Mois : janvier 2018

Les meilleurs secteurs d’investissement à Medellín

Les meilleurs secteurs d’investissement à Medellín

Pour cet article, j’ai un invité spécial : Yoann Nivard-Leonelli qui réside à Medellín depuis 5 ans. Il est spécialiste en création d’entreprise et connaît parfaitement les secteurs économiques de la ville et sa région.

Vous pouvez faire connaissance avec Yoann en lisant son parcours et surtout les services qu’il offre si vous comptez investir à Medellín. Il vous guidera tout au long de votre projet.

 

Sur le même thème, ne manquez pas de lire l’analyse de Doniphane sur les 5 secteurs d’investissement sur la côte Caraïbe, principalement Barranquilla, Carthagène et Santa Marta.

Profitez aussi de lire mon analyse : 5 secteurs d’investissement pour la ville de Cali.

Et maintenant, place à Yoann pour les secteurs d’investissement à Medellín :

 

Entreprendre, Investir à Medellin

 

Les clés pour investir ou entreprendre avec succès en Colombie sur un projet, est d’être averti de la situation économique de la région, de connaître les mentalités locales, mais aussi de respecter 2 principes fondamentaux:

  • 1) Choisir un lieu d’implantation à fort potentiel économique
  • 2) Faire une bonne étude de marché sur l’activité visée.

 

Présentation de Medellin et de sa région

Medellin, “la ville de l’éternel printemps” et capitale de la région d’Antioquia, en a fini avec l’époque noire de Pablo Escobar. Désormais elle montre aux médias internationaux une autre image, mettant en avant ses atouts; une ville ayant la chance d’avoir une situation climatique exceptionnelle et de bénéficier pleinement de l’effet d’aubaine généré par le taux de croissance élevé observé ces dernières années dans le pays.

Medellin avec ses 2.5 millions d’habitants, est un épicentre dynamique du commerce, de l’industrie et de la technologie. 20% des entreprises les plus importantes du pays sont basées dans la ville, certaines d’entre elles multinationales ont un grand rayonnement international.

De plus, les Paisas (nom donné aux habitants de Medellin et de la région d’Antioquia) ont la réputation d’avoir le sens de l’hospitalité, tout en faisant preuve d’une extrême amabilité et gentillesse.

Dans ce contexte, Medellin à des possibilités de poids à faire valoir, elle mérite que l’on s’y intéresse

Metrocable

 

Idée reçue vue de France

Le boum économique de la Colombie, avec un taux de croissance élevée, fait figure d’un pays vu comme un Eldorado où il serait facile de gagner de l’argent. Or, ne rêvez pas et préparez-vous!  Il existe un décalage, mal perçu de l’étranger, entre la croissance de l’économie et celle du marché colombien, les situations sont loin d’être toutes aussi favorables pour toutes les activités et dans tout le pays.

Un autre constat à prendre en compte, est le nombre de consommateurs accessibles, le pouvoir d’achat du colombien reste très en-deçà des niveaux occidentaux.

Cependant le marché Colombien et tout particulièrement celui de Medellin est loin d’être fermé aux investisseurs et entrepreneurs étrangers bien au contraire.

 

Les opportunités d’investissement et d’entreprenariat sur Medellin

 

Traditionnellement l’investissement à Medellin vu sa situation climatique est tournée vers la production et l’exportation de produits comme le café, les fruits et les fleurs, mais elle tire également grandement partie d’autres potentiels économiques tels l’industrie du textile et le vestimentaire, l’immobilier, le tourisme et les startups sur les plates-formes de co-working, qui sont des gisements très attractifs pour les investisseurs et les entrepreneurs étrangers.

Escalators dans la commune 13

Toutefois, je ne vais pas ici aborder tous les investissements possibles réalisables sur Medellin, mais uniquement quelques-uns emblématiques et en plein essor ou représentatifs de la réussite économique de Medellin et de sa région.

 

1- Exportation de café Colombien

La Colombie fait partie des principaux pays exportateurs de café dans le monde. La culture du café se fait dans une région située à proximité de Medellin donnant une sélection des meilleurs cafés de variété Arabica, c’est un produit de grande qualité. Le café est produit de manière traditionnelle sur des petites exploitations agricoles,  à une altitude de 1700 mètres, et commercialisé à l’export par les producteurs ou par les coopératives.

Pour l’investissement et l’entrepreneuriat, il est possible d’exporter du café de Colombie (grain, moulu, torréfié, soluble, etc…) comme le montre l’article du journal “Le Progrès” sur un projet de création d’une micro entreprise dans le but de le redistribuer en tant que fournisseur/grossiste sur le marché français.

 

Un autre concept serait de s’inspirer de coffee shop, tel Starbucks copié sur les bars à expresso italiens et d’ouvrir un établissement de dégustation de cafés colombiens importés.

L’investissement initial pour ces 2 types de projets demeure raisonnable.

 

2 – Exportation de fleurs

La Colombie, deuxième exportateur de fleurs après les Pays-Bas, et premier producteur d’œillets, poursuit sa croissance dans ce secteur. Les exportations de fleurs sont sans cesse en progression. Medellín et sa région de par sa situation géographique exceptionnelle, produit des fleurs toute l’année.

 

A contrario de l’autre côté de l’atlantique, plus de 600 millions de roses vont se vendre en France cette année, dont une partie non négligeable est offerte à la Saint-Valentin, puis lors de la Fête des mères. Pour approvisionner ce marché les Pays-Bas sont les leaders européens de fleurs et de roses. D’Amsterdam, arrivent par avion les colis de fleurs des pays, la Colombie en fournit 7%, qui sont par la suite redistribuer sur l’Europe.

 

L’étude d’un projet “circuit court” en amenant en France directement les livraisons de fleurs, dégagerait des gains par rapport au circuit actuel. Ce concept peut être pensé de différentes manières; un importateur basé en France, réceptionnant et distribuant les commandes pour des clients locaux ou un exportateur assurant toute la chaîne de distribution du fournisseur aux consommateurs.

Un marché existe en France, il reste à être développé c’est celui de l’expédition de fleurs en vrac, ou en bouquets (œillets, roses) destinés aux restaurants, aux hôtels, aux entreprises et grandes surfaces et ponctuellement à l’occasion de grands événements que sont la fête des mères et la Saint Valentin.

 

3 – Industrie textile

L’industrie du textile et du vestimentaire de Medellin est mise en avant chaque année par le salon Colombiamoda. Ce salon avec sa Fashion Week, est le plus important salon de mode d’Amérique du sud. La passion pour les affaires, les tendances de la mode et le partage des connaissances sont les trois composantes de Colombiamoda,

De nombreux exposants et clients d’Amérique du sud, des Etats-Unis et canadiens viennent chaque année chercher les tendances et faire leur marché. Cette attractivité autour de Colombiamoda est due à la créativité et l’originalité des collections proposées. Ce succès découle de l’émulation permanente des marques telles que Arturo Calle, Studio F ou Silvia Tcherassi, très répandues dans toute l’Amérique Latine et toutes basées aux alentours de Medellin.

L’investissement et/ou d’entrepreneuriat peut être vu sous plusieurs formes; soit localement comme exportateur de textiles sous toutes ses formes, soit depuis la France sur une activité de négoce de tissus, d’importation de confection et prêt à porter pour son propre compte ou pour une clientèle française.

 

4 – Immobilier

Compte tenu de la situation climatique, économique et structurelle de Medellin pour celui qui cherche à investir, il y a toutes sortes de possibilités, comme l’achat de biens immobiliers sur plan, à la construction, la vente et la location (maisons individuelles, appartements neufs et à rénover, locaux, terrains).

Lire : Comment acheter un bien immobilier en Colombie

Comme en témoigne les données suivantes, Medellin est cataloguée par les résidents et les étrangers comme « un bon plan investissement». Les chiffres comparatifs entre 2014-2016, indiquent que les ventes de logements à Antioquia ont augmenté de 45% par rapport à 2014.

Les meilleurs quartiers pour acheter un bien actuellement à Medellín, sont Envigado, Sabaneta et Bello. Ces quartiers possèdent des options de vie différentes, ou toutes les catégories de la population peuvent être satisfaites et représentées. Ils sont dotés d’une multiplicité d’alternatives de transport, d’offre gastronomique et commerciale, de divertissement et de grands espaces verts qui favorisent grandement les activités culturelles et écotouristiques, pour certains de ces quartiers des itinéraires cyclables ont été développés permettant une activité sportive tout en optant pour un mode de déplacement doux.

 

La Colombie s’ouvre de plus en plus aux étrangers comme le prouve les chiffres pour 2017, le temps de séjour à Medellin a une durée très variable, selon que vous soyez touristes, visiteurs, étudiants, hommes d’affaire, ou résidents. Donc, un investissement dans un bien immobilier à Medellin peut permettre toutes formes de mise à disposition du bien: Airbnb, location vacances, colocation pour des étudiants ou pour des PVtistes ou tout simplement pour être propriétaire résident, actif ou retraité.

Lire : Comment mettre un logement en location, 5 méthodes différentes

 

5 – Entreprendre dans la restauration, la gastronomie française

Monter un restaurant gastronomique français, c’est l’une de ces idées d’entreprise qui est en train de grandir énormément en Colombie. La vérité est que la cuisine française a toujours été très recherchée sur le marché de la restauration colombienne. Cependant jusqu’à peu elle était réservée uniquement à une petite partie de la classe aisée, ou à la communauté française. Mais avec un pouvoir d’achat qui progresse et une classe moyenne grandissante, beaucoup de restaurants et bars spécialisés dans la gastronomie française ont vu le jour ses derniers temps à Bogota. Donc, si vous combinez de bons menus avec une carte des vins intéressante, avec de la convivialité, votre espace peut sans aucun doute générer rapidement de bons résultats sur Medellin.

Lire : Comment ouvrir un restaurant en Colombie

 

En conclusion

La santé économique de la région de Medellin dispose d’un fort potentiel sur le plan des investissements et la création d’entreprises, mais est freiné par le manque d’investisseurs.

Alors, si vous êtes entrepreneurs, investisseurs, et que vous aspirez à monter un projet de création d’entreprises ou d’investissement à Medellin, nous sommes là pour vous aider grâce notre réseau d’experts et de professionnels francophones (prospecteurs d’idées, traducteurs, interprètes, comptables, avocats d’entreprises, visa experts, recherche de logements meublés sans besoin de garants…). Colombieconseil.com peut aussi vous aider dans le recrutement de talents francophones ou internationaux.  

 

Réservez-vous quelques jours à la découverte de la ville et venez nous rencontrer.

Yoann NIVARD, Fondateur de ColombieConseil.com

Info@colombieconseil.com

WhatsApp +57 318 421 0658

Le marché de la bière en Colombie

Le marché de la bière en Colombie

Les colombiens aiment la bière et en consomment beaucoup. Depuis des décennies, le marché est contrôlé et dominé par un seul groupe, Bavaria SA, qui produit 14 bières nationales et en importe 6 de plus. Il détient de ce fait 98% du marché.

En 1992 est apparu la première microbrasserie. Par la suite, la Bogotá Beer Company (BBC) est devenu un producteur incontournable avec ses bières raffinées vendues dans ses propres bars. Elle a ouvert la voie à de nombreux artisans qui s’y mettent aussi avec plus ou moins de succès.

Voilà un résumé de l’histoire de la bière en Colombie, les grandes marques, les bières artisanales et la consommation moyenne.

 

Petite histoire de la bière en Colombie

La source principale pour la rédaction de cet article vient d’un excellent article, très complet, en espagnol intitulé Historia de la cerveza en Colombia. J’en fais ici la synthèse.

 

Les débuts

L’orge est arrivée en Colombie en 1539, peu de temps en somme après le début de la colonisation, et laisse penser que c’était déjà dans le but de produire de la bière. Le tout premier registre officiel d’une brasserie date de 1826 à Bogotá avec la Cervecería Meyer. Les décennies suivantes ont vues l’apparition de plusieurs basseries dans différentes régions du pays. En 1889, les frères Leo Siegfried et Emile Kopp, immigrés allemands, s’associent aux frères Santiago et Carlos Arturo Castello pour acheter un terrain, construire une brasserie moderne appelée Bavaria Kopp’s Deustche Brauerei qui, au fil du temps et de nombreux changements deviendra Bavaria SA.  C’est d’ailleurs à cette époque que l’industrialisation avec l’importation de machineries importées d’Europe, permet de meilleures productions et garantir la stabilité du produit. En 1900, le pays comptait officiellement une centaine de brasseries.

Brasserie Kopp Bavaria bogota 1900

L’industrialisation

La famille Kopp développe une réelle industrie brassicole en promouvant la culture de l’orge auprès des agriculteurs locaux tout en garantissant un bon prix d’achat pour ne plus dépendre des importations. Ils obtiennent peu à peu une fabrique de verre, des mines de charbons, leurs propres cultures d’orge, agrandissent la brasserie et commence même à acquérir d’autres brasseries plus modestes.

Les grandes brasseries industrielles reçurent même de l’aide du gouvernement qui cherchait à lutter contre la chicha, boisson fermentée de maïs. La chicha, boisson ancestrale andine, était très populaire auprès de la classe ouvrière et paysanne qui la produisait artisanalement. Officiellement, la propagande à son encontre stigmatisait le manque d’hygiène mais dans les faits, le gouvernement n’appréciait pas cette boisson produite localement à bas coût, qui ne générait pas de revenus par impôts. La production de chicha était même largement supérieure à celle de la bière. En 1910, la production à Bogotá représentait 1’000’000 de litres par mois alors que celle de la bière était de seulement 180’000 litres.

Bière « plus de Chicha »

La crise mondiale

Les petites et moyennes brasseries ont de la peine à suivre le rythme face aux brasseries industrielles qui grandissent de plus en plus. La crise économique mondiale de 1929 accélère la chute des petites brasseries et obligent les grandes à former des alliances ou fusions pour subsister. Les deux plus grands brasseurs s’unissent pour devenir le Consorcio de Cervecerías Bavaria S.A., acquièrent plusieurs brasseries dans plusieurs villes jusqu’à devenir l’entreprise la plus grande de Colombie en seulement 3 ans.

Les brasseries « indépendantes » qui survivent la crise ou celles qui apparaissent par la suite tiennent le coup tant qu’elles sont en dehors des zones de concurrences avec le groupe Bavaria.

Les brasseries de Barranquilla, qui produisent la fameuse bière Águila ne résistent pas et passent en main de Julio Mario Santo Domingo.

Fin de l’influence allemande

Les immigrés et investisseurs allemands ont beaucoup participé au développement de l’industrie brassicole colombienne. Bavaria était toujours en mains allemandes et aussi hollandaises quand la 2ème guerre mondiale éclate. Avec l’entrée des États-Unis dans le conflit, le gouvernement colombien s’est vu obliger de brider l’influence des ressortissants de pays européens passés sous contrôle nazi. Les dirigeants, ingénieurs et travailleurs d’origine allemande durent s’en aller et les actions ont été revendues à bas prix. Bavaria devient 100% colombienne et les nouveaux actionnaires démarrent une campagne économique agressive du marché jusqu’à détenir 19 brasseries dans 18 villes à l’année 1959.

Le monopole

Au début des années 1960, les affaires de Bavaria sont tellement florissantes que le groupe diversifie ses activités, investis à l’étranger et cherchent à exporter ses produits, en commençant avec la bière Club Colombia aux États-Unis. La direction se fixe comme objectif la domination totale du marché national de la bière en rachetant ses 3 derniers concurrents à n’importe quel prix. Julio Mario Santo Domingo, propriétaires des brasseries de Barranquilla, négocia de manière très habile en vendant non-pas pour de l’argent mais contre 20% des actions de Bavaria. En rachetant en sous-main les parts de milliers d’actionnaires de Bavaria il réussit à en devenir l’actionnaire majoritaire et, de ce fait, le nouveau propriétaire. Le petit poisson a mangé le gros.

En 1975, Santo Domingo et Bavaria rachète le dernier concurrent pour s’approprier quasiment le 100% du marché national colombien de la bière.

Par la suite, il y aura des tentatives d’incursion du marché, notamment en 1992 quand Ardila Lülle, propriétaire de Postobon, construit la brasserie Cervecería Leona S.A.. L’essai sera infructueux puisque qu’elle n’aura pas le succès escompté et passera dans le groupe Bavaria en 2000.

En 2004, Bavaria détient le marché colombien, panaméen, équatorien et péruvien. C’est le 2ème plus grand producteur d’Amérique du Sud et le 10ème au niveau mondial. En 2005, elle fusionne avec SABMiller, groupe Anglo-sud-africain et en 2016 entre dans le groupe AB InBev, premier groupe mondiale de la bière.

La fin du monopole ?

Ardila Lülle n’a pas dit son dernier mot et refait une tentative d’entrée sur le marché. Cette fois il n’est plus tout seul et s’est associé en 2014 aux marques Heineken, CoorsLight, Tecate et Sol, tout d’abord pour distribuer les bières mais surtout pour les produire dès 2018 dans une brasserie spécialement construite à ce but. À l’heure actuelle les ventes représentent 2% du marché national et sont tablées pour s’emparer du 15%.

 

Les micro-brasseries

Les débuts

Après des décennies de lutte entre brasseries industrielles pour dominer le marché, les micro-brasseries ont fait leur apparition de manière très discrète dès 1992. Elles ont commencé en proposant leur produit en vente directe, dans leurs propres bars ou restaurants, en fûts ou en bouteille qu’elles pouvaient facilement récupérer. La toute première fut la Cerveza de la Casa à Guarne Antioquia.

À fin 2017, 242 micro-brasseries avaient été fondées et 195 étaient encore en fonctionnement.

BBC Chapinero Porter

L’épopée BBC Bogotá Beer Company

Le colombien Berny Silberwasser a eu une grande influence sur le développement des micro-brasseries. Après un voyage aux États-Unis en formation, il monte Palos de Moguer en 1998 à Cali puis Bogotá. En désaccord avec ses associés, il quitte l’entreprise, s’en va à Bogotá et monte BBC en 2002. Ses bières de qualité, produites avec de l’orge et du malt importés du Chili et Argentine, et du houblon d’Allemagne et États-Unis, ont gagné de nombreux prix. En plus de la vente en directe dans ses bars, elles sont aussi distribuées par les supermarchés Éxito, ce qui a permis une diffusion dans tout le pays.

En 2017 la production totale était de 6 millions de litres par an. Bien loin malgré tous des 2’300 millions de litres de Bavaria.

Bar BBC à Bogotá

L’histoire se répète

Maintenant que les micro-brasseries prennent de l’ampleur et des parts de marché, les grands groupes industriels s’y intéressent et leurs font les yeux doux. BBC est passée en main de Ab InBev pendant qu’Ardila Lülle s’emparait de la seconde plus grande micro-brasserie; 3 Cordilleras.

 

Heureusement le goût reste et de nombreuses autres micro-brasseries suivent la voie en produisant d’excellentes bières. Il est plus que jamais accessible de boire une bière artisanale et de faire partie du 0.3% de consommateurs indépendants.

 

Lire aussi : Comment ouvrir un restaurant en Colombie

Lire aussi : La société colombienne en plein changement

 

Les principales bières

Dans l’ordre décroissant, la Poker est la plus consommée avec 32.5% du marché, ce qui représente une production de 748 millions de litres par an. Suivent Águila avec 29.8% (685 millions de litres),  Águila Light 11.8% (271 millions), Pilsen 10.9% (251 millions), Club Colombia 6.2% (143 millions), Costeña, Poker Light, l’ensemble des bières BBC, Reed’s, Cola y Pola, Heineken, Corona Extra, Budweiser, Miller Geniune Draft, Peroni Nastro Azzuro.

Brasserie Bavaria Cali

Les marques nationales les plus anciennes encore produites sont Pilsen depuis 1904, puis Águila depuis 1913, Poker depuis 1929 et Club Colombia depuis 1949.

 

Mes préférences personnelles

Après avoir froidement décrit l’histoire et la situation actuelle de la production brassicole en Colombie, je me permets une petite note personnelle.

J’adore les bières fortes avec du corps et connaitre la noire BBC Chapinero a été mon salut. Elle fut ma préférée jusqu’à découvrir la micro-brasserie Holy Water Ale à Buga. La Negra et surtout la India Pale Ale IPA sont délicieuses, stables et savoureuses. L’expérience du maître brasseur Allemand y est pour beaucoup et c’est maintenant ma bière colombienne préférée.

 

Lire aussi: Le tabac en Colombie

Le tabagisme en Colombie

Le tabagisme en Colombie

Les colombiens fument relativement peu. C’est une bonne nouvelle, déjà pour les non-fumeurs, mais aussi au niveau sanitaire et économique pour le pays.

Comme dans le reste du monde, la consommation est à la baisse et les mesures de prévention se révèlent efficace. Mais en chiffres, cela donne quoi? Et en comparaison avec les pays Européens ?

 

La consommation de cigarettes

 

La consommation mondiale a atteint un pic en 2009 avec 5’884 milliards de cigarettes fumées dans le monde par an. En 2015 elle atteignait tout de même encore 4’015 milliards.

Les statistiques indiquent que 20% de la population mondiales fument quotidiennement. Les pays d’Europe occidentale sont en dessus avec par exemple 29.8% pour la France, 31.3% l’Espagne, 26.9% la Suisse et 26.5% la Belgique. C’est encore bien loin de l’Indonésie avec ses 76.2% mais quand même largement supérieur à la Colombie qui se situe en-dessous de la moyenne mondiale avec ses 16%. (Voir la carte interactive de l’OMS Organisation Mondiale de la Santé).

Une autre statistique intéressante est la consommation par habitant. Là aussi la Colombie s’en sort plutôt bien. Pendant qu’un Belge fume 2’353 cigarettes par an, un Suisse 1’634 et un Français 993, un Colombien en fumera 359.

 

Législation et prévention

 

Alors que l’interdiction de fumer dans les lieux publiques date des années 1990 déjà et s’est durcit au fur et à mesure pour inclure les gares, centres commerciaux, places de travails, l’interdiction dans les restaurants et cafés est une affaire encore relativement récente. L’Irlande a été pionnière en 2004 et la France s’y est mise en 2008. La Colombie a quant à elle interdit la fumée dans tous les lieux fermés depuis 2009 avec sa loi 1335. Cela a inclut les bars et discothèques en empêchant également l’installation de fumoirs, même équipés de ventilation. Les fumeurs sont donc priés de fumer à l’air libre uniquement.

Cette loi 1335 a aussi mis fin à la publicité et le sponsoring. Après un délai de deux ans, il est interdit depuis 2011 de faire de la publicité pour les cigarettes dans n’importe quels médias écrits, visuels, auditifs ou lieux ouverts au public comme les écoles, théâtres, cinémas ou salle de concerts. Les marques, leurs entreprises affiliées ou partenaires ne peuvent pas non-plus sponsoriser des évènements culturels ou sportifs.

En 2017, l’OMS a d’ailleurs remis un prix à la Colombie pour les efforts de lutte anti-tabac.

 

Points négatifs

 

La Colombie n’est pas exemplaire sur tous les points non-plus. Les marques trouvent le moyen de contourner les lois pour quand même faire leur publicité. Elles sont présentes dans les évènements culturels comme points de ventes ambulants. En fait, ce sont des jeunes vêtus d’un uniforme de la marque avec une haute tige visible malgré la foule et abordant directement les personnes du public.

La loi 1335 interdit la vente à la pièce, le minimum étant de 10 cigarettes. Les marques se sont adaptées en proposant des demi-paquets mais le problème réside dans son application. Les vendeurs ambulants continuent de vendre les cigarettes à la pièce et bon nombres d’épiceries également.

Les prix sont aussi économiques, parmi les plus bas en comparaison avec les voisins Latino-Américains. En 2017, le paquet de 20 cigarettes coûtait environ 4’200 pesos (1.30 Euros) ou 2’700 (0.80 Euros) le paquet de 10. Les prix avaient pourtant augmentés cette même année avec un impôt supplémentaire et devraient faire de même en 2018. Cela s’inscrit autant dans un effort de lutte que de recherche de revenus additionnels.

 

Devenir entrepreneur-investisseur en Colombie

Devenir entrepreneur-investisseur en Colombie

Avec l’attrait grandissant de la Colombie, son développement économique et les opportunités pour les étrangers, de plus en plus d’Européens tentent l’aventure de devenir entrepreneurs. Avec un capital assez modeste, en comparaison avec les financements nécessaires en Europe, on peut démarrer une entreprise ou investir sans devoir emprunter.

Cependant il y a beaucoup d’aspects à prendre en compte. C’est déjà toute une aventure de devenir entrepreneur mais il faut rajouter à cela le fait d’être dans un pays étranger avec d’autres coutumes. Il faut faire les choses dans l’ordre, tant sur le plan financier que comptable et administratif, mais aussi pour les visas et la structure légale. On peut rapidement perdre le fil, ne plus savoir comment s’y prendre et s’empêtrer dans les soucis.

Ce blog VivreEnColombie fournit de nombreux conseils utiles selon les différentes situations, mais j’avais envie de constituer ce « fil » pour entrepreneur-investisseur. De cette manière, chacun peut savoir à quoi s’attendre. Chaque point renvoie à des articles détaillant exactement la marche à suivre.

 

Explorer et identifier ses propres motivations

 

Que l’on tombe amoureux de la Colombie durant un voyage ou qu’on lise un article vantant les merveilles du pays dans une revue économique, on peut se surprendre à rêver vivre sous les tropiques. Cependant la réalité est un peu plus compliquée.

La Colombie a des avantages certains ; stabilité politique et économique, situation géographique idéale avec accès aux océans Atlantique et Pacifique, production agricole toute l’année, climat agréable, personnel qualifié disponible. C’est admirable de voir que malgré une dévaluation de la monnaie (COP) de près de 40% en 2014, le pays maintient son développement économique. Depuis une décennie, l’inflation reste en dessous des 9% (4% en 2017) et le PIB augmente entre 1 et 8% (2% en 2017).

Mais les désavantages pèsent lourdement quand même ; corruption à tous les niveaux, infrastructures routières insuffisantes, coûts de transports élevés, loyauté professionnelle basse, arnaques fréquentes et malgré la stabilité économique la note de crédit a récemment baissé d’un cran à BBB-.

 

La première chose à faire est de se confronter à la réalité du pays. Les régions sont très différentes les unes des autres, les gens aussi, donc les mentalités et les opportunités changent. J’ai moi-même écrit un article sur les opportunités économiques spécifiques à Cali que vous trouverez sur le blog de Doniphane appelé colombianito.fr. Quant à lui, il a rédigé un article sur les opportunités de la côte Caraïbe sur le blog de Yoann appelé ColombieConseil.com. Et Yoann a rédigé un article sur les opportunités à Medellín sur mon blog VivreEnColombie.co.

 

Le visa touristique permet de rester 90 jours, prolongeable 90 jours supplémentaires, par année calendaire. Comme le compteur repart à zéro le 1er Janvier, vous pourriez rester 12 mois consécutifs comme touriste, de Juillet à Juin.

Les Français âgés entre 18 et 30 ans peuvent bénéficier gratuitement d’un visa valable un an selon les accords du PVT, le Programme Vacances-Travail. Vous pourriez même vous faire la main avec de petits boulots.

Lire aussi comment obtenir le PVT

 

Définir la faisabilité du projet

 

Selon ce que vous avez décidé de faire, trouvé l’investissement ou imaginé quelle entreprise monter, prenez le temps de faire un vrai business plan et étudiez froidement la viabilité du projet.

Pour acheter de l’immobilier lisez d’abord cet article. Si votre projet est de le mettre en location lisez celui-ci. Pour monter un restaurant, préparez-vous avec ce guide. Pour un hôtel, renseignez-vous sur la concurrence et le taux d’occupation. Sachez que pour commencer, la création d’une entreprise n’est pas forcément nécessaire. Vous pouvez gérer un commerce et facturer les clients en nom propre.

 

Parlez du projet autour de vous à des gens d’expérience. Payez une étude par un cabinet local si nécessaire. Rencontrez d’autres expats et créez un fort réseau social. N’ayez pas peur de parler de vos projets, vous aurez plus de chance de trouver des partenaires que de tomber sur des gens qui vont vous voler l’idée.

D’ailleurs, tout le monde a des idées, la réussite se trouve dans la mise en œuvre.

 

Assurer le financement

 

Une erreur classique est d’engager tous les fonds dans le projet. Il est important de garder un matelas de sécurité le temps de pouvoir générer des revenus. Un restaurant ou un hôtel a du personnel et des salaires à payer. Un appartement a des frais d’administration pour les zones communes et des impôts. Il y a des frais d’achat de matériel, coûts de déplacement, loyers, publicité peut-être, etc…

Prenez aussi en compte le budget pour subvenir à vos propres besoin. La Colombie n’est pas exactement bon marché, surtout sur la capitale.

Lire également sur le coût de la vie en Colombie.

Il faut savoir qu’il est impossible pour un étranger d’obtenir un prêt d’une banque colombienne sans avoir déjà un « historique » avec elle. Vous auriez plus de chance auprès de votre banque française qui vous connait. Faites bien vos calculs avant de vous lancer.

Connaissez parfaitement la manière d’envoyer l’argent d’Europe en Colombie. Vous ne voudriez pas être pénalisé à cause d’une banque qui bloque ou limite vos envois. Ou même d’être cité à comparaître devant le Département d’Industrie et du Commerce pour justifier des fonds qui ne correspondent pas aux dépenses.

 

Régulariser le permis de séjour

 

Avant de dépenser ou transférer le moindre sous, mettez-vous en règle en obtenant le visa adéquat. Tout sera beaucoup plus compliqué si vous n’avez pas de cédula de extranjería, la carte d’identité colombienne pour étranger. Elle s’obtient automatiquement avec un visa. Sans elle vous ne pourrez pas ouvrir de compte en banque, les fournisseurs ne travailleront pas avec vous et chaque devoir administratif s’heurtera à des difficultés.

Pour investir dans l’immobilier ou étudier le marché, vous pouvez demander le visa Visiteur (V).

Pour créer une entreprise, se déclarer professionnel indépendant, employé ou propriétaire immobilier, vous pouvez demander le visa Migrant (M).

Lire sur les visas colombiens et les démarches d’obtention.

 

Mettre en place le projet

 

Vous êtes maintenant dans le vif du sujet. Vous pouvez monter votre commerce ou investissement. Avant de signer un contrat, faites-le vérifier par un avocat que vous avez choisi et renseignez-vous sur les démarches pour pouvoir légaliser cet apport d’argent avec un comptable.

Méfiez-vous des clauses et pénalités de retards ou d’annulation. Même si vous êtes de bonne foi et avez les fonds, des problèmes peuvent survenir. Ne portez pas l’entière responsabilité sur vos épaules. En tant qu’étranger on aimerait dès le départ donner une bonne impression et montrer qu’on est sérieux, mais en cas de problème il n’y aura pas de pitié. Les gens auront vite tendance à penser que l’argent ne vous manque pas, que quelques Euros de moins ne vous feront pas de différence surtout si vous avez accepté la responsabilité.

 

Vivre comme un local

 

La période de découverte est finie et l’expatriation commence pour de vrai. C’est le début d’une nouvelle routine, un nouveau cercle social, une maison qui devient un foyer. C’est à ce moment que le choc culturel peut se déclarer. En étant confronté au train-train quotidien, aux mêmes difficultés que traversent les colombiens et les immigrés, à l’administration digne d’un pays en voie de développement, les subtilités de la langue espagnole castillan, l’adaptation est obligatoire.

Il y a plein de détails à mettre en place. S’affilier à une assurance maladie et accident, obtenir le permis de conduire, remplir la déclaration d’impôts, entre autres.

Lire aussi les conseils pour se simplifier la vie au quotidien et les choses les plus surprenantes en Colombie.

 

Les étapes peuvent sembler nombreuses mais ne vous inquiétez pas, beaucoup d’autres l’ont fait avant vous. Assurez-vous d’être entouré des bonnes personnes et ne cherchez pas à tout faire vous-même.

Si vous avez besoin d’expertise pour vous aider et guider, contactez-moi.

 

Les choses les plus surprenantes pour un Français en Colombie

Les choses les plus surprenantes pour un Français en Colombie

Pour un Européen vivant en Colombie, ou même de passage, il y a plusieurs choses qui peuvent surprendre sur la mentalité colombienne ou la vie quotidienne. Voilà les choses auxquels on se confronte régulièrement, certains aspects sont amusants, d’autres plus difficiles.

Sur le même sujet, lisez mon expérience du choc culturel.

 

L’amabilité

On pourrait penser que des décennies de violence rendraient les colombiens durs et froids, mais c’est en fait tout le contraire. Ils sont très aimables et courtois, les formes de politesse sont très importantes au moment de saluer ou dire au revoir. Les colombiens peuvent très facilement tutoyer une personne qu’ils viennent de connaître par sympathie et vouvoyer un proche comme marque de respect et d’affection.

Je trouve très amusante leur manière de demander plusieurs fois aux amis qu’ils rencontrent comment ils vont. Hola ¿Cómo vas? ¿Qué más? ¿Y cómo va todo? ¿Todo bien?

Même au téléphone et même pour des raisons professionnels, ils ne vont pas droit au but, les formes de politesse sont importantes.

 

Appeler ou demander pour obtenir une information

Le réflexe des colombiens est de demander. Pour trouver leur chemin ou les horaires d’ouverture ils vont demander à un passant ou appeler le magasin. C’est finalement plutôt logique, au lieu de perdre son temps mieux vaut se renseigner auprès de ceux qui savent. De plus, les informations écrites ne sont pas forcément fiables parce que pas mises à jour régulièrement.

Même si j’ai pris l’habitude de vérifier avant de me rendre à quelque part, c’est un point qui me pose encore problème. En tant que Suisse, j’ai été éduqué à chercher par moi-même et ne pas faire perdre le temps des autres. Demander alors que l’information est disponible quelque part donne l’impression d’être paresseux ou incapable de se débrouiller. C’est toujours un petit conflit personnel quand ma conjointe colombienne ou un ami me dit de demander avant même d’avoir eu le temps de commencer à chercher. Quand malgré tout je me mets à chercher d’abord, je fais face à une incompréhension voire raillerie.

 

Pas d’alcool avec le repas

Les colombiens sont fêtards et lèvent le coude facilement. Mais pas à table.

Ils n’ont pas la culture du vin et vont préférer un jus de fruits, une aguapanela (eau de canne à sucre avec citron), une boisson gazeuse ou juste de l’eau pour accompagner leurs repas. Les choses changent, les vins argentins et chiliens deviennent accessibles et le choix augmente. De plus en plus de gens y prennent goût, aiment déguster et découvrir leurs préférences.

Sachez cependant que si vous offrez une bouteille à vos hôtes lors d’une invitation à dîner, ils vont très probablement la ranger et ne l’ouvriront pas pour cette occasion, simplement car ils auront déjà prévu les boissons. Pour ne pas être frustré de boire du Coca-Cola alors que vous avez amené une bonne bouteille de vin, prévenez vos hôtes lors de l’invitation ou à votre arrivée. Dites-leurs que vous aimeriez partager cette « tradition française » d’assortir le repas avec du vin.

 

Tout peut changer à la dernière minute

Organiser et anticiper n’ont pas la même signification. Les colombiens n’aiment pas décevoir et voient comme très impolis de refuser une invitation. Ils préféreront inventer une excuse de dernière minute pour justifier un retard ou une annulation pour rester en bons termes.

Plutôt que de voir cela comme seulement négatif il faut aussi voir les avantages. Les Européens, nous aimons tout prévoir et mettre les petits plats dans les grands, mais cela limite toute flexibilité. Une fête, un repas ou un voyage, même familial, même pour Noël, laisse la place ouverte à quiconque jusqu’à la dernière minute. Les plans ne seront pas bousculés et la spontanéité est appréciée.

 

La musique

Depuis l’Europe on pourrait penser que la musique en Colombie se limite à la Salsa et la Pop tropical de Shakira. C’est en connaissant les différentes régions du pays qu’on en découvre l’incroyable diversité. Le Vallenato et la Champeta sur la côte Caraïbe, avec aussi ses variantes de danse que sont le Mapalé et Bullerengue. Aussi bien sûr, la Cumbia. Le Reggaetón avec ses artistes de reconnaissance mondiale. Le Tango très présent à Medellín, à côté du Punk depuis les années 1990. La musique du Pacifique, qui trouve peu à peu un écho dans le reste du continent et même en Europe, a son festival spécialement dédié, le Petronio Álvarez. La musique Andine a aussi son festival, le Mono Nuñez. Les ensembles d’instruments à cordes ont leur capitale à Ibagué et présentent de nombreux concerts toute l’année.

Lire les liens utiles pour plus d’artistes colombiens.

 

La pauvreté

Les inégalités sont tellement grandes qu’il est fréquent de voir des gens dormant dans la rue ou des mendiants espérant recevoir quelques pièces des clients d’un café.

Il y a aussi beaucoup de travaux informels, pas déclarés et sans protection sociale. Recycleurs faisant les poubelles en recherche de verre, aluminium, papier, etc. Gardiens surveillant les véhicules garés à l’extérieur. Personnes annotant les temps de passage des bus de transport privés pour indiquer l’écart entre deux bus de la même ligne. Vendeurs de timbres administratifs pour éviter les files d’attentes. Vendeurs de fruits et légumes dans la rue. Tout peut s’acheter dans la rue en fait ; articles ménagers, électronique, mirroirs

Malgré la difficulté, ce ne sont pas ces gens-là qui génèrent de l’insécurité. Lire aussi La violence et l’insécurité en Colombie

 

Les motels

Ce sont des hôtels qu’on loue à l’heure pour les couples. La Colombie est un pays traditionnel et religieux, les parents n’acceptent pas que le copain ou la copine de leur enfant dorme à la maison. Les couples vont donc dans ces hôtels spécialement aménagé pour eux et il y en a pour tous les styles et thématiques.

Mais le nombre particulièrement élevé de ces motels démontre surtout l’infidélité des colombien(ne)s. Les aventures extraconjugales sont plutôt communes et les motels sont les refuges de ces rencontres interdites. D’ailleurs, les entrées des motels sont des garages pour ne pas laisser la voiture a la vue de tous ou ne pas risquer de se faire voir en attendant le taxi.

 

Le transport

C’est un point problématique, a tous les niveaux. Alors que les colombiens prennent leur temps pour tout, sur la route c’est exactement le contraire. Ils n’ont aucune patience, changent constamment de voies et ne se soucient que de ce qu’il y a en face d’eux. Il y a quoi donner des sueurs froides et encore plus avec l’augmentation exponentielle des motos qui se faufilent partout.

Les piétons doivent être prudents pour traverser une rue. Déjà, les passages zébrés ne sont pas respectés et une moto peut surgir entre deux voitures. Ne soyez pas surpris de voir les voitures se coller pare-choque contre pare-choque dans les bouchons, ne laissant pas le passage piétons libre.

La Colombie est un des rares pays au monde à ne pas avoir de voies ferrées. À part deux ou trois lignes encore en fonctionnement, toutes les marchandises transitent par camions ce qui surcharge un réseau routier encore sous-développé. Attendez-vous à trainer derrière eux dans les côtes, aucun ne se déportera sur une aire de repos pour laisser passer les voitures.

Mais ce qui peut surprendre le plus, c’est le droit de griller les feux après 23h. Même si il y a une caméra, elle ne prendra pas de photo car ce n’est plus une infraction. La raison est plutôt triste car c’est en fait une mesure de sécurité de ne pas s’immobiliser au milieu de la nuit.

 

Les journées

Comme la Colombie est proche de l’Équateur, il n’y a pas de saison. Du coup il n’y a pas (ou disons très peu) de variation des horaires de lever et coucher du soleil. Toute l’année le jour se lève à 6 heures et se couche à 18 heures.

Les saisons rythment la vie et les journées qui s’allongent favorisent les activités en plein air. Ce n’est plus le cas ici et facilement on ne prête plus attention au temps qui passe parce que la nature ne meurt et ne renaît pas.

 

Les marchés

Mais comme il n’y a justement pas de « saison morte » la nature est très généreuse toute l’année. Les marchés sont remplis d’une très grande variété de fruits et légumes. De tous les goûts et toutes les couleurs, ils sont généralement économiques.

 

Livraison

Tout est livrable à domicile. Que ce soit par les livreurs de l’établissement, les taxis ou les services professionnels comme Domicilios.com, Rappi ou Mensajeros Urbanos tout arrive en moins de 40 minutes (normalement). Les restaurants bien entendu, mais aussi les pharmacies et supermarchés offrent ce service.