40 millions pour la gamme basse. Ensuite l’essence coûte 8’500 le galon (3,79 litres) c’est-à-dire 2’250 pesos le litre. Une place de parc vaut facilement 100’000 par mois et régulièrement il faut donner 1’000 ou 2’000 pesos au gardien (vigilante) où on se gare pour faire des courses ou boire un café.

 

Communications. Il y a différents plan de consommation pour internet, téléphonie fixe, téléphonie mobile et télévision. En limitant les minutes de téléphonie et navigation mobile sauf whatsapp illimité, avec télévision et internet 4Mbs on peut raisonnablement s’en sortir à 120’000 pesos par mois.

 

Sorties. Là aussi les variations sont énormes. Un club à la mode peut fixer 30’000 pesos d’entrée et vendre ses bières à 10’000 alors qu’un autre aura entrée libre et la bière à 5’000 pesos. La même bouteille de rhum peut passer de 45’000 à 120’000. Disons que le plus courant est une bouteille à 70’000 plus 10’000 de limonade ce qui ferait 20’000 par personne. À compter aussi le transport en taxi d’environ 14’000 pesos.

 

À ce niveau-là, avec un style vie sans excès, les dépenses par mois se chiffrent à :

 

Total:

Pour une personne seule: 700’000 (logement) + 80’000 (services) + 450’000 (nourriture 15’000 x 30 jours) + 80’000 (transport 2’000 x 2 trajets x 20 jours) + 120’000 (communications) + 136’000 (sorties 34’000 x 4 par mois) = 1’566’000 pesos

 

Pour deux personnes le logement, les services et communications augmentent mais pas du double non-plus : 900’000 (logement) + 120’000 (services) + 900’000 (nourriture 15’000 x 30 jours x 2 personnes) + 160’000 (transport 2’000 x 2 trajets x 20 jours x 2 personnes) + 150’000 (communications) + 216’000 (sorties 20’000 x 2 personnes + 14’000 taxi x 4 par mois) = 2’446’000 pesos

 

 

Pour vivre de manière plus confortable sans être luxueuse il y a des frais à rajouter.

 

Buget moyen

Restaurant. Un plat du jour coûte entre 6’000 et 12’000. Un repas à la carte entre 20’000 et 40’000. Un dessert entre 7’000 et 15’000. Une boisson non alcoolisée entre 5’000 et 8’000. Un verre de vin entre 8’000 et 15’000. Un repas complet pour deux personnes coutera donc entre 60’000 et 120’000.

 

Divertissement. Une entrée de cinéma coûte environ 12’000 pesos. Le théâtre entre 15’000 et 25’000. Un concert aussi entre 15’000 et 25’000.

 

Sport. Un abonnement au fitness varie selon que l’on paye par mois, trimestre, semestre ou année et forcément l’endroit en tant que tel. Disons que par mois il faut compter entre 50’000 et 120’000.

 

Assurances. Un indépendant devra aussi penser à payer chaque mois son assurance maladie (EPS), accident (ARL) et retraite (Pensión) qui peut se monter à 200’000 pesos.

 

Total

Pour une personne qui peut se permettre de vivre sans trop regarder les dépenses, je rajoute quelques sorties au restaurant et aux spectacles avec les trajets en taxi correspondant, un budget plus élevé de nourriture et l’abonnement fitness.

Une personne : 1’566’000 (dépenses sans excès) + 90’000 (plat du jour 9’000 x 10 jours) + 216’000 (restaurant 40’000 + taxi 14’000 x 4 par mois) + 26’000 (1 x ciné + taxi) + 34’000 (1 x théâtre ou concert + taxi) + 80’000 (fitness) + 200’000 (assurances) + 200’000 (nourritures plus raffinées) = 2’412’000 pesos

 

Deux personnes : 2’446’000 (dépenses sans excès) + 180’000 (plat du jour 9’000 x 10 jours x 2 personnes) + 376’000 (restaurant 40’000 x 2p + taxi 14’000 x 4 par mois) + 40’000 (1 x ciné x 2p + taxi) + 54’000 (1 x théâtre ou concert x 2p + taxi) + 160’000 (fitness x 2p) + 400’000 (assurances x 2p) + 400’000 (nourritures plus raffinées x 2p) = 4’056’000 pesos

 

Buget familial

Voyons maintenant pour une famille. Prenons le cas de deux parents avec deux enfants scolarisés. Le logement sera plus grand, possiblement dans un immeuble avec conciergerie et place de parc, les déplacements en voiture privée, quelques sorties au restaurant et cinéma, abonnements de sport pour chacun. À cela il faut rajouter les frais de scolarité qui peuvent facilement coûter 1 million de pesos par mois par enfant.

1’800’000 (appartement 1’400’000 + administración 400’000) + 260’000 (services) + 2’400’000 (nourriture 20’000 x 30 jours x 4 personnes) + 240’000 (frais voiture privée) + 140’000 (taxi comme transport additionnel 7’000 x 20 trajets) + 160’000 (transport 2’000 x 2 trajets x 20 jours x 2e) + 180’000 (communications) + 180’000 (plats du jour 9’000 x 10 jours x 2p) + 560’000 (sorties restaurant 40’000 x 2p + 30’000 x 2e x 4 par mois) + 48’000 (ciné x 4p) + 320’000 (sport x 4p) + 400’000 (assurances x 2p) + 2’000’000 (scolarité x 2e) = 8’688’000 pesos

 

Remarques:

Ces chiffres permettent de se faire une idée du coût de la vie en Colombie. Cependant il est possible de vivre en dépensant beaucoup moins. Je me base plutôt sur un style de vie confortable, peut-être similaire à un style de vie à l’européenne, sans les produits importés bien sûr mais sans manger que du riz tous les jours non-plus. Manger à la maison et boire une bière juste au bar de quartier réduira forcément les frais. Le logement influera aussi beaucoup sur le budget tout comme, rappelez-vous, la classification. Dans un estrato 5 ou 6 la plupart des coûts augmentent encore d’environ 50%.

Bogotá est la ville la plus cher, cela se remarque principalement aux prix de l’immobilier, des restaurants et du transport dû à la taille de la ville et son manque de système de transport public efficace. Medellín a un coût de la vie inférieur d’environ 20% et Cali inférieur de 30%.