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Les meilleurs secteurs d’investissement à Medellín

Les meilleurs secteurs d’investissement à Medellín

Pour cet article, j’ai un invité spécial : Yoann Nivard-Leonelli qui réside à Medellín depuis 5 ans. Il est spécialiste en création d’entreprise et connaît parfaitement les secteurs économiques de la ville et sa région.

Vous pouvez faire connaissance avec Yoann en lisant son parcours et surtout les services qu’il offre si vous comptez investir à Medellín. Il vous guidera tout au long de votre projet.

 

Sur le même thème, ne manquez pas de lire l’analyse de Doniphane sur les 5 secteurs d’investissement sur la côte Caraïbe, principalement Barranquilla, Carthagène et Santa Marta.

Profitez aussi de lire mon analyse : 5 secteurs d’investissement pour la ville de Cali.

Et maintenant, place à Yoann pour les secteurs d’investissement à Medellín :

 

Entreprendre, Investir à Medellin

 

Les clés pour investir ou entreprendre avec succès en Colombie sur un projet, est d’être averti de la situation économique de la région, de connaître les mentalités locales, mais aussi de respecter 2 principes fondamentaux:

  • 1) Choisir un lieu d’implantation à fort potentiel économique
  • 2) Faire une bonne étude de marché sur l’activité visée.

 

Présentation de Medellin et de sa région

Medellin, “la ville de l’éternel printemps” et capitale de la région d’Antioquia, en a fini avec l’époque noire de Pablo Escobar. Désormais elle montre aux médias internationaux une autre image, mettant en avant ses atouts; une ville ayant la chance d’avoir une situation climatique exceptionnelle et de bénéficier pleinement de l’effet d’aubaine généré par le taux de croissance élevé observé ces dernières années dans le pays.

Medellin avec ses 2.5 millions d’habitants, est un épicentre dynamique du commerce, de l’industrie et de la technologie. 20% des entreprises les plus importantes du pays sont basées dans la ville, certaines d’entre elles multinationales ont un grand rayonnement international.

De plus, les Paisas (nom donné aux habitants de Medellin et de la région d’Antioquia) ont la réputation d’avoir le sens de l’hospitalité, tout en faisant preuve d’une extrême amabilité et gentillesse.

Dans ce contexte, Medellin à des possibilités de poids à faire valoir, elle mérite que l’on s’y intéresse

Metrocable

 

Idée reçue vue de France

Le boum économique de la Colombie, avec un taux de croissance élevée, fait figure d’un pays vu comme un Eldorado où il serait facile de gagner de l’argent. Or, ne rêvez pas et préparez-vous!  Il existe un décalage, mal perçu de l’étranger, entre la croissance de l’économie et celle du marché colombien, les situations sont loin d’être toutes aussi favorables pour toutes les activités et dans tout le pays.

Un autre constat à prendre en compte, est le nombre de consommateurs accessibles, le pouvoir d’achat du colombien reste très en-deçà des niveaux occidentaux.

Cependant le marché Colombien et tout particulièrement celui de Medellin est loin d’être fermé aux investisseurs et entrepreneurs étrangers bien au contraire.

 

Les opportunités d’investissement et d’entreprenariat sur Medellin

 

Traditionnellement l’investissement à Medellin vu sa situation climatique est tournée vers la production et l’exportation de produits comme le café, les fruits et les fleurs, mais elle tire également grandement partie d’autres potentiels économiques tels l’industrie du textile et le vestimentaire, l’immobilier, le tourisme et les startups sur les plates-formes de co-working, qui sont des gisements très attractifs pour les investisseurs et les entrepreneurs étrangers.

Escalators dans la commune 13

Toutefois, je ne vais pas ici aborder tous les investissements possibles réalisables sur Medellin, mais uniquement quelques-uns emblématiques et en plein essor ou représentatifs de la réussite économique de Medellin et de sa région.

 

1- Exportation de café Colombien

La Colombie fait partie des principaux pays exportateurs de café dans le monde. La culture du café se fait dans une région située à proximité de Medellin donnant une sélection des meilleurs cafés de variété Arabica, c’est un produit de grande qualité. Le café est produit de manière traditionnelle sur des petites exploitations agricoles,  à une altitude de 1700 mètres, et commercialisé à l’export par les producteurs ou par les coopératives.

Pour l’investissement et l’entrepreneuriat, il est possible d’exporter du café de Colombie (grain, moulu, torréfié, soluble, etc…) comme le montre l’article du journal “Le Progrès” sur un projet de création d’une micro entreprise dans le but de le redistribuer en tant que fournisseur/grossiste sur le marché français.

 

Un autre concept serait de s’inspirer de coffee shop, tel Starbucks copié sur les bars à expresso italiens et d’ouvrir un établissement de dégustation de cafés colombiens importés.

L’investissement initial pour ces 2 types de projets demeure raisonnable.

 

2 – Exportation de fleurs

La Colombie, deuxième exportateur de fleurs après les Pays-Bas, et premier producteur d’œillets, poursuit sa croissance dans ce secteur. Les exportations de fleurs sont sans cesse en progression. Medellín et sa région de par sa situation géographique exceptionnelle, produit des fleurs toute l’année.

 

A contrario de l’autre côté de l’atlantique, plus de 600 millions de roses vont se vendre en France cette année, dont une partie non négligeable est offerte à la Saint-Valentin, puis lors de la Fête des mères. Pour approvisionner ce marché les Pays-Bas sont les leaders européens de fleurs et de roses. D’Amsterdam, arrivent par avion les colis de fleurs des pays, la Colombie en fournit 7%, qui sont par la suite redistribuer sur l’Europe.

 

L’étude d’un projet “circuit court” en amenant en France directement les livraisons de fleurs, dégagerait des gains par rapport au circuit actuel. Ce concept peut être pensé de différentes manières; un importateur basé en France, réceptionnant et distribuant les commandes pour des clients locaux ou un exportateur assurant toute la chaîne de distribution du fournisseur aux consommateurs.

Un marché existe en France, il reste à être développé c’est celui de l’expédition de fleurs en vrac, ou en bouquets (œillets, roses) destinés aux restaurants, aux hôtels, aux entreprises et grandes surfaces et ponctuellement à l’occasion de grands événements que sont la fête des mères et la Saint Valentin.

 

3 – Industrie textile

L’industrie du textile et du vestimentaire de Medellin est mise en avant chaque année par le salon Colombiamoda. Ce salon avec sa Fashion Week, est le plus important salon de mode d’Amérique du sud. La passion pour les affaires, les tendances de la mode et le partage des connaissances sont les trois composantes de Colombiamoda,

De nombreux exposants et clients d’Amérique du sud, des Etats-Unis et canadiens viennent chaque année chercher les tendances et faire leur marché. Cette attractivité autour de Colombiamoda est due à la créativité et l’originalité des collections proposées. Ce succès découle de l’émulation permanente des marques telles que Arturo Calle, Studio F ou Silvia Tcherassi, très répandues dans toute l’Amérique Latine et toutes basées aux alentours de Medellin.

L’investissement et/ou d’entrepreneuriat peut être vu sous plusieurs formes; soit localement comme exportateur de textiles sous toutes ses formes, soit depuis la France sur une activité de négoce de tissus, d’importation de confection et prêt à porter pour son propre compte ou pour une clientèle française.

 

4 – Immobilier

Compte tenu de la situation climatique, économique et structurelle de Medellin pour celui qui cherche à investir, il y a toutes sortes de possibilités, comme l’achat de biens immobiliers sur plan, à la construction, la vente et la location (maisons individuelles, appartements neufs et à rénover, locaux, terrains).

Lire : Comment acheter un bien immobilier en Colombie

Comme en témoigne les données suivantes, Medellin est cataloguée par les résidents et les étrangers comme « un bon plan investissement». Les chiffres comparatifs entre 2014-2016, indiquent que les ventes de logements à Antioquia ont augmenté de 45% par rapport à 2014.

Les meilleurs quartiers pour acheter un bien actuellement à Medellín, sont Envigado, Sabaneta et Bello. Ces quartiers possèdent des options de vie différentes, ou toutes les catégories de la population peuvent être satisfaites et représentées. Ils sont dotés d’une multiplicité d’alternatives de transport, d’offre gastronomique et commerciale, de divertissement et de grands espaces verts qui favorisent grandement les activités culturelles et écotouristiques, pour certains de ces quartiers des itinéraires cyclables ont été développés permettant une activité sportive tout en optant pour un mode de déplacement doux.

 

La Colombie s’ouvre de plus en plus aux étrangers comme le prouve les chiffres pour 2017, le temps de séjour à Medellin a une durée très variable, selon que vous soyez touristes, visiteurs, étudiants, hommes d’affaire, ou résidents. Donc, un investissement dans un bien immobilier à Medellin peut permettre toutes formes de mise à disposition du bien: Airbnb, location vacances, colocation pour des étudiants ou pour des PVtistes ou tout simplement pour être propriétaire résident, actif ou retraité.

Lire : Comment mettre un logement en location, 5 méthodes différentes

 

5 – Entreprendre dans la restauration, la gastronomie française

Monter un restaurant gastronomique français, c’est l’une de ces idées d’entreprise qui est en train de grandir énormément en Colombie. La vérité est que la cuisine française a toujours été très recherchée sur le marché de la restauration colombienne. Cependant jusqu’à peu elle était réservée uniquement à une petite partie de la classe aisée, ou à la communauté française. Mais avec un pouvoir d’achat qui progresse et une classe moyenne grandissante, beaucoup de restaurants et bars spécialisés dans la gastronomie française ont vu le jour ses derniers temps à Bogota. Donc, si vous combinez de bons menus avec une carte des vins intéressante, avec de la convivialité, votre espace peut sans aucun doute générer rapidement de bons résultats sur Medellin.

Lire : Comment ouvrir un restaurant en Colombie

 

En conclusion

La santé économique de la région de Medellin dispose d’un fort potentiel sur le plan des investissements et la création d’entreprises, mais est freiné par le manque d’investisseurs.

Alors, si vous êtes entrepreneurs, investisseurs, et que vous aspirez à monter un projet de création d’entreprises ou d’investissement à Medellin, nous sommes là pour vous aider grâce notre réseau d’experts et de professionnels francophones (prospecteurs d’idées, traducteurs, interprètes, comptables, avocats d’entreprises, visa experts, recherche de logements meublés sans besoin de garants…). Colombieconseil.com peut aussi vous aider dans le recrutement de talents francophones ou internationaux.  

 

Réservez-vous quelques jours à la découverte de la ville et venez nous rencontrer.

Yoann NIVARD, Fondateur de ColombieConseil.com

Info@colombieconseil.com

WhatsApp +57 318 421 0658

Devenir entrepreneur-investisseur en Colombie

Devenir entrepreneur-investisseur en Colombie

Avec l’attrait grandissant de la Colombie, son développement économique et les opportunités pour les étrangers, de plus en plus d’Européens tentent l’aventure de devenir entrepreneurs. Avec un capital assez modeste, en comparaison avec les financements nécessaires en Europe, on peut démarrer une entreprise ou investir sans devoir emprunter.

Cependant il y a beaucoup d’aspects à prendre en compte. C’est déjà toute une aventure de devenir entrepreneur mais il faut rajouter à cela le fait d’être dans un pays étranger avec d’autres coutumes. Il faut faire les choses dans l’ordre, tant sur le plan financier que comptable et administratif, mais aussi pour les visas et la structure légale. On peut rapidement perdre le fil, ne plus savoir comment s’y prendre et s’empêtrer dans les soucis.

Ce blog VivreEnColombie fournit de nombreux conseils utiles selon les différentes situations, mais j’avais envie de constituer ce « fil » pour entrepreneur-investisseur. De cette manière, chacun peut savoir à quoi s’attendre. Chaque point renvoie à des articles détaillant exactement la marche à suivre.

 

Explorer et identifier ses propres motivations

 

Que l’on tombe amoureux de la Colombie durant un voyage ou qu’on lise un article vantant les merveilles du pays dans une revue économique, on peut se surprendre à rêver vivre sous les tropiques. Cependant la réalité est un peu plus compliquée.

La Colombie a des avantages certains ; stabilité politique et économique, situation géographique idéale avec accès aux océans Atlantique et Pacifique, production agricole toute l’année, climat agréable, personnel qualifié disponible. C’est admirable de voir que malgré une dévaluation de la monnaie (COP) de près de 40% en 2014, le pays maintient son développement économique. Depuis une décennie, l’inflation reste en dessous des 9% (4% en 2017) et le PIB augmente entre 1 et 8% (2% en 2017).

Mais les désavantages pèsent lourdement quand même ; corruption à tous les niveaux, infrastructures routières insuffisantes, coûts de transports élevés, loyauté professionnelle basse, arnaques fréquentes et malgré la stabilité économique la note de crédit a récemment baissé d’un cran à BBB-.

 

La première chose à faire est de se confronter à la réalité du pays. Les régions sont très différentes les unes des autres, les gens aussi, donc les mentalités et les opportunités changent. J’ai moi-même écrit un article sur les opportunités économiques spécifiques à Cali que vous trouverez sur le blog de Doniphane appelé colombianito.fr. Quant à lui, il a rédigé un article sur les opportunités de la côte Caraïbe sur le blog de Yoann appelé ColombieConseil.com. Et Yoann a rédigé un article sur les opportunités à Medellín sur mon blog VivreEnColombie.co.

 

Le visa touristique permet de rester 90 jours, prolongeable 90 jours supplémentaires, par année calendaire. Comme le compteur repart à zéro le 1er Janvier, vous pourriez rester 12 mois consécutifs comme touriste, de Juillet à Juin.

Les Français âgés entre 18 et 30 ans peuvent bénéficier gratuitement d’un visa valable un an selon les accords du PVT, le Programme Vacances-Travail. Vous pourriez même vous faire la main avec de petits boulots.

Lire aussi comment obtenir le PVT

 

Définir la faisabilité du projet

 

Selon ce que vous avez décidé de faire, trouvé l’investissement ou imaginé quelle entreprise monter, prenez le temps de faire un vrai business plan et étudiez froidement la viabilité du projet.

Pour acheter de l’immobilier lisez d’abord cet article. Si votre projet est de le mettre en location lisez celui-ci. Pour monter un restaurant, préparez-vous avec ce guide. Pour un hôtel, renseignez-vous sur la concurrence et le taux d’occupation. Sachez que pour commencer, la création d’une entreprise n’est pas forcément nécessaire. Vous pouvez gérer un commerce et facturer les clients en nom propre.

 

Parlez du projet autour de vous à des gens d’expérience. Payez une étude par un cabinet local si nécessaire. Rencontrez d’autres expats et créez un fort réseau social. N’ayez pas peur de parler de vos projets, vous aurez plus de chance de trouver des partenaires que de tomber sur des gens qui vont vous voler l’idée.

D’ailleurs, tout le monde a des idées, la réussite se trouve dans la mise en œuvre.

 

Assurer le financement

 

Une erreur classique est d’engager tous les fonds dans le projet. Il est important de garder un matelas de sécurité le temps de pouvoir générer des revenus. Un restaurant ou un hôtel a du personnel et des salaires à payer. Un appartement a des frais d’administration pour les zones communes et des impôts. Il y a des frais d’achat de matériel, coûts de déplacement, loyers, publicité peut-être, etc…

Prenez aussi en compte le budget pour subvenir à vos propres besoin. La Colombie n’est pas exactement bon marché, surtout sur la capitale.

Lire également sur le coût de la vie en Colombie.

Il faut savoir qu’il est impossible pour un étranger d’obtenir un prêt d’une banque colombienne sans avoir déjà un « historique » avec elle. Vous auriez plus de chance auprès de votre banque française qui vous connait. Faites bien vos calculs avant de vous lancer.

Connaissez parfaitement la manière d’envoyer l’argent d’Europe en Colombie. Vous ne voudriez pas être pénalisé à cause d’une banque qui bloque ou limite vos envois. Ou même d’être cité à comparaître devant le Département d’Industrie et du Commerce pour justifier des fonds qui ne correspondent pas aux dépenses.

 

Régulariser le permis de séjour

 

Avant de dépenser ou transférer le moindre sous, mettez-vous en règle en obtenant le visa adéquat. Tout sera beaucoup plus compliqué si vous n’avez pas de cédula de extranjería, la carte d’identité colombienne pour étranger. Elle s’obtient automatiquement avec un visa. Sans elle vous ne pourrez pas ouvrir de compte en banque, les fournisseurs ne travailleront pas avec vous et chaque devoir administratif s’heurtera à des difficultés.

Pour investir dans l’immobilier ou étudier le marché, vous pouvez demander le visa Visiteur (V).

Pour créer une entreprise, se déclarer professionnel indépendant, employé ou propriétaire immobilier, vous pouvez demander le visa Migrant (M).

Lire sur les visas colombiens et les démarches d’obtention.

 

Mettre en place le projet

 

Vous êtes maintenant dans le vif du sujet. Vous pouvez monter votre commerce ou investissement. Avant de signer un contrat, faites-le vérifier par un avocat que vous avez choisi et renseignez-vous sur les démarches pour pouvoir légaliser cet apport d’argent avec un comptable.

Méfiez-vous des clauses et pénalités de retards ou d’annulation. Même si vous êtes de bonne foi et avez les fonds, des problèmes peuvent survenir. Ne portez pas l’entière responsabilité sur vos épaules. En tant qu’étranger on aimerait dès le départ donner une bonne impression et montrer qu’on est sérieux, mais en cas de problème il n’y aura pas de pitié. Les gens auront vite tendance à penser que l’argent ne vous manque pas, que quelques Euros de moins ne vous feront pas de différence surtout si vous avez accepté la responsabilité.

 

Vivre comme un local

 

La période de découverte est finie et l’expatriation commence pour de vrai. C’est le début d’une nouvelle routine, un nouveau cercle social, une maison qui devient un foyer. C’est à ce moment que le choc culturel peut se déclarer. En étant confronté au train-train quotidien, aux mêmes difficultés que traversent les colombiens et les immigrés, à l’administration digne d’un pays en voie de développement, les subtilités de la langue espagnole castillan, l’adaptation est obligatoire.

Il y a plein de détails à mettre en place. S’affilier à une assurance maladie et accident, obtenir le permis de conduire, remplir la déclaration d’impôts, entre autres.

Lire aussi les conseils pour se simplifier la vie au quotidien et les choses les plus surprenantes en Colombie.

 

Les étapes peuvent sembler nombreuses mais ne vous inquiétez pas, beaucoup d’autres l’ont fait avant vous. Assurez-vous d’être entouré des bonnes personnes et ne cherchez pas à tout faire vous-même.

Si vous avez besoin d’expertise pour vous aider et guider, contactez-moi.

 

Envoyer de l’argent en Colombie

Envoyer de l’argent en Colombie

Il existe différentes manières d’envoyer de l’argent en Colombie et le choix va surtout dépendre du montant. Il y a le virement bancaire, le virement via les sociétés de transferts internationaux et les services en ligne.

Les banques ont des frais variables et mettent au mieux entre 2 à 4 jours pour le transfert. Les sociétés internationales prennent une commission d’environ 3 à 6 % et le transfert est quasiment instantané. Les services en ligne ont les commissions les plus basses, environ 0.5%, et sont aussi instantanés pour les retraits en espèce.

Pour aider à faire un choix, utilisez le comparateur Moneytis pour connaître les commissions des différents opérateurs selon la somme.

Vous pouvez envoyer librement une somme inférieure à USD 10’000. Au-delà, il faudra fournir les justificatifs de destination de la somme totale. Renseignez-vous bien auprès de l’entité financière du destinataire et la vôtre quels documents vous devrez fournir pour anticiper un quelconque problème.

 

Virement bancaire

Avant toute chose, il faut savoir que la Colombie a des règles très strictes et les banques n’hésiteront pas à retourner un transfert en cas de doutes, d’irrégularité, de documents insuffisants ou de justificatifs pas assez convaincants. Autant les banques colombiennes qu’européennes peuvent bloquer l’argent, ce qui peut devenir un réel problème si vous êtes tenu contractuellement à un payement avec date limite, pour un achat immobilier par exemple.

Parfois les projets tombent à l’eau ou changent en cours de route. Cependant le gouvernement colombien n’aime pas ça, se méfie et va automatiquement suspecter une activité illicite si l’argent n’a pas été dépensé comme annoncé. Ne laissez rien au hasard et assurez-vous d’arriver à vos fins. N’essayez pas non-plus d’envoyer l’argent en avance, en anticipant un achat alors que le contrat n’est pas signé. Le transfert sera bloqué.

 

Les banques prennent une commission de 1 à 2% sur le taux de change et appliquent des frais opérationnels. La banque émettrice va appliquer des frais tout comme la banque réceptrice, aux alentours de 25 Euros chacune. Le gouvernement prélève aussi une taxe de 4‰ sur tous les mouvements bancaires.

Les banques sont la seule solution pour les sommes élevées, au-delà de 10’000 USD.

Demandez précisément les modalités de transfert à votre banque et celle du destinataire. Les banques colombiennes travaillent avec d’autres banques à l’extérieur, en général à New York, Londres et Frankfort, comme par exemple la CitiBank ou Deutsche Bank qui serviront d’intermédiaires. Cela signifie que la banque colombienne a un compte auprès de ces banques pour recevoir des US Dollars et informera le destinataire pour procéder à la conversion en COP Pesos et les déposer sur le compte en Colombie. Même si la banque dispose de comptes en différentes devises, l’argent sera comptabilisé en US Dollars, c’est obligatoire. L’argent peut rester indéfiniment sur le compte intermédiaire ce qui permet de « négocier » le taux de change. Le destinataire peut indiquer un taux souhaité et la banque attendra le moment qu’il l’atteigne pour ordonner la conversion. À noter que ce compte intermédiaire n’offre pas d’intérêts.

Les entrées d’argents doivent être déclarées auprès de la banque nationale (Banco de la República) au moyen d’un formulaire. La banque se chargera de le faire mais demandera d’indiquer un code correspondant à l’activité ; immobilier, rénovation, investissement,… Ce formulaire vous sera utile pour la déclaration d’impôt ou pour rapatrier l’argent par la suite.

Seuls les détenteurs de la cédula de extranjería, donc d’un visa valide, peuvent ouvrir un compte et les banques imposent un délai variable, jusqu’à 6 mois, avant de pouvoir recevoir ou envoyer des virements internationaux. Posez la question avant d’ouvrir le compte.

Comme vu en introduction, les banques prennent énormément de précautions avec les transferts internationaux. Si le montant est inférieur à 10’000 USD et que vous ne pouvez pas vous permettre d’attendre trop longtemps, évitez les banques et préférez une des deux solutions suivantes.

 

 

Virement par société internationale

De nombreuses entreprises avec agences se chargent de transferts de fonds internationaux. Les plus connues et efficaces en Colombie depuis la France sont Western Union et MoneyGram. Les transferts sont limités à 3’000 ou 5’000 USD en ligne mais pas en agences. Le destinataire reçoit l’argent quasiment immédiatement en espèce. L’inconvénient est le manque de traçabilité en cas de rapatriement de cet argent par la suite et les coûts plus élevés.

Western Union a une commission sur le taux de change d’environ 2.6% plus des frais variables selon la somme, de 5 à 25 Euros. MoneyGram a une commission sur le taux de change d’environ 5.2% plus des frais variables selon la somme, de 14 à 50 Euros.

Le comparateur Moneytis peut vous aider à trouver d’autres sociétés au moment de vouloir faire le transfert.

 

Virement en ligne

Les principales pages et applications de transferts en ligne sont efficaces, sûres et meilleur marché. Elles travaillent avec les plus grandes banques, Visa, Mastercard, sont vérifiées et certifiées par l’Autorité de Conduite Financière (FCA).

Vous faites un débit bancaire ou par carte de crédit, vous indiquez le nom du bénéficiaire et son compte bancaire à moins qu’il reçoive l’argent en espèce. L’argent arrive le jour même, les points de retrait en espèce sont Bancolombia, Davivienda et Financiera Pagos Internacionales. Sur un compte d’une banque non partenaire, le transfert peut prendre par contre quelques jours.

 

Azimo prend une commission de 0.6% sur le taux de change et 2.99 Euros de frais. Utilisez ce code de promotion pour recevoir un bon de 10 USD : SEBASTIENC24. S’inscrire. Le primer transfert en gratuit.

WorldRemit prend une commission de 0.5% sur le taux de change et 3.99 Euros de frais. Le montant maximum en espèce et de 4’100’000 COP (1’180 EUR) et 20’400’000 (env. 5’850 EUR) sur compte bancaire.

 

Il existe d’autres plateformes mais qui n’offrent pas encore de transferts pour la Colombie.

 

Précisions sur les distributeurs automatiques

Vous pouvez retirer de l’argent liquide dans n’importe quel distributeur (ATM, cajero) compatible Maestro ou Visa. Il n’y a pas de commission sur le taux de change mais environ 2 Euros de frais d’utilisation du distributeur plus les frais de retrait appliqué par votre banque.

Chaque banque fixe ses propres limites de retraits qui vont de 300’000 (85 EUR) à 800’000 pesos (225 EUR). Banco de Pichincha a la limite la plus élevée tandis que Bancolombia, très présent dans tout le pays, a une limite de 600’000.

 

Conseils pour ouvrir un restaurant en Colombie

Conseils pour ouvrir un restaurant en Colombie

Pour beaucoup, s’expatrier veut dire devenir indépendant et démarrer sa propre entreprise. Ouvrir un restaurant est très excitant, l’avantage de venir d’un autre pays offre des possibilités surtout en étant français, d’où la gastronomie est reconnue internationalement. Cependant il y a rapidement des difficultés auxquelles il faut faire face. Principalement les démarches administratives qu’on ne maîtrise pas en arrivant dans un nouveau pays, la difficulté ou carrément l’impossibilité d’obtenir certains ingrédients et une clientèle locale avec des goûts et coutumes différentes qu’il faudra connaître.

 

Cet article vous donne des conseils pour ouvrir et gérer un restaurant ainsi que des recommandations plus personnelles. Comme moi-même je n’ai jamais ouvert de restaurant, je me suis adressé à des professionnels pour recevoir leurs conseils et partager leur expérience. Laurence et Sebastián, couple franco-colombien qui tient la crêperie Biscuit à Cali depuis 2014, n’étant pas du métier à la base, ils ont dû tout apprendre sur la gestion. Ensuite Mickaël, un français avec 12 ans d’expérience dans la restauration à Londres qui tient le restaurant gastronomique La Table Des Vins. Voici leurs conseils :

 

On ne s’improvise pas restaurateur (on le devient)

 

Démarrer un restaurant demande beaucoup de temps, d’efforts et de caractère. Celui qui n’a pas d’expérience dans le domaine doit avoir à l’esprit que tout apprendre sur le tas est très épuisant. Il faudra être sur place dès l’ouverture et jusqu’à la fermeture, ce qui influe directement sur la vie sociale et familiale. Avec le temps, quand un bon roulement s’installe avec un staff fiable, on peut se permettre d’être moins présent mais si l’identité française du lieu est très marquée alors la clientèle espérera la voir en personne. Mickaël indique se faire appeler régulièrement à la table de clients alors qu’il est en cuisine, non pas pour signaler un problème mais juste pour saluer le patron français.

Photo: La Table Des Vins Cali

Il faut avoir en tête que ça sera très dur et qu’il faudra tenir pendant au moins un an avant de dégager un salaire. Généralement les nouveaux restaurants ne passent pas un semestre, ils tournent à perte pendant au moins 6 mois avant d’arriver à un point d’équilibre, quelques mois de plus pour se permettre un salaire et encore plus longtemps pour dégager un bénéfice. Il faut prévoir une marge financière, surtout si l’on contracte un emprunt bancaire avec des intérêts à payer chaque mois. Cependant, ayez à l’esprit qu’un étranger récemment arrivé dans le pays aura de grandes difficultés à obtenir un prêt d’une banque colombienne. Donc, prévoyez plutôt un an complet de réserve provisionnelle pour parer aux imprévus.

Un entrepreneur doit être honnête avec lui-même, se regarder en face et connaître ses points forts mais aussi ses points faibles. Par exemple, Sebastián est administrateur d’entreprise et travaillait dans la finance, il a pu déterminer les prix des plats selon le coût des ingrédients et de fonctionnement du restaurant. Laurence est journaliste, elle sait communiquer sur le restaurant, en faire la promotion et créer de bons contacts avec les clients. Bien qu’ils aient développé leurs recettes avant de démarrer et aient continué à parfaire leur technique par la suite, ils ont rapidement engagé une cuisinière car leurs points forts sont dans la gestion. Un chef cuisinier peut préparer les meilleurs plats mais cela ne fera pas de lui un restaurateur s’il ne maitrise pas la partie opérationnelle. Dans ce cas, mieux vaut avoir un associé ou engager un bon administrateur.

 

Études de marché

 

Le même restaurant peut réussir ou échouer s’il est mal situé. À moins de déjà très bien connaître la ville et les habitudes de ses habitants, il est préférable de payer une étude de marché. Le coût est d’environ 1.5 millions de pesos et peut éviter de gros soucis. Entretemps, contrebalancez l’étude, revérifiez les informations, demandez autour vous pour être sûr que les avis se rejoignent.

Le risque est d’investir tout le budget dans du matériel professionnel très cher et du mobilier élégant, mais sans connaître bien le quartier cela revient à jouer à la loterie.

À moins d’être lié à une ville pour raison familiale ou affinités personnels, l’étude peut être étendue au pays tout entier. Un restaurant gastronomique français aura forcément plus de succès dans une zone hautement touristique comme Carthagène ou Santa Marta. Bogotá compte aussi une grande clientèle fortunée qui voyage facilement en Europe et appréciera en retrouver les saveurs. Alors que Cali au contraire est déjà saturée avec seulement 3 restaurants.

Même si la cuisine française est reconnue, tous les colombiens n’y adhèrent pas. Il ne faut donc pas rester fixer là-dessus. Il y a d’autres cuisines, d’autres styles et les ingrédients locaux sont suffisamment riches et variés pour inventer toutes sortes de recettes. Turk House par exemple propose un kebab à la New-yorkaise, loin de ceux qu’on connaît en Europe, et connaît un succès fulgurant, tout en étant situé dans un quartier estrato 5.

Photo: Crêperie Biscuit Cali

 

Les lois et les normes

 

Le décret 3075 de 1997 régit les normes d’hygiène pour la production d’aliments et contient un chapitre pour les restaurants. L’antenne locale du département de santé procède régulièrement mais peu fréquemment à des contrôles. À moins de fautes graves ou dangereuses, l’inspecteur ne mettra pas d’amendes mais ordonnera les modifications nécessaires si l’établissement n’est pas aux normes. Avant d’ouvrir, il faudra toutefois obtenir le concepto sanitario, délivré par un inspecteur de la mairie. Faite la demande assez tôt, n’attendez pas d’être prêt à ouvrir car l’inspecteur peut prendre plusieurs semaines avant de venir.

Depuis 2014-15, le gouvernement procède régulièrement à l’implémentation de nouvelles règles. Dans l’ensemble cela participe à l’amélioration des conditions d’hygiène et de travail mais parfois ce sont des charges supplémentaires coûteuses et absurdes. Par exemple, un inspecteur pourrait vous obliger à analyser les eaux usées de votre établissement, à vos frais bien entendu. Il pourrait aussi vous obliger à vous équiper de poubelles de tri des déchets et vérifier le bon usage alors que le camion de la voirie mélange de toute façon tout dans la même broyeuse. D’une manière ou d’une autre il faudra se plier aux règles, mais prenez les choses calmement, ne vous précipitez pas et renseignez-vous sur les alternatives possibles.

Il n’y a pas de licence (3 ou 4 en France) à obtenir en Colombie, c’est le lieu même qui donne le droit d’opérer et s’appelle uso de suelo. C’est un permis que délivre la mairie, qui détermine la nature de l’établissement et le droit de vendre nourriture et alcool. Cependant il ne suffit pas de transformer un bâtiment et installer une cuisine pour qu’il devienne un restaurant. Vérifiez bien que le lieu que vous prenez ait ce permis, car il n’est pas aisé à obtenir. Encore à l’heure actuelle, nombreux bars ou restaurants tournent depuis de longues années sans l’avoir, soyez prudent si vous reprenez un lieu, vérifiez par vous-même et cherchez à obtenir le tampon de la mairie.

Le RUT (Registro Único Tributario) détermine la nature de l’établissement auprès des impôts (la DIAN) et permet d’inscrire jusqu’à 4 codes. La nature implique les lois auxquels l’établissement sera soumis. Un restaurant a le droit de vendre de l’alcool jusqu’à minuit alors qu’un bar le peut jusqu’à 3 heures du matin. Un traiteur (servicio de catering) peut vendre des produits à l’extérieur lors d’événements privés. Au lieu de se limiter à la fonction actuelle de l’établissement, vous avez meilleur temps de rajouter des codes pour parer aux éventualités. Si vous songez un jour donner des cours de cuisine par exemple, assurez-vous que vous en êtes autorisé ou mettez dès le départ un code qui le permet.

 

Différences de mentalités

 

Les Colombiens ont leurs goûts, leurs habitudes, leurs préférences. L’erreur de beaucoup de chefs étrangers est de vouloir imposer un certains style, de croire qu’ils vont enseigner la gastronomie. Bien évidemment, c’est louable de proposer une cuisine authentique et de qualité mais la gastronomie colombienne existe et tout le monde n’adhère pas à la cuisine étrangère.

Les critères sont différents et une certaine adaptation est obligatoire. En allant à un restaurant français, l’expérience culturelle compte autant pour les colombiens que la cuisine. En exagérant, disons qu’en France si le service est un peu lent, pas forcément aimable mais que les plats sont excellents avec des prix corrects les clients reviendront. Ce n’est pas le cas en Colombie. Ni la cuisine ni le prix ne sont les critères primordiaux mais plutôt l’expérience globale. Un serveur incapable d’expliquer ou recommander les plats, un chef français pas disponible pour saluer ou une terrasse mal entretenue découragera les clients.

Une erreur assez commune justement est de tout miser sur la cuisine. Pour pouvoir proposer des plats élaborés avec de bons ingrédients frais dans une gamme de prix moyens, on cherchera à limiter le personnel. L’expérience ne sera alors pas entièrement satisfaisante car le service de qualité « à la française » manquera et les clients ne reviendront pas.

 

Faire la promotion

 

Más vale malo conocido que bueno por conocer (Mieux vaut un mal connu qu’un bien qui reste à connaître). Ce proverbe qui ne correspond pas à la mentalité française est une réalité ici, les colombiens ne se risquent pas à entrer dans un restaurant dont ils n’ont jamais entendu parler. Le bouche-à-oreilles est la meilleure publicité.

Quand on n’a pas un réseau familial ou d’amis sur lequel compter, la promotion est très importante. La présence digitale est essentielle, notamment sur les réseaux sociaux, si votre clientèle-cible a moins de 40 ans. Il faut créer l’envie, rappeler que vous existez, présenter de nouveaux plats. Des entreprises de marketing peuvent s’en occuper, il y en a pour tous les styles et tous les budgets mais choisir la bonne est difficile. Demandez des explications sur leurs méthodes de travail, des références de clients et fixer des objectifs très clairs à remplir. N’hésitez pas à appeler leurs clients pour vérifier.

Les campagnes de publicité dans les journaux sont très couteuses pour un résultat très faible. Laurence et Sebastián indiquent avoir payé une annonce dans El País, le principal journal à Cali, pour un retour sur investissement de 0. Ils recommandent plutôt de faire une inauguration officielle, en invitant la presse, des personnalités connues et les influenceurs foodies. Là encore, des entreprises de marketing peuvent s’en occuper, elles ont les connexions nécessaires pour. Ne le faites pas dès le premier jour mais plutôt après un ou deux mois de fonctionnement, quand tout roule parfaitement et que vous pouvez être disponible pour participer aux relations publiques.

Photo: La Table Des Vins Cali

Renseignez-vous comment faire du marketing local, quelles sont les astuces auxquelles les gens sont réceptifs. Mickaël se présente personnellement auprès des entreprises qui apprécient voir un visage authentique de la gastronomie française. Il recommande d’être prudent avec les promotions et flyers (volantes) à distribuer dans la rue ou sur les parebrises. S’ils sont très efficaces pour un restaurant bas-moyen de gamme comme un fast food, il risque au contraire d’endommager la réputation d’un restaurant haut de gamme. Les promotions sur Groupon par exemple attirent des gens qui ne viendraient pas normalement et donc ne deviendront pas clients par la suite. Mickaël a l’habitude de prendre en photo les clients qui ont réservé, pour la leur envoyer par email avec un mot de de remerciement.

 

Ingrédients et fournisseurs

 

Ce point sera toujours un casse-tête. Certains ingrédients sont difficiles à trouver pour garantir la saveur qu’on veut offrir. Les fournisseurs ne sont généralement pas fiables sur les horaires et n’auront pas l’honnêteté d’avouer un manquement alors que de le faire assez tôt vous permettrait de trouver une solution. La constance de qualité peut aussi être un problème. Il ne faut d’ailleurs pas compter sur un seul, mais toujours avoir un plan B, voire même un C, d’autant plus si c’est un produit qui ne se trouve pas en supermarché. Organisez bien votre base de données de fournisseurs.

Il est beaucoup plus pratique de travailler avec de grandes entreprises de fournisseurs, en général plus fiables. Mais il ne suffit pas de taper à la porte pour entrer dans leurs listes, ils demandent les lettres de recommandation de 3 fournisseurs. Bien évidemment, c’est difficile quand on commence alors faites jouer votre réseau de connaissances. De plus, il faut payer à la livraison, alors prévoyez assez de cash. Avec le temps, quand augmente le volume et la constance des livraisons vous pourrez payer sur facture.

Faites attention aux fournisseurs qui se présentent spontanément. Leurs produits peuvent être vraiment excellents mais ils n’ont pas toujours de stock ou une production suffisante. Certains tentent même le « one shot », ils obtiennent une quantité de produit en promotion qu’ils essaient de revendre mais sans l’intention d’en faire un business à long terme. Ça serait forcément un gros problème de l’inclure dans le menu. Avant de choisir un fournisseur, assurez-vous donc qu’il ait du stock et quels sont ses délais de livraison.

Quant aux quantités, veillez à optimiser le nombre d’ingrédients pour éviter les pertes. Préparez en avance les portions par plats pour diminuer le temps en cuisine mais surtout pour maitriser parfaitement les quantités et donc les coûts. Faites attention à certaines recettes qui ne permettent pas un temps de conservation suffisamment long, vous pourriez vous retrouver à devoir jeter de la nourriture en fin de soirée.

Photo: Crêperie Biscuit Cali

 

Le personnel

 

Les restaurants sont en recherche permanente de bon personnel, principalement les serveurs. Les salaires sont en général assez bas et le personnel peu formé. Même s’ils ont fait une école, il est préférable de considérer qu’ils ne connaissent pas le travail et qu’il faut les former. La plupart des serveurs ne savent pas ouvrir une bouteille de vin et encore moins les recommander, ils n’ont souvent pas l’esprit vendeur pour encourager les clients. Le service et l’amabilité seront par contre toujours présents.

En Colombie, à la différence de la France, serveur n’est pas considéré comme un métier, seulement comme un travail alimentaire. Vous ne verrez d’ailleurs quasiment jamais de serveurs âgés de plus de 40 ans. Malheureusement cela veut aussi dire que beaucoup abandonnent le poste si quelque chose d’autre se présente, même s’ils promettent de démarrer tel jour, telle heure.

Au lieu de faire des contrats fixes à chaque serveur vous pouvez payer par prestation. Beaucoup d’étudiants cherchent à travailler quelques heures à la semaine et sont disponibles sur appel. C’est la meilleure solution pour assurer le coup lors de réservations de groupes. Assurez-vous cependant que la personne ait un RUT personnel et est assurée en cas d’accident (seguro ARL).

Le nombre d’employés est à évaluer selon le style de l’établissement, la complexité des plats, le nombre de clients. Il faut toutefois tenir en compte que les colombiens aiment prendre leur temps pour décider et qu’ils apprécient la disponibilité des serveurs.

Les charges salariales pèsent lourd dans le budget, il faut bien faire la balance entre le nécessaire et le confortable. Pour un petit commerce, on peut se permettre de faire le ménage soi-même mais ce sont des heures de travail qu’on ne consacre pas à d’autres activités, la promotion par exemple. Comme on ne peut pas tout faire ni être doué pour tout, il est important de bien s’entourer.

Autant Laurence et Sebastián que Mickaël ne sont pas aux fourneaux, ils ont des chefs qui cuisinent et eux surveillent la bonne marche, gèrent les employés, parlent aux clients, communiquent sur le restaurant, sont attentifs aux détails.

Pour finir, Mickaël recommande de consacrer 30% du temps en dehors du restaurant. C’est-à-dire de sortir rencontrer du monde, faire la promotion mais aussi s’assoir comme un client parmi d’autres et observer si tout fonctionne, si les clients sont contents, si le personnel réagit avec professionnalisme.

 

J’espère que ces conseils vous seront utiles. N’hésitez pas à partager votre expérience.

Encore un grand merci à Laurence et Sebastián de Biscuit et Mickaël de La Table Des Vins. Passez les voir lors de votre prochaine visite à Cali.

Photo: Mickaël à La Table Des Vins Cali
Photo: Sebastián et Laurence à la Crêperie Biscuit Cali

 

 

 

 

 

 

Les visas pour la Colombie

Les visas pour la Colombie

Pendant longtemps les visas étaient regroupés en 3 groupes et différents types ; Affaires (Negocios NE1 – NE4), Temporaires (Temporales TP1 – TP16) et Résidents (Residente RE).

Tout cela a changé le 15 Décembre 2017 avec la résolution 6045. Il y a toujours 3 groupes mais sans distinction de type. Les visas sont :

– Visiteurs (Visitante V)

– Migrants (Migrante M)

– Résidents (Residente R)

Il ne reste donc plus que 3 visas différents mais les manières de les obtenir sont tout autant variées, pour ne pas dire compliquées, qu’avant. Selon la situation personnelle, les motivations d’application et le type de visa désiré, les documents à fournir changent.

 

Je précise tout de suite que je laisse de côté certains détails pour ne pas charger l’article. Je me focalise sur les informations utiles aux européens et laisse donc de côté les conditions pour les citoyens de pays membres du Mercosur, les réfugiés politiques ou les bénéficiaires de bourse éducatives du système colombien. Les mineurs aussi feront partie d’un autre article.

À noter que le capital d’investissement est calculé en salaires minimaux et qu’en 2017, il se situe à 737’717 pesos.

 

Explications des différences entre les 3 visas

 

Visitante (V) : Cette catégorie concerne les étrangers qui désirent entrer et sortir du pays sans s’y établir formellement. Il permet de faire des études de marché, créer une entreprise, gérer la succursale d’une entreprise étrangère, travailler pour une ONG, comme stagiaire, correspondant journaliste ou artiste par exemple.

La durée est variable, jusqu’à 2 ans maximum.

Cette catégorie inclue également les touristes. Les européens peuvent entrer dans le pays sur seule présentation du passeport valide et recevoir une autorisation de 90 jours. En ressortant du pays au moins un jour, cette autorisation peut être prolongée de 90 jours supplémentaires. Ce total de 180 jours est le maximum permis pour un touriste par an, le compteur repartant à zéro le 1er Janvier. À noter que les visas PIP n’existent plus et que les PEP ne concernent que les Vénézuéliens.

Quant au PVT, le Programme Vacances Travail, également appelé Permis Vacances-Travail, permet à un certain nombre de français, chiliens, mexicains et péruviens d’y appliquer.

 

– Migrante (M) : Concerne les étrangers qui désirent s’établir dans le pays mais qui ne peuvent pas encore prétendre à la résidence permanente (R). Il faut avoir un emploi fixe, être conjoint de national colombien, être parent adoptif de national colombien, propriétaire immobilier, associé-investisseur dans une entreprise, être professionnel qualifié indépendant, être admis en étude scolaire ou retraité par exemple.

La durée est variable, selon le temps d’étude scolaire par exemple, et jusqu’à 3 ans maximum.

 

– Residente (R) : Concerne les étrangers qui désirent s’établir dans le pays et bénéficie de raisons légitimes pour y vivre indéfiniment. Il faut être parent biologique d’un enfant colombien, être titulaire d’un visa (M) en tant que conjoint ou parent adoptif et vivre pendant 2 années ininterrompues, être titulaire d’un visa (M) pour d’autres raisons et vivre pendant 5 années ininterrompues ou investir un capital étranger.

La durée est indéfinie mais le « tampon » est valide 5 ans.

 

Conditions d’applications et documents à fournir

 

La demande de visa se fait uniquement de manière électronique, sur la page du Ministère des Affaires Étrangères à Bogotá avec le lien : Visa Cancillería.

C’est efficace et rapide même si la plateforme est contraignante. La photo doit être en format JPG de 300kb maximum et les documents en format PDF de 3Mb maximum. Le nombre de fichiers est limité, essayez de regrouper des pages dans le même document.

Il faut payer en ligne l’étude du dossier qui coûte 52 USD. L’étude prend 5 jours ouvrables maximum. En cas de réponse positive, il faut payer dans les 30 jours pour recevoir par email un e-visa. Le prix dépend de la catégorie, 170 USD pour le visa (V), 230 USD pour le visa (M) ou 391 USD pour la résidence (R).

 

Vous pouvez vérifier quels documents sont requis selon votre nationalité, le type de passeport (ordinaire, spécial, diplomatique) et le motif de l’arrivée dans le pays en suivant ce lien. Plus d’explications de chaque motif en lisant la suite de cet article.

 

 

Documents obligatoires pour chaque catégorie

 

– Remplir le formulaire en ligne

– Copie de la page principale du passeport

– Copie du tampon de la dernière entrée en Colombie

– Photo d’identité (3×4 cms, format .jpg, max 300kb, couleur sur fond blanc)

 

Documents pour le visa (V)

 

– Description de l’activité que la personne va réaliser. Que ce soit pour une étude marché, implantation d’entreprise, tournage de film ou documentaire, travail humanitaire ou autres activités, il faut expliquer le but, indiquer les personnes impliquées, la durée, le lieu et la structure.

– Extraits bancaires des 6 derniers mois avant la sollicitude.

– Si le demandeur a le soutien financier d’une personne, celle-ci doit fournir une lettre indiquant son identité, les liens l’unissant au demandeur, la description de l’activité qu’ils vont réaliser et une déclaration de prise en charge économique durant tout le séjour du demandeur. De plus, les extraits bancaires des 6 derniers mois prouvant la capacité économique pour subvenir au besoin du demandeur.

– Si le demandeur a le soutien financier d’une entreprise, le représentant légal de celle-ci doit fournir une lettre indiquant son identité, le nom et Nit de l’entreprise, les liens l’unissant au demandeur, la description de l’activité qu’ils vont réaliser et une déclaration de prise en charge économique durant tout le séjour du demandeur. De plus, les extraits bancaires des 6 derniers mois prouvant la capacité économique pour subvenir au besoin du demandeur.

– En cas de tourisme médical, il faut présenter un certificat de l’établissement médical.

En cas de PVT, anciennement visa TP-16, les candidats doivent correspondre au profil suivant ; être français, âgé entre 18 et 30 ans, voyageant seul, désirant gagner de l’argent seulement pour subvenir à ses besoins. LE PVT est valable un an et ne pourra pas être renouvelé ou prolongé. Les conditions d’obtention sont un peu différentes. Regardez ici comment l’obtenir.

 

Documents pour le visa (M)

 

– Comme conjoint. Présenter une copie de l’acte d’union certifiée par le registre civil colombien. Si la demande se fait à l’étranger auprès d’une ambassade, la copie de l’acte d’union certifiée par le registre civil de ce pays est acceptée. De plus, une lettre du conjoint colombien avec copie de la carte d’identité (cédula) et procuration de celui-ci (poder especial) pour autoriser la demande en son nom.

– Comme parent adoptif de national colombien. Présenter une lettre de sollicitude avec copie de l’acte de naissance de l’enfant certifiée par le registre civil colombien.

– Comme employé. Présenter une copie du contrat de travail. Remplir le formulaire résumant les termes du contrat. Présenter une lettre de motivation de l’employeur. Extraits bancaires de l’entreprise des 6 derniers mois avant la sollicitude, démontrant un revenu mensuel supérieur à 100 salaires minimaux. Si l’employeur est indépendant, extraits bancaires personnel des 6 derniers mois avant la sollicitude, démontrant un revenu mensuel supérieur à 10 salaires minimaux.

– Comme entrepreneur. Présenter une lettre et copie de contrat ou certificat de constitution de l’entreprise avec nom, adresse, Nit, indiquant un capital supérieur à 100 salaires minimaux. Si l’entreprise est une SAS, joindre le document de composition actionnariale, indiquant que la part du capital du demandeur est supérieur à 100 salaires minimaux.

– Comme professionnel indépendant. Présenter une lettre avec 3 certificats d’expérience dans le domaine professionnel du demandeur. Extraits bancaires personnel des 6 derniers mois avant la sollicitude, démontrant un revenu mensuel supérieur à 10 salaires minimaux.

– Comme étudiant. Présenter le certificat d’admission de l’établissement scolaire. Tous documents pouvant démontrer les moyens économiques suffisants pour la durée complète des études, comme extraits bancaires, bourse d’étude, apport de tierces personnes.

– Comme propriétaire immobilier. Démontrer un investissement supérieur à 350 salaires minimaux, avec apport de capital depuis l’étranger certifié par la Banque de la République. Présenter le certificado de tradición qui atteste la propriété.

– Comme rentier. Démontrer une rente mensuelle supérieure à 10 salaires minimaux. Présenter le certificat de l’entité privée ou publique.

 

Documents pour le visa (R)

 

– Comme parent de national colombien. Présenter l’acte de naissance certifié par le Registre Civil. Si l’enfant est mineur, l’autre parent de nationalité colombienne présente une lettre certifiant que le demandeur remplit toutes ses obligations parentales. Si l’enfant est majeur, il présente lui-même la lettre de demande en joignant une copie de sa carte d’identité (cédula).

– Parent d’enfant né en Colombie. Présenter l’acte de naissance certifié par le Registre Civil. Présenter la preuve que le parent était légalement domicilié sur territoire national lors de la naissance.

– Titulaire de visa (M). Après 2 ou 5 ans, selon le statut indiqué précédemment, présenter les copies des visas reçus, le certificat de mouvements migratoires délivré par Migración Colombia qui certifie que le demandeur n’est pas sorti du territoire pour une durée supérieur à 180 jours, document attestant l’activité professionnelle et/ou les revenus, documents qui ont permis l’obtention du précédent visa.

– Investisseur. Démontrer un investissement supérieur à 650 salaires minimaux, avec apport de capital depuis l’étranger certifié par la Banque de la République.

 

 

Après approbation du visa

 

Les demandes se font maintenant uniquement en ligne et le Ministère délivre un e-visa.

Si la validité est inférieure à 3 mois, il peut être présenté sous cette forme électronique.

Si la validité est supérieure à 3 mois il faut le présenter à une autorité colombienne compétente avant 30 jours qui va l’imprimer et le coller dans le passeport. À l’extérieur du pays, c’est l’ambassade colombienne qui s’en charge, tandis qu’à l’intérieur c’est auprès du Ministère à Bogotá à la Torre 100 (Avenida 19 # 98-03). Ensuite, il faut faire enregistrer le visa auprès de Migración Colombia avant 15 jours pour recevoir la carte d’identité (cédula de extranjería), contre frais supplémentaires d’environ 160’000 pesos bien évidemment. Attention, ne pas respecter cette règle entraine une amende et peut-être l’annulation du visa. Pour être tranquille, je vous recommande plutôt de chercher le visa au Ministère et le présenter à Migración, le tout avant les 15 jours.

 

Bon courage dans vos démarches

Comment obtenir un emprunt

Comment obtenir un emprunt

Obtenir un crédit. Un entrepreneur ou investisseur peut en arriver à un moment à devoir chercher des sources de financement, comme obtenir un crédit plutôt que chercher un associé pour injecter du capital dans la société ou pour investir dans l’immobilier. Malheureusement c’est très compliqué de passer par une banque colombienne, alors il vaut mieux bien se préparer en sachant à quoi s’attendre.

 

Le principe de base est pourtant très simple, la banque veut être sûre d’être remboursée mais dans la pratique cela donne des critères parfois incompréhensibles.

Mais à côté des banques il y a aussi d’autres manières d’obtenir un financement.

 

Emprunt auprès d’une banque

Les banques octroient différents crédits, personnels ou pour entreprise, à la consommation, achat de véhicule ou immobilier, renouvellement de matériel de production, etc…

Les taux d’intérêts varient selon le but et la durée mais devraient tourner vers 1% par mois en plus du remboursement de la dette.

Les banques étudient votre situation financière, les économies mais surtout les mouvements sur votre compte lors des 3 derniers mois. C’est ce qui va déterminer l’équilibre financier et la capacité à rembourser. Finalement peu leurs importent les investissements réalisés antérieurement, les transferts d’argent depuis l’étranger, les biens mobiliers ou immobiliers, les contrats en court, les ventes futures, rien de cela n’a de valeur à leurs yeux si le compte en banque ne « bouge » pas ou du moins pas suffisamment. Selon les mouvements sur le compte, la banque va vous indiquer le crédit disponible, sans se soucier de votre besoin.

Si vous prévoyez de demander un crédit, veillez donc à avoir des entrées et sorties suffisantes. Encore bien souvent des payements se font en espèces pour éviter les frais bancaires mais dans ce cas c’est un désavantage car justement la banque ne voit pas cet argent qui ne rentrera pas dans leur calcul.

Le seul document qui peut faire une différence est la déclaration d’impôts (declaración de renta) de l’entreprise ou personnel. Mais le but est le même, démontrer votre solidité financière.

Avant de vous engager dans une entreprise qui vous oblige à emprunter, vérifiez auprès de votre banque votre situation actuelle d’endettement.

 

Bancoldex

Les chambres de commerce et autres entités de promotion économique comme Procolombia recommandent aux entreprises de s’adresser à Bancoldex qui favorise leurs développements et à de meilleurs taux. Bancoldex fonctionne comme une « banque de 2ème étage » c’est-à-dire une banque qui ne prête qu’aux banques.

L’entreprise doit solliciter le prêt auprès de sa banque qui va étudier le cas et la situation financière. Cette même banque sollicitera l’emprunt auprès de Bancoldex, recevra l’argent pour le transmettre à l’entreprise.

La banque fera une étude sur votre capacité à rembourser la dette de la même manière que dans le cas précédent. Donc en résumé, si la banque ne veut pas vous prêter directement, Bancoldex ne sera pas le plan B.

 

Affacturage (factoraje)

Ce n’est pas à proprement dit un emprunt car l’argent ne passe pas par vos mains mais malgré tout une solution qui peut remplir le même rôle. Une entreprise de factoraje, comme Intercorp ou GFO par exemple, va vous aider à financer un contrat de vente. Imaginons que vous exportez des produits agricoles en grandes quantités ou installez du matériel technologique pour grandes entreprises. À moins d’avoir une excellente relation commerciale avec vos fournisseurs il vous faudra les payer en avance pour être livré alors que votre client vous payera à 30 ou 60 jours. L’affacturage consiste à laisser une entreprise tierce payer votre fournisseur à votre place et obtenir le règlement par le client. La commission va dépendre de la durée du financement, de la réputation du fournisseur et du client, et du volume d’argent engagé. On parle en général de 2% par mois dont il vous faudra tenir compte en calculant votre rentabilité, au risque sinon de voir votre marge réduite à néant. L’avantage est que si le client tarde à payer, c’est à l’entreprise d’engager les poursuites judiciaires.

À noter que de plus en plus de banques cherchent à occuper ce secteur et se mettent aussi à offrir ce service.

 

Entreprises privée de crédit

Comme les banques ne prêtent pas facilement, des privés le font avec des conditions d’obtentions plus accessibles mais aussi avec des taux plus élevés, en général au tour des 2.5% par mois.

Ils tiendront compte de votre situation mais chercheront forcément à se couvrir pour être sûr d’être remboursés. Les revenus sont importants mais aussi les avoirs, une maison peut servir d’hypothèque par exemple. Dans ce cas-là il faudra faire les papiers correspondants chez un bureau de notaires (notaría) et assumer les coûts administratifs. Ils vont aussi demander des garants, prêts à assumer le remboursement de la dette si vous n’en êtes pas capable.

Les privés ne vont pas forcément imposer un délai de remboursement, car leur business repose sur la rentabilité des intérêts élevés. Ils sont finalement plus intéressés à tenir le client sur de longues périodes.

 

Gota a Gota

C’est le terme utilisé pour parler de ces privés qui prêtent très facilement à des taux très élevés, 5% ou plus par mois. On voit parfois des affiches dans les rues. Ces gens-là en ont généralement après les biens de leurs clients, c’est-à-dire qu’ils attendent que la personne ne puisse plus payer pour s’approprier son mobilier, commerce, véhicule ou maison. Résister peut entraîner les pires conséquences.

Même si je connais des petites entreprises qui y recourent de temps en temps pour des dépenses ponctuelles, c’est une solution à éviter.

 

 

Dernières remarques

Si vous empruntez à l’étranger, pensez à demander à un comptable comment le déclarer, ce qui sera utile aussi le jour où vous devrez le transférer en retour. Assurez-vous de bien savoir comment amener cet argent en Colombie.

Avant de contracter un emprunt pour couvrir les affaires courantes de votre entreprise, calculez si vous n’auriez pas meilleur temps de repousser certains payements. Par exemple, l’amende pour retard des impôts et taxes de la DIAN est plus basse que les intérêts des prêteurs. Là encore, à discuter avec un comptable.

 

Mettre un logement en location

Mettre un logement en location

Vous êtes propriétaire d’un logement et souhaitez maintenant rentabiliser son achat. L’immobilier est un bon placement, pas forcément avec le meilleur rendement mais excellent à long terme et avec une valeur qui augmente avec les année.

Il y a cinq manières de procéder pour mettre son logement en location; contrat direct, contrat direct mais couvert par une assurance, agences immobilières, Airbnb, caution. Aucune n’est forcément meilleure que l’autre, ça dépend surtout de vous et de la situation du logement. J’ai moi-même usé de ces cinq méthodes et à l’heure actuelle continue de travailler de trois manières différentes.

Je vais vous faire part de mon expérience au fur et à mesure que j’explique chaque cas.

 

1) Contrat direct

C’est un contrat que vous passez avec le nouveau locataire. Vous pouvez le rédiger vous-même ou par un avocat et définir les termes. La loi 820 de 2003 pose déjà toutes les règles propre à la location entre particuliers donc vous n’êtes pas obligé de faire figurer toutes les conditions. Les devoirs et obligations de chacun sont clairement indiqués ; comme par exemple de remettre le bien en bon état, de couvrir les frais d’entretien si dommage naturel ou de réparation si mauvais usage, respecter les règles de bon voisinage, etc… La loi indique aussi comment mettre fin au bail de manière unilatéral ou bilatéral, s’il y a défaut de payement de loyer ou des services, usage différent à celui défini ou même sous-location.

Votre contrat doit indiquer les éléments suivants :  

  • Le nom et numéro de carte d’identité des particuliers
  • L’identification claire du logement, avec adresse, numéro d’appartement et de garage s’il y a.
  • Le loyer, la forme et la date de payement, ainsi que les pénalités en cas de retard
  • Qui a la charge de payer les services d’électricité, eau et gaz.
  • La durée, généralement un an.

 

La loi précise que sans préavis, le contrat se renouvelle automatiquement après cette durée. Si le locataire ou le bailleur désire rompre le contrat à une autre date que la durée déterminée ou reconduite il devra payer une compensation de 3 mois de loyer depuis la date de départ, appelée destrate.

Je vous recommanderais en plus de préciser exactement l’usage du bien, par exemple une résidence et qu’il est interdit de monter un restaurant, un bar ou même une entreprise ayant des employés ou accueillant des clients. Rajoutez aussi que la sous-location est interdite.

Chaque année vous pouvez augmenter le loyer selon l’indice de prix du consommateur (IPC Índice de Precios al Consumidor) que le Département des impôts DIAN détermine chaque année. Il se situe généralement entre 3 et 6%. Vérifiez bien le chiffre car vous ne pouvez pas le dépasser, il est interdit d’augmenter le loyer d’un pourcentage supérieur à l’IPC.

Important, faites signer le contrat à un bureau de notaires (notaría).

Le risque avec un contrat direct est de tomber sur des mauvais payeurs. Bien sûr la justice vous protège mais ça prend énormément de temps d’expulser quelqu’un. Dans un cas extrême vous pourriez avoir un squatter pendant deux ans qui vous détruit le logement avant de se faire sortir. Il y aura dépôt de plainte, il sera en poursuite mais vous ne verrez probablement jamais l’argent pour rembourser les réparations, ni le manque à gagner. A moins d’être un Tony Soprano qui aurait les moyens de faire partir les mauvais payeurs immédiatement, mieux vaut faire les recherches adéquates sur la personne.

Demandez des références personnelles, vérifiez s’il n’est pas déjà en poursuite, demandez des extraits bancaires et considérez demander un garant (fiador). Le garant s’engage par écrit à payer le loyer en cas de défaut. Le garant, tout comme le locataire, devrait avoir un revenu mensuel supérieur au double du loyer. Si le loyer est supérieur à un million de pesos, vous devriez demander 2 garants.

 

J’ai donc même-moi un locataire avec un contrat de ce type. À la base la location devait passer par une agence immobilière mais celle-ci posait des conditions élevées et rejetait constamment la candidature. Il faut préciser que le locataire voulait utiliser une moitié de l’appartement comme logement propre et l’autre comme bureau pour son entreprise, qui accueillerait un associé et un employé. La personne m’inspirait confiance et un ami m’avait confirmé qu’il avait déjà eu un commerce dans le quartier et qu’il était quelqu’un de sérieux. J’ai donc cessé de travailler avec l’agence et fait un contrat direct, mais je me suis permis de rajouter une clause. S’il ne payait pas le loyer pendant 2 mois, je me réservais le droit de changer les serrures de la maison, ce qui empêchait l’accès à l’appartement, jusqu’à trouver une solution à l’amiable.

Depuis, son entreprise occupe tout l’appartement, il est devenu un ami proche ainsi qu’un associé, et quand il me fait une mauvaise blague je le menace en riant de changer les serrures.

Avantages: pas de frais ou de commissions, le loyer est entièrement pour vous.

Désavantages: pas ou peu de protection face aux mauvais payeurs, gens irrespectueux ou bruyants.

 

 

2) Le contrat direct mais avec protection d’une assurance

L’idée est la même que précédemment mais vous laissez le soin à un assureur de faire tout le travail de vérification à votre place. Il vous fournira le contrat-type et vous payera le loyer en cas de non-respect du locataire.

L’étude du dossier coûte 5% d’un loyer, le contrat-type coûte 116.000 et l’assurance coûte le 55% d’un loyer réparti sur les 12 mois. Par exemple, pour un loyer de 2.000.000, l’étude du dossier coûte 100.000 et l’assurance 91.667 par mois.

Le Seguro de arrendamiento est une méthode très courante et grandement recommandée.

En fait, probablement la seule raison de ne pas le faire est que vous connaissiez personnellement le locataire et lui faite confiance. L’inconvénient malgré tout sont les exigences parfois élevées qui font que nombres de postulants sont refusés. Un étranger qui n’est pas établis depuis un moment et ne compte pas avec un revenu fixe et des amis pour se porter garants, n’a aucune chance. Vous pourriez alors décider de renoncer à l’assurance pour louer votre logement plus rapidement au lieu d’attendre le candidat idéal tout en ayant votre logement vide ne générant aucun revenu.

Le postulant devra fournir les documents suivants:

S’il est employé :

  • Extraits bancaires des 3 derniers mois.
  • Contrat de travail indiquant le poste, le salaire et la durée.
  • En cas de revenus additionnels, les documents attestant l’origine.

 S’il est indépendant :

  • Documents démontrant un revenu mensuel supérieur au double du loyer (canon).
  • La dernière déclaration d’impôts (declaración de renta).
  • Extraits bancaires des 3 derniers mois.
  • Certificat de la Chambre de Commerce de son entreprise.
  • La fiche de contribuable (RUT – Registro Único Tributario).

En plus de cela, le candidat devra présenter un garant (fiador) lui-même propriétaire, dont le bien n’est pas hypothéqué ni sous régime de patrimoine familiale (vivienda familiar). Si le loyer est supérieur à un million de pesos, il faudra 2 garants. Le locataire et les garants doivent présenter leurs documents d’identité.

L’étude du dossier prend généralement un ou deux jours.

Suramericana est très réputée, sinon il y aussi Seguros Bolivar , qui a des exigences légèrement plus basse et en alliance avec El Libertador.

 

Je travaille avec Sura pour un appartement. C’est une situation un peu particulière car le logement ne m’appartient pas, je gère la location pour un étranger qui a acheté un magnifique appartement en estrato 5 comme investissement. Il ne vit pas en Colombie, n’a pas de visa ni même de compte en banque à son nom en Colombie. Je remplis le rôle d’agence immobilière, à la différence que l’argent reste sur le compte de ma société jusqu’à ce qu’il m’indique quoi en faire, soit de lui l’envoyer soit de l’investir. Il ne pouvait pas travailler avec une agence (inmobiliaria) car elles ne font pas de transfert à l’étranger, ne stocke pas l’argent en attendant et ne s’occupe pas non-plus de payer les impôts annuels.

Dans ce cas il est essentiel pour moi d’avoir cette assurance du loyer (seguro de arrendamiento) ainsi qu’une assurance ménage comme MAPFRE. Le prix varie selon la valeure totale commerciale du logement.

Avantages: Protection financière complète. Filtre des candidats sérieux.

Désavantages: Peu prendre plus de temps pour trouver un locataire. Frais mensuels.

 

3) Agences Immobilières

Confier son logement à une agence (inmobiliaria), aussi appelée régie immobilière en Suisse, est la manière la plus simple et la plus sûre. L’agence se charge de publier l’annonce sur différents sites internet, faire l’étude des candidats, faire le contrat, toucher les loyers chaque mois, faire le rappel en cas de retard, payer l’assurance, payer les frais d’administration d’immeuble s’il y a et finalement verser l’argent sur le compte du propriétaire.

Il y a beaucoup d’agences et il serait très dur d’en recommander une. En fait, les plus grandes ne sont pas forcément les meilleurs et la qualité peut changer d’une ville à l’autre. De plus, avec le dynamisme de l’immobilier en Colombie actuellement, même des agences étrangères viennent s’installer.

 

Mais tout n’est pas rose, vous n’entendrez pas un colombien se dire satisfait de son agence. En fait, elles cherchent à se couvrir le plus possible, de poser des conditions élevées aux postulants, de baisser le loyer pour augmenter les chances d’obtenir leurs commissions, d’augmenter à tout prix le nombre de biens disponibles dans leurs catalogues, de se défiler à l’heure de faire des réparations.

La commission mensuelle de l’agence est d’environ 13% sur le loyer, sans inclure les frais d’administration de l’immeuble s’il y a qui reste à part, à cela se rajoute la TVA (IVA) sur la commission, l’assurance sur le loyer et les frais bancaires. Cela représente environ 20-25% de moins sur le loyer que paye le locataire. C’est peut-être cher payé mais si vous n’êtes pas en mesure de gérer vous-même la location notamment à cause d’un éloignement géographique alors la tranquillité est à ce prix. Comme il est très courant de négocier le loyer vous pouvez donner un prix idéal et un prix minimum à l’agence qui s’occupera de la négociation, mais l’idéal est quand même d’indiquer un seul prix et l’agence vous fera savoir la proposition du candidat. À vous d’accepter ou non.

Comme pour les contrats vus précédemment, les agences font des contrats d’un an renouvelable et s’occupent de l’entrée et sortie des locataires.

 

Quand j’ai acheté ma maison, je vivais dans un appartement et en avait deux autres à louer. J’avais meublé le plus petit en anticipant la demande vue sa situation dans un quartier historique et touristique. N’ayant pas d’expérience j’ai fait appel à Bienco pour s’en occuper. Il a été difficile de les convaincre de louer un appartement meublé mais avec chance une entreprise en cherchait justement un pour une nouvelle employée américaine, avec contrat de travail à durée limitée. Dans l’état des lieux il était spécifié que les meubles étaient sous mon entière responsabilité. Le problème a été avec l’autre, pourtant plus grand, vide et avec garage. Bienco suggérait un loyer un tiers plus économique que j’espérais, ce que j’ai refusé et mettait donc des conditions élevées aux candidats. Après plusieurs mois sans succès et après un énième refus d’un candidat qui présentait pourtant de bonnes garanties, j’ai renoncé à travailler avec eux pour faire un contrat direct avec ce candidat, comme expliqué au début. Ayant plus confiance, j’ai arrêté définitivement de travailler avec eux quand l’américaine s’est en allée de l’appartement meublé.

Avantages: La tranquillité d’être couvert en cas de problème. Aucun effort à fournir pour la recherche de locataires. Vous vous contentez de recevoir l’argent chaque mois sans avoir à gérer les détails techniques ou financiers.

Désavantages: Une commission élevée. Pas certain de louer au meilleur prix selon le marché. Peu d’effort de promotion. Perte de temps, le logement peu rester vide longtemps. N’accepte normalement pas de logement meublés.

 

4) Airbnb

Solution très à la mode actuellement, Airbnb vous permet de louer une chambre, un appartement ou une maison entière par nuit. Bien sûr le logement doit être meublé et le mode de location est assez similaire à celui d’un hôtel finalement. Vous vous enregistrez comme membre tout d’abord puis publiez une annonce. Prenez de belles photos, choisissez la plus attirante comme photo principale, rédigez une annonces claire et séduisante en espagnol et de préférence aussi en anglais, indiquez toutes les caractéristiques comme le nombre de places, les aménagements, services et accessoires disponibles (télé, câble, wifi, machine à laver, sèche-cheveux, etc…).

La page est très bien faite et vous permet de configurer facilement la disponibilité et les prix. Vous pouvez bloquer certaines dates si vous désirez garder le logement pour vous et pouvez fixer des prix différents selon la période, voire même laissez Airbnb se charger de le moduler selon l’offre et la demande dans votre quartier. Personnellement je fixe moi-même les prix, offre un rabais de 15% pour une durée supérieur à 7 jours et 40% supérieur à un mois. J’inclus 30.000 pesos de frais supplémentaires de nettoyage.

 

Vous recevrez des sollicitudes et être libres d’accepter ou non.  C’est assez courant de recevoir des demandes de réduction, par exemple d’accorder le rabais hebdomadaire ou mensuel alors que la durée est plus courte. Vous avez alors la possibilité de faire une offre spéciale.

Lors de la venue des clients, assurez-vous d’avoir le logement impeccable, suffisamment de serviettes, de connaitre l’heure d’arrivée et d’avoir indiqué clairement comment y parvenir. Certains vous demanderont des conseils pratiques ou touristiques, certains auront besoin d’aide, d’autres pas, bref vous remplissez le rôle d’hôte. À la fin vous serez invité à évaluer la personne et l’expérience en générale, ce que le client sera invité à faire aussi. Ces notes permettront de vous classer plus ou moins favorablement dans les suggestions de logements de votre ville. En remplissant les critères d’excellence vous obtiendrez le statut de Superhost qui vous placera prioritairement.

La page s’occupe de collecter l’argent auprès du client, prendre une commission et vous reverser l’argent sur le compte bancaire que vous aurez indiqué. Il n’y a donc aucune transaction en effectif.

 

C’est la solution la plus rentable, elle génère plus de bénéfice car pour de courte période le prix de la nuit est plus élevé. Mais elle demande plus de travail et est plus contraignante car vous oblige à prendre soin de vos invités, être présent régulièrement ou du moins disponible rapidement. Airbnb n’est pas seulement un service de location mais aussi une expérience touristique. C’est une solution idéale si vous vivez sur place ou du moins pas trop loin.

Notez aussi que vous devez être propriétaire du logement. A moins de louer juste une chambre dans le logement que vous occupez également, la sous-location est normalement interdite. Airbnb ne vérifie pas, mais des voisins pourraient dénoncer la situation à l’agence immobilière qui romprait immédiatement le contrat de bail.

À l’image d’Uber qui provoque l’hostilité des taxis notamment au sujet des impôts, Airbnb se fait attaquer par les hôtels, qui considèrent cette concurrence déloyale. Dans un flou juridique depuis son ouverture en Colombie en 2013, le Département de Commerce, Industrie et Tourisme est en négociation pour imposer une taxe ainsi qu’obliger les hôtes a s’enregistrer et obtenir le RNT (Registro Nacional de Turismo). La décision sur le procédé devrait arriver tout bientôt.

 

Ce même appartement meublé que j’ai loué d’abord par l’intermédiaire d’une agence immobilière, puis par contrat direct, je le loue maintenant sur Airbnb. Mon expérience jusque-là est excellente, je n’ai jamais eu de problème et ai plutôt tendance à recevoir des sollicitudes pour des périodes de plusieurs semaines voire plusieurs mois. Le travail n’est donc pas énorme et le contact avec les clients est agréable. J’ai aussi souvent eu l’occasion boire un verre avec les locataires et avoir une relation très amicale. Cependant j’ai aussi eu un petit désagrément, un locataire a voulu étendre sa réservation de plusieurs semaines et pour cela j’ai dû annuler une autre réservation. J’ai été pénalisé par Airbnb, non pas de manière financière mais sur un des critères d’excellence, et je ne peux pas obtenir le statut de Superhost cette année. J’ai également été notifié qu’en cas de seconde annulation cette année la page se réservait le droit de bannir mon annonce. Malgré tout, mes évaluations sont très satisfaisantes, entre 4.8 et 5 sur un maximum de 5, et je reste bien classé donc l’appartement ne reste presque jamais inoccupé. Cependant, avec un statut de Superhost je pourrais me permettre d’augmenter un peu mes prix.

Avantages: Une rentabilité maximum, prix plus élevés. Aucun travail de publicité ou de recherche par petites annonces. Pas de transaction financière directement avec le client. Vérification et évaluations des utilisateurs.

Désavantages: Obligatoirement meublé. Plus de travails et de soins. Doit avoir le sens de l’accueil et être disponible. Inscription prochainement obligatoire au Registre National du Tourisme (RNT) et donc payement d’impôts supplémentaires.

Nota bene: Je reçois l’argent sur mon compte personnel chez moi en Suisse, ce qui prend généralement 2-3 jours pour arriver. Je ne sais pas comment ça se passe avec les banques colombiennes. Est-ce que quelqu’un en a l’expérience?

 

5) Caution

Cette dernière méthode peut se révéler utile dans certains cas, principalement pour une location de courte durée pour un visiteur, notamment étranger. Un visiteur qui désire rester pour quelques mois dans votre logement n’aura pas forcément les garanties et papiers nécessaires pour un contrat standard, d’autant plus si la durée est inférieure à une année. Dans ce cas-là vous pouvez envisager un contrat tacite avec dépôt de caution. La loi ne va pas vous défendre en cas de problème, donc prenez les précautions suivantes ; Photos des papiers d’identité, payement en avance et caution. Le plus important peut-être ; ayez du flair sur la personne.

À noter aussi que vous devriez théoriquement obtenir au préalable le registre touristique (RNT) comme avec Airbnb si vous héberger des étrangers.

 

Il m’est aussi arrivé d’utiliser cette méthode, mais seulement une fois. Un voisin a voulu louer mon appartement meublé pour un membre de sa famille de visite pendant 2 mois. Il y avait une relation de confiance mais pas entièrement non-plus, donc j’ai exigé le payement en avance et une caution équivalente à un mois. Quand la personne est arrivée j’ai pris en photo ses papiers d’identité ainsi que celles du voisin, au cas où je devais déposer plainte par la suite.

Je n’ai eu aucun problème, mais si la personne avait provoqué des dégâts supérieurs au montant de la caution j’aurais eu des pertes.

Avantages: Pas de commissions, payement en cash. Pas de protection juridique pour le locataire s’il devient squatteur.

Désavantages: Meublé de préférence. Inscription obligatoire au Registre National du Tourisme (RNT). Aucune protection juridique.

 

Derniers conseils

Même pour des locations de longues durées, vous recevrez peut-être des propositions de payement de 6 ou 12 mois de loyer en avance, parfois même en espèces. Ça peut être très tentant mais risque surtout de devenir une source de problème si l’origine est obscure. À éviter de préférence.

Si vous rêvez de devenir propriétaire, lisez cet article qui vous explique toute la marche à suivre.

Comment acheter une maison, un terrain ou un appartement

Comment acheter une maison, un terrain ou un appartement

Le marché de l’immobilier est très intéressant en Colombie, que ce soit pour le plaisir d’être propriétaire sans s’endetter à vie comme ça serait le cas en Europe pour la plupart d’entre nous, ou comme investissement pour mettre un appartement en location par exemple.

Bien sûr il faudra être très vigilant sur le choix du bien immobilier et s’assurer de faire correctement la partie administrative. De plus il y a des risques, donc il vaut mieux garder la tête froide au moment de prendre une décision.

Certains risques ne sont pas maitrisables, comme la fluctuation du peso (COP) sur le marché international. Avant fin 2014 le taux de change d’un dollar USD était environ de 2’000 pesos alors qu’un an plus tard ce même dollar en valait 3’000, ce qui représente une grande dévaluation due à la chute du prix du pétrole dont l’économie colombienne dépend encore beaucoup. Pour moi qui ai acheté ma maison à Cali en 2011 c’est une perte d’environ 30%. La maison en tant que tel n’a pas baissé de valeur sur le marché local, bien au contraire, mais si je décidais de vendre et rapatrier mon argent en Suisse alors là ça serait une mauvaise affaire. En 2017, la Colombie a découvert un énorme gisement de gaz naturel avec les perspectives de trouver d’autres poches aux alentours, peut-être que la conséquence sera un redressement du peso qui rendrait l’achat d’autant plus avantageux pour ceux qui achètent maintenant.

Autre sujet important, la fin du conflit avec la guérilla qui va modifier le paysage économique. Il y aura beaucoup d’opportunités mais aussi beaucoup d’inconnues, sachant que des zones vont se développer, tout comme le tourisme en général, mais que le pays devra dédommager et soutenir nombre de victimes.

 

D’autres risques existent et ceux-là sont maitrisables. Je pense principalement aux arnaques qui sont nombreuses. Avez-vous déjà vu un panneau annonçant que tel terrain n’est pas à vendre (Este lote no se vende)? Ce n’est pas une technique de marketing pour donner encore plus envie aux acheteurs potentiels et ainsi monter les prix, mais bien que des gens cherchent à vendre des biens dont ils ne sont pas propriétaires. Ça arrive, ce sont des gens très habiles ayant parfois même des complices dans les bureaux de notaires officiels (notarías).

Il y a aussi d’autres situations dont il faut se méfier comme les cas de succession. Ne promettez ni me payez rien tant que la succession n’a pas été validée, les papiers actualisés, que vous êtes sur de négocier avec tous les héritiers et que le contrat détermine clairement la part de chacun. Vous ne voudriez pas avoir la visite d’un membre de la famille quelques années plus tard qui vous réclame sa part. Si en plus il y a des conflits familiaux, la procédure de succession peut prendre des années alors mieux vaut ne pas s’attarder et continuer à chercher.

Heureusement on peut se prémunir de ces dangers en respectant la marche à suivre. Finalement le plus grand danger est de trop vouloir l’objet et d’ignorer les signaux. Gardez la tête froide, prenez votre temps, renseignez-vous et ne faites confiance à personne. Pensez bien qu’il est très facile de falsifier des documents et de se faire amadouer par de belles histoires.

Je vous recommande de bien lire chaque étape et aussi les conseils tout à la fin.

Encore une petite précision, un étranger peut légalement devenir propriétaire n’ayant pas de visa de résidence et donc pas de carte d’identité colombienne (cédula de extranjería). Le numéro de passeport apparaitra sur les documents. Cependant, si vous achetez dans le but de mettre en location, les régies immobilières vous demanderont un compte bancaire en Colombie, que vous ne pourrez pas ouvrir sans être résidant. Cet article vous explique très clairement les différentes manières de mettre un logement en location.

 

1) La recherche

Premièrement il est important de savoir ce que l’on veut et où. La qualité de vie peut changer d’un quartier à un autre et les coûts selon la classe (estratos) qui vont généralement de 1 à 6. Les impôts, les services d’eau et électricité ont des tarifs différents selon que vous viviez dans un quartier populaire (3) ou luxueux (6). La valeur d’un appartement par exemple dépendra aussi du bon entretien des zones communes. Certains quartiers ont plus d’attrait touristique si votre projet est de louer sur Airbnb.

Vous pouvez chercher sur internet avec les différents sites d’annonces, en tapant « finca raíz » et votre ville. L’autre technique est de se balader en observant les affiches « se vende ».

Si la vente du bien immobilier se fait par une agence reconnue tout le travail de vérification aura été fait mais bien souvent ce sont par des particuliers. Organisez une visite et si vous êtes intéressés, demandez le maximum d’informations ; l’histoire du lieu, le motif de la vente, les propriétaires,…

 

2) La documentation de la propriété

Si vous considérez un achat et entamez les négociations il vous faudra demander au propriétaire tous les documents relatifs à la propriété pour vérifier la nature exact des informations du vendeur et aussi que tout soit à jour avec les impôts ;

Certificado de Tradición: C’est l’historique des propriétaires. Il indique les différents changements avec les dates, le motif et le prix. Il y a aussi quelques informations sur les dimensions, le genre et le numéro de matricule. Le prix peut apparaître parfois très bas, s’il n’a été que rarement adapté, et sera négocié beaucoup plus haut selon le marché actuel. Par contre, si le prix demandé est plus bas que le prix indiqué sur le certificat alors il y a peut-être anguille sous roche. Méfiez-vous des trop bonnes affaires… !

La règle d’or : Obtenez-vous-même ce document avant de signer quoi que ce soit, le document coute 14.000 pesos.

 

Escrituras: C’est l’acte notarié. Il indique toutes les informations propres au terrain, la construction, l’adresse, les numéros de matricule, les dimensions et autres possibles limitations. C’est un accord entre le vendeur et l’acheteur face au notaire. C’est un document très détaillé dont un avocat spécialisé pourra comprendre et déterminer si une nouvelle vente peut se faire sans encombre. Le vendeur doit vous le fournir, mais une copie peut aussi être obtenue auprès du bureau de notaires qui l’a précédemment réalisé, le certificado de tradición indique quel bureau. Là encore, la valeur indiquée correspond à la valeur cadastrale, qui est calculée selon l’emplacement, la surface et l’année de construction. C’est la valeur déterminante pour les impôts, qui ne tient pas compte de la valeur de vente négociée.

 

Paz y Salvo de Impuestos Prediales: Ce sont les reçus des impôts sur la propriété. Ce sont les preuves que la propriété est à jour et ne traine pas des impayés qui pourraient se chiffrer à plusieurs millions de pesos si rien n’a été fait pendant plusieurs années. Il y a l’impôt municipal et le départemental. A noter en plus le MegaObras pour Cali.

Vous pouvez consulter en ligne gratuitement ces documents mais il faudra payer un timbre d’authentification (estampados) délivré par la Gobernación lors de la signature chez le notaire.

Normalement, ces documents peuvent être obtenus en ligne avec le numéro d’identification (predial). Par exemple pour Cali.

 

Paz y Salvo de la Administración: C’est également un reçu mais qui concerne seulement les appartements ou maison appartenant à un lotissement. Chaque propriétaire paye des frais d’administration pour l’entretien des zones communes et service de porte d’entrée. Il faut aussi démontrer que les paiements sont à jour.

Il est du coup aussi judicieux de vérifier si l’administration en général n’a pas de dettes. Dans le cas d’une mauvaise gestion ou d’un grand nombre de mauvais payeurs les zones communes peuvent être laissées à l’abandon, ce qui affectera directement la valeur de votre propre appartement.

 

Reglamento de Propiedad Horizontal : Seulement pour les appartements. Ce document décrit l’immeuble dans son ensemble avec la distribution des appartements. Il faudra préciser le numéro de l’appartement qui vous intéresse ainsi que le garage. A proprement dit ce document ne vous sera demandé qu’au moment de la signature finale donc vous pouvez attendre un peu avant de l’obtenir. L’acte notarié (escrituras) indique exactement le numéro, la date et dans quel bureau de notaires vous pouvez obtenir une copie. Le document coûte 32.000 pesos.

 

Maintenant faites vérifier tous ces documents par votre avocat pour être bien sûr que tout est en ordre. Certaines banques offrent ce service au travers de leur propre département juridique, vu que les banques ont beaucoup à faire avec l’immobilier, ne serait-ce que pour approuver des crédits au logement de leurs clients. Le service coutera moins cher qu’un avocat privé.

 

Il peut aussi être une bonne idée de passer au cadastre (Oficina de Catastro) et obtenir la carte de la zone pour vérifier que l’adresse et le matricule correspondent. En pleine ville il est difficile de se tromper mais à l’extérieur on peut plus facilement faire passer une parcelle pour une autre. Imaginons que le propriétaire d’un terrain inintéressant pourrait alors réussir à le vendre en faisant visiter le terrain du voisin beaucoup plus grand et beau par exemple.

Sur internet, les cartes officielles de l’Institut Géographique Agustin Codazzi sont aussi disponibles pour vérifier soi-même, cependant la navigation du site est compliquée, rendez-vous alors à la succursale de l’institut de votre ville pour obtenir la confirmation.

 

3) La possibilité de réaliser votre projet

Si vous n’envisagez aucune modification ou construction alors ce point ne vous concerne pas mais dans le cas contraire il faudra vérifier que vous pourrez obtenir le permis.

Les quartiers historiques ont généralement des règles plus strictes quant au style mais aussi sur le nombre d’étages qui peuvent être limité par exemple a 2 coté route et 3 coté intérieur.

La nature du sol peut aussi limiter le nombre. Depuis la tragédie de Mocoa, les autorités sont plus prudentes sur les risques d’éboulement et même s’il y a déjà des constructions aux alentours rien ne garantis de pouvoir toujours construire aussi haut.

Ne prêtez pas attention aux mots du vendeur sur ce point et à moins de connaitre un architecte qui connait parfaitement la zone pour y avoir déjà réalisé des constructions, il est préférable d’obtenir à ce stade le plan d’ordre territoriale (Plan de Ordenamiento Territorial – POT) auprès d’un office des permis (curaduría).

 

4) La négociation

A n’importe quel moment vous pouvez commencer à négocier, car c’est une étape qui peut prendre du temps. Mieux vaut ne pas être pressé et ne pas se faire pressionné non-plus. D’ailleurs rien ne vous empêche de faire une offre et de continuer à chercher d’autres propriétés. Le meilleur argument pour obtenir une réduction est d’avoir l’argent disponible et être en mesure de payer tout de suite. Le vendeur préférera cette solution plutôt que de traiter avec quelqu’un qui doit obtenir un emprunt ou échelonner les payements.

Mettez-vous aussi d’accord sur les formalités de payement et sur les frais de notaires, qui comprennent les impôts sur la vente également, généralement c’est 50-50%. Évitez de convenir d’une partie en cash, c’est préférable en cas de problème et aussi pour les déclarations à l’état.

 

5) Le contrat de vente

Votre avocat rédige le contrat de vente (Promesa de compra-venta) qui spécifie tous les détails entre-autre sur le bien immobilier, les personnes impliquées, la somme et la méthode de payement. Ce contrat doit aussi être signé devant notaire mais pas en même temps que l’acte notarié (escritura), plutôt quelques jours ou même semaines avant pour avoir le temps d’organiser le transfert, peut-être de vérifier de nouveau le document en comparant les signatures du propriétaire et vendeur qui doivent être identiques. Mettez-vous d’accord aussi sur la pénalité en cas de non-respect, qui correspond bien souvent au 10% de la valeur du bien. Généralement il est convenu d’une date limite pour procéder au payement, que le vendeur va vouloir écourter le plus possible. Faite bien attention car des problèmes peuvent survenir et vous pourriez vous retrouver à payer 10% supplémentaire, voire payer l’amende et la maison vous échapper. Prévoyez assez de temps ou une clause si l’erreur n’est pas de votre responsabilité.

Choisissez vous-même le bureau de notaires (Notaría) ou demandez à votre avocat, bien souvent les avocats ont leurs habitudes et connections ce qui peut faire gagner du temps, mais ne laissez en aucun cas le vendeur décider. S’il insiste et impose son choix c’est surement parce qu’il a un complice, donc prudence. Certains bureaux ne sont toujours pas équipés de scanners digitaux électroniques, à éviter.

 

6) Le payement

Selon les termes que vous avez convenus avec le vendeur il faut maintenant procéder au payement. Si vous avez déjà votre argent en Colombie ça sera beaucoup plus simple mais dans le cas d’un transfert de l’étranger il faut être sûr du fonctionnement. Avec tous les problèmes de blanchissement et de trafic de drogue, les banques sont prudentes et le gouvernement a aussi imposé des règles strictes. Vous pouvez transférer sans problème et sans justificatif une somme inférieur à 10’000 USD, mais au-delà il faudra justifier le transfert et prouver l’origine. La banque ou la maison de change vous aidera avec les formulaires mais ayez à l’esprit que ça prend quelques jours voire quelques semaines pour finaliser le virement. Les banques ont aussi des limites de temps et si les justificatifs peinent à arriver ou à convaincre la banque va renvoyer l’argent à l’expéditeur. Profitez pour demander aussi les frais, car il y a un impôt de 4‰ et des frais de conversion car les transferts internationaux se font toujours en dollars américains USD.

 

7) L’acte notarié

Là encore, c’est vous qui choisissez le bureau. Emmenez vos papiers d’identité et tous les documents nécessaires ; l’ancien acte notarié, le certificado de tradición inférieur à 30 jours, tous les Paz y Salvo estampillés c.-à-d. avec le timbre et le Paz y Salvo de l’administration du mois en cours. Le notaire rédigera le nouvel acte que vous et le vendeur signerez sur place. Lisez attentivement l’acte et n’acceptez aucune erreur, même minime comme une faute de frappe, avant de signer.

Il vous faudra encore payer les impôts sur la transaction, qui correspond environ au 4% de la valeur du bien déclaré au cadastre, et d’autres frais de documents administratifs. La plupart des bureaux n’acceptent que l’argent liquide, demandez à votre avocat en avance qu’il vous fasse une estimation du prix à payer ou ayez votre carte bancaire pour retirer l’argent. Souvenez-vous que l’accord avec le vendeur de payer chacun la moitié.

 

8) le nouveau Certificado de Tradición

Il faut maintenant transmettre l’acte notarié à l’Office de registre d’instruments publics (Oficina de Registro de Instrumentos Publicos) pour vous enregistrer comme nouveau propriétaire. Généralement le bureau de notaires pourra le faire en envoyant l’acte par coursier mais si ce n’est pas le cas tâchez de vous y rendre le plus rapidement possible parce qu’un vendeur malhonnête pourrait tout à fait vendre la propriété une deuxième fois et l’Office de registre nommera nouveau propriétaire le premier à transmettre l’acte.

Au bout de quelques jours vous serez informé de l’enregistrement et pourrez obtenir le certificat avec votre nom.

Félicitations, vous êtes maintenant un heureux propriétaire !

 

Dernier point : La déclaration d’impôts

Ce point ne concerne pas exactement la procédure d’achat mais c’est un point important dont il faudra vous souvenir. L’année suivant l’achat vous devrez faire une déclaration aux impôts car c’est un capital que vous avez dans le pays. Vous ne payerez pas d’impôts là-dessus car ce n’est pas un revenu. Par contre, si vous décidez un jour de revendre votre propriété alors dans ce cas cela comptera comme revenu. Admettons que vous achetez votre bien immobilier 400 millions de pesos, quelques temps plus tard vous la revendez 450 millions, vous avez fait un gain de 50 millions et vous devrez payer des imports sur ce revenu. Cependant, si vous n’avez jamais rempli de déclaration alors l’état considèrera que votre gain est de 450 millions et l’impôt sera très élevé.

Si vous construisez ou agrandissez, ayez également toutes les factures pour la déclaration.

Engagez un comptable qui fera tout le nécessaire auprès de l’Office des impôts appelée la DIAN

 

Conseils :

Il est prudent de rencontrer les voisins avant d’acheter, vous pouvez demander au vendeur qu’il vous les présente. S’ils ne connaissent pas le vendeur alors renoncez, il y a un problème. Méfiez-vous aussi si le vendeur vous appelle tout le temps de numéros de téléphone différents, c’est plutôt une manière de ne pas laisser de traces.

N’acceptez pas de faire un payement en avance, même partiel, et évitez aussi quelconque payement en liquide.

De plus en plus d’obligations administratives peuvent se faire en ligne. Vérifiez la page de votre mairie avant de vous y rendre personnellement en tapant « alcaldía de (ville) trámites ».

Certains logements portent la mention d’affectation à « logement familial » (vivienda familar) qui entraine des restrictions. Dans ce cas-là le propriétaire ne peut ni vendre, ni hypothéquer, ni mettre comme garantie bancaire sans le consentement du conjoint. C’est une mesure qui permet de garantir un logement à la famille en évitant tout risque de saisie. Vérifiez donc bien ce point avant de signer une promesse d’achat et considérez cette affectation si vous décidez de mettre votre conjoint comme seul propriétaire.

Les quartiers historiques de certaines villes donnent droit à une réduction de 25, 50 ou même 75% sur les impôts annuels de la propriété (predial) si la maison remplit certains critères, notamment sur le style colonial de la façade et du patio. Renseignez-vous auprès de la mairie.

La longue histoire du narco business en Colombie a eu un grand impact sur l’immobilier avec ses cartels et riches trafiquants qui blanchissaient leurs argents en achetant ou faisant construire des propriétés à leurs noms, de proches ou tierce personnes. Il y a maintenant des milliers de propriétés abandonnées ou confisquées par le gouvernement dans différentes régions et parfois même idéalement situées dans les meilleurs quartiers. Sachez que si vous en achetez une, jamais vous ne réussirez à la revendre car les colombiens redoutent bien trop que quelqu’un vienne un beau jour la réclamer. Dans certaines cas cependant le gouvernement a procédé à la « liquidation » juridique et nettoyer l’historique et ne pose donc plus aucun problème.

A la campagne ou montagne, beaucoup de terrains n’ont pas de documents établissant clairement la superficie et sont nommés « terrenos baldíos » qui se traduirait par terrains en friche. Le document indique peut-être seulement la surface de la maison mais pas le terrain qui l’entoure, malgré les clôtures qui le délimitent clairement. La vente est légale, cependant il faudra s’assurer auprès de tous les voisins et la commune que les limites sont connues comme telles.

 

 

Voilà mes recommandations pour devenir propriétaire en Colombie. Cela peut paraitre compliqué et risqué, mais avec un peu de patience et persévérance ça en vaut vraiment la peine. Bonne chance !

Constituer une entreprise en Colombie

Constituer une entreprise en Colombie

Constituer une entreprise est relativement aisé, même pour un étranger, et peut se faire en une semaine environ. Il y a différentes étapes à respecter qui vous emmèneront à la chambre de commerce, la direction des impôts et la banque.

Plusieurs choix s’offrent à vous et il vous faudra définir la nature de l’entreprise, les capitaux, les propriétaires, les gérants, son activité,…

 

J’ai moi-même constitué mon entreprise en société par actions simplifiée (SAS) en 2012 de tourisme médical. Je l’ai fait fonctionnée pendant deux ans pour la mettre ensuite en « sommeil » pendant deux autres années et la réactiver quand je me suis lancé dans la commercialisation de systèmes industriels de protection anti chute. Je vous parlerai bientôt dans un prochain article de mon expérience avec le tourisme médical et pourquoi j’ai abandonné. Quant à mettre mon entreprise en « veilleuse », j’étais obligé de la maintenir car à cette époque j’avais un visa temporaire d’entrepreneur (TP-7) que je renouvelais chaque année, il me fallait donc fournir les papiers de l’entreprise. Pendant ces deux années je travaillais ponctuellement comme indépendant mais je pensais bien réactiver mon entreprise tôt ou tard, donc malgré une longue inactivité mon entreprise a quand même 5 années d’ancienneté, ce qui fait meilleure figure.

 

A tenir en compte :

Je vous indique ici comment créer une Société par Actions Simplifiée (SAS), qui est très semblable au modèle français. Il y a d’autres types d’entreprises possibles comme la Société Anonyme (SA) ou la Société à Responsabilité Limitée (ltda) mais la SAS reste la solution la plus courante qui a justement été développé dans le but de faciliter la création de petites et moyennes entreprises (Pymes : pequeñas y medianas empresas).

Engager un avocat n’est pas obligatoire. Les chambres de commerce ont leurs conseillers juridiques qui offrent ce service gratuitement. Cependant il faut mieux maitriser l’espagnol ou au moins avoir quelqu’un qui vous aide avec la langue, peut-être que votre comptable pourrait justement donner un coup de main.

Les statuts de l’entreprise ne sont pas gravés dans la pierre à tout jamais, donc si vous faite une erreur lors de la création ou que votre entreprise prend une direction différente à celle originellement prévu vous pouvez changer en cours de route.

Une SAS doit avoir un ou plusieurs actionnaires, un gérant et un représentant légal. L’actionnaire peut ne pas avoir de visa ni même résider dans le pays, par contre le gérant et représentant doivent. Par exemple moi, je remplis les 3 fonctions dans mon entreprise, pas de problème.

Si vous comptez sur votre business pour vous permettre de résider en Colombie avec le visa TP-7 d’investisseur ou commerçant, il vous faudra indiquer un capital supérieur à 100 salaires minimaux. En 2017 cela représente 737’717 x 100 = 73’771’700 pesos. Cela ne veut pas dire que vous devez avoir cette somme sur un compte en banque et l’investir mais que le chiffre d’affaire devra l’atteindre sur les 2 prochaines années. Par contre vous payerez les impôts sur cette somme, que vous ayez fait du bénéfice ou non. Si vous renouvelez le TP-7 chaque année il serait judicieux d’indiquer un capital encore un peu plus élevé car le salaire minimum augmente chaque année et il serait dommage de devoir modifier le capital à chaque fois car les opérations auprès des chambres de commerce ont des émoluments, environ 150.000 pesos pour modifier les statuts. À noter pour les couples que le visa est personnel et donc que le conjoint ne l’obtient pas par extension. Dans ce cas-là la société doit avoir un capital de deux fois les 100 salaires minimaux et ses actions repartis à 50% chacun.

A noter qu’il est possible de travailler comme indépendant (Persona Natural) et de demander un numéro de contribuable (RUT Registro Unico Tributario) pour pouvoir facturer et représenter un local commercial. Ce statut vous permet aussi d’obtenir le visa TP-7 pour autant que vous déclariez un capital supérieur aux 100 salaires minimaux. Vous pouvez indiquer vos biens matériels comme la voiture, l’ordinateur, les lits de votre hôtel ou le four à crêpes de votre restaurant pour gonfler la liste de vos actifs. C’est une bonne solution pour de la vente au détail, comme avec un magasin, un restaurant ou un hôtel car les impôts sont proche de zéro. Cependant jamais une entreprise ne payerait un produit en avance à un indépendant car le risque qu’il disparaisse avec l’argent est trop grand. Une entreprise légalement établie inspire une plus grande confiance.

 

Que dit la loi colombienne :

L’article 5 de la loi 1258 de 2008 indique que le document de constitution d’une SAS doit présenter au minimum les éléments suivants :

  1. Noms, Document d’identité et adresses des actionnaires.
  2. Raison social, suivi des lettres SAS. (Le nom de votre entreprise donc)
  3. L’adresse principale et les adresses des succursales s’il y a.
  4. La durée. Si la durée n’est pas indiquée cela sous-entend que la période est indéfinie.
  5. Une description claire et complète de l’activité. Si aucune n’est indiquée cela sous-entend que l’entreprise peut réaliser n’importe quelle activité.
  6. Le capital autorisé, souscrit et payé. Le nombre d’actions et leur valeur nominale. La manière dont le capital sera apporté.
  7. La désignation de la junte administrative ainsi que du représentant légal.

 

Toutes ces informations apparaissent dans le « certificat de la chambre de commerce » que vous transmettrez à vos clients. Imaginez bien que si votre entreprise a toutes sortes d’activités (#5) vous n’inspirez pas confiance, de même si le capital est déclaré au minimum.

Le capital autorisé (#6) indique une limite d’opérations sans devoir obtenir l’aval des actionnaires. Dans le cas du visa TP-7 il faut avoir les 3 capitaux déclarés au-dessus des 100 salaires minimaux.

 

La marche à suivre :

 

1) Définir son entreprise

La première chose est de décider si le statut sera en tant qu’indépendant (Persona Natural) ou entreprise (Persona Jurídica) et dans ce cas-là de vérifier si le nom est disponible. Rendez-vous au registre d’entreprises.

Ensuite il faut définir l’activité commerciale et trouver le code de Classification Industriel International Uniforme (CIIU). La mondialisation touchant tous les pays, il a fallu s’adapter et poser des numéros pour que chacun puisse comprendre exactement l’activité commerciale sans barrières culturelles et linguistiques. Rendez-vous sur le lien du DANE et recherchez selon l’activité. Par exemple je désire monter une confiserie française, je cherche dans ce document le code correspondant, en l’occurrence je trouve le numéro 1082 ; confection de cacao, chocolat et produits de confiserie. Ensuite je cherche la description exacte du code 1082 pour savoir ce que ça inclut mais aussi exclut. La description indique que je peux élaborer mes produits en utilisant du cacao et ses dérivés comme le beurre, la graisse et huile de cacao mais aussi du caramel, nougat et fruits confits. Je peux également élaborer des chewing gums, des dragées et bonbons. Par contre je ne peux pas raffiner du sucre qui porte un autre numéro.

Un entreprise peut indiquer jusqu’à 4 activités CIIU, pour autant qu’elles aient un lien relativement proche.

 

2) Trouver un comptable

Techniquement le comptable n’est pas obligatoire dès le départ car la Chambre de Commerce ne demande pas de bilan financier lors de la création de l’entreprise, mais vous en aurez de toute façon besoin à la banque qui vous le demandera pour ouvrir un compte. Cependant je ne saurai trop vous conseiller d’avoir un comptable dès le départ pour toutes les informations et autres conseils qu’il pourra vous fournir. Par exemple, si vous avez décidé de vous passer d’un avocat, la rédaction des statuts va être compliquée. Pourquoi ne pas tout simplement demander au comptable le certificat d’un de ses clients dans le même secteur que le vôtre? Il saura aussi comment indiquer le capital, déterminer le code de l’activité CIIU si vous n’êtes pas sûr et pourquoi pas vous accompagner à la chambre de commerce pour s’assurer de certains détails qui peuvent vous économiser de l’argent, par exemple si votre commerce a une devanture ou non.

Préférez un comptable indépendant, vous pourrez négocier ses honoraires selon la charge de travail. Si vous avez de gros contrats de temps en temps il est préférable de fixer un tarif par contrat alors que si vous avez un restaurant ça sera un tarif mensuel.

La rédaction des statuts (Minuta ou Documento de constitución) peut être intimidant. J’envoie volontiers un brouillon par email, il vous suffira de remplir les espaces vides et demander assistance directement à la Chambre de Commerce de votre ville pour vérifier votre travail. Tout ça sans dépenser un peso.

 

3) Le permis d’utilisation des sols

On ne peut pas ouvrir un bar ou restaurant dans n’importe quelle maison, il faut s’assurer qu’elle ait le permis d’utilisation des sols (Uso de suelo) ou voir comment l’obtenir. Vu le manque caractéristique de contrôle en Colombie, un bar peut fonctionner depuis des années sans permis, donc attention avant de vouloir reprendre le « pas de porte ». Je connais plusieurs cas de bars et restaurants qui ont dû fermer temporairement suite à des dénonciations de voisins. Aussi, si un local a le permis pour une quincaillerie ce n’est pas pour autant qu’on pourra monter une boulangerie à la place.

Le permis s’obtient en se rendant personnellement à la mairie (Alcaldía ou CAM) avec l’adresse exacte du local.

 

4) A la Chambre de Commerce

Chaque ville a sa Chambre de Commerce et certaines municipalités ont une succursale.

Il faut se présenter avec la carte d’identité (Cédula) originale, une copie et les statuts de l’entreprise (Minuta ou Documento de constitución).

Sur place vous remplirez 3 formulaires, qui répètent la plupart des informations indiqués dans les statuts : Un formulaire d’inscription RUES de l’entreprise pour la Chambre de Commerce, un formulaire de pré-inscription du Registre Unique Tributaire (RUT) pour la direction des impôts DIAN et un formulaire CAE qui informe toutes les autres entités administratives de la création d’une nouvelle entreprise.

Avec ces documents, la Chambre de Commerce émet un pré-RUT qui contient aussi le NIT, le matricule de votre entreprise.

A noter que toutes ces opérations doivent être faites par le représentant légal de l’entreprise. Un indépendant (Persona Natural) devra aussi présenter ses actifs économique, signé par un comptable professionnel.

 

En normalement 3 jours, la Chambre de Commerce doit vous remettre sur présentation du reçu de payement le certificat, le RUT et la copie des statuts portant le tampon officiel. Vérifiez sur internet l’avancée du traitement de votre dossier avant de vous y rendre.

Vous pouvez déjà acheter plusieurs copies du certificat que vous transmettrez à vos clients mais pensez bien que leur validité est de 3 mois et que vous pouvez aussi les obtenir en ligne par la suite, plus facile à envoyer par email.

 

5) Ouvrir un compte en banque

Avec les documents que vous venez de recevoir mais aussi avec le bilan fait par votre comptable vous pouvez aller ouvrir un compte. Je n’ai pas de recommandation particulière sur le choix de la banque. Dans mon cas j’avais demandé à ma banque suisse si elle en recommandait une, notamment pour les transferts internationaux, et m’avait dirigé sur HELM, qui ensuite est devenu Helm-Corpbanca et depuis Itaú. Cette année 2017 Bancolombia a reçu un prix de finance comme étant une des cinq banques les plus viables au monde. Là encore, votre comptable aura peut-être un contact à vous transmettre pour vous aider à décider. Avoir un contact personnel dans une banque est toujours un avantage pour accélérer le processus et autoriser les transferts internationaux plus rapidement que les 6 mois d’attente normalement obligatoires. C’est un point important à vérifier si vous comptez recevoir un capital depuis l’étranger pour investir dans votre business.

Cependant, tout n’est pas si simple et attendez-vous à vous faire rejeter comme un malpropre. Les banques n’ont aucune obligation à ouvrir un compte à votre nouvelle société et ont des règles très strictes que l’employé lambda ne transgressera pas malgré toute votre bonne foi. Si vous avez fondé votre entreprise sans carte d’identité colombienne mais juste avec votre passeport pour obtenir plus tard votre visa (voir le dernier paragraphe de cette article), ni songez même pas, aucune banque ne vous recevra. Si vous avez la carte d’identité mais aucun compte en banque privé démontrant des mouvements financiers, là encore aucune banque ne vous acceptera.

Il y a quand même différentes manières de vous en sortir ; premièrement vérifier si la banque de votre pays n’a pas une succursale en Colombie, elle pourrait lui partager votre historique et démontrer votre stabilité comme client. Autrement ouvrez un compte personnel et gérer vos affaires avec, avec de bonnes entrées et sorties d’argent au bout de 3 mois cette même banque devrait accepter d’ouvrir un autre compte pour votre entreprise. Dernière solution, trouvez quelqu’un de confiance, un colombien ou un résident, qui deviendra le représentant légal de votre société. Lui aura la crédibilité nécessaire pour ouvrir le compte.

Si vous ne parvenez pas à ouvrir un compte pour le moment vous pouvez quand même passer au dernier point.

 

6) Gérer la facturation avec la DIAN

Il n’est plus nécessaire de s’enregistrer auprès de la DIAN (Dirección de Impuestos y Aduanas Nacionales) car ce procédé est maintenant automatiquement fait par la Chambre de Commerce, mais il reste un dernier point, la facturation.

Ne vous avisez pas de vous y rendre sans rendez-vous, ça serait une perte de temps mais allez plutôt sur la page internet pour vous éviter des heures d’attentes avec le risque en plus de ne pas être reçu.

Chaque facture comporte un numéro et vous définissez le nombre et la forme. Selon que vous ayez 2 clients par mois ou 20 par jour vous achetez un « livre » de 500 ou alors plutôt de 10’000 factures. Quant à la forme elle est en papier ou électronique.

Pour la gestion en papier il faut vous adresser à un imprimeur qui produira un bloc avec toutes les factures numérotées, avec une page originale et une page de copie. La facture doit comporter les informations usuelles comme le nom, l’adresse et le logo ainsi que les informations légales sur la taxation de votre entreprise. Votre comptable se chargera de remplir cette partie et pourra vous aider à la mise en page.

Si vous faite une erreur, conservez la facture avec une mention d’annulation. Ne la jetez pas sinon la DIAN va vous accuser de ne pas tout déclarer.

Pour la gestion électronique, il existe différent programme qu’il vous faudra configurer sur mesure. Là aussi le comptable peut vous aider, c’est une option préférable pour un hôtel ou un restaurant.

 

Vous devrez alors présenter la carte d’identité du représentant légal et les documents de la Chambre de Commerce, profitez d’y être pour obtenir la signature électronique (firma digital) qui permettra au comptable de faire toutes les déclarations et autres payements online.

Demandez également à votre comptable quand et comment obtenir votre RUT personnel qui vous sera utile tôt ou tard.

 

 

Derniers détails :

Vous avez maintenant votre entreprise mais attention, selon votre secteur vous aurez d’autres étapes à accomplir, d’autres documents ou permis à obtenir.

L’importation de produit alimentaire ou cosmétique exige un registre sanitaire INVIMA et les produits électroniques ou domestiques exigent un certificat de conformité.

La plupart des locaux commerciaux exige une inspection des pompiers (Bomberos) quant à la sécurité des individus ainsi que du département de santé publique (Secretaría de Salud Pública) quant à l’hygiène.

Les agences de tourisme, hôtels, guides, transporteurs requièrent un Registre National de Tourisme RNT qui offre des tarifs tributaires plus avantageux.

 

Créer une entreprise seulement avec un passeport

J’indiquais en début d’article la possibilité de créer une entreprise avec un passeport. Cela permet donc à un étranger d’entrer dans le pays avec le tampon de tourisme valable 90 jours, de créer une entreprise et ensuite d’obtenir le visa TP-7 valable minimum un an renouvelable.

Pour cela il faut créer l’entreprise exactement comment indiqué dans la marche à suivre. Faites bien attention au point #5 pour l’ouverture du compte en banque qui sera un peu plus compliquée. A part ça vous pouvez tout accomplir.

Maintenant que votre entreprise est créée il faut faire la demande du visa et avec celui-ci demander la carte d’identité (Cédula de extranjería). J’écrirai prochainement un article à ce sujet. Il faut ensuite retourner à la Chambre de Commerce et modifier les statuts pour faire apparaitre le numéro de la carte. Ce changement coûte environ 150.000 pesos.

Comme indiqués en introduction pour les couples, la société doit avoir deux fois les 100 salaires minimaux et ses actions repartis à 50% chacun.

Je connais un cas précis d’un couple de français qui ont obtenus le visa grâce à la création de leur entreprise de tourisme. C’était à Cali et j’ai pu confirmer la procédure. Normalement les chambres de commerce de tout le pays devraient permettre la même procédure mais j’apprécierais que vous me confirmiez si vous connaissez un cas similaire ailleurs.

 

Bonne chance pour la création de votre entreprise, n’hésitez pas à me faire part de votre expérience et vos commentaires.