Mois : octobre 2017

Choc culturel en Colombie

Choc culturel en Colombie

Presque obligatoirement en allant s’établir dans un autre continent, on expérimente un choc culturel. Que l’expatriation soit temporaire ou définitive, en vivant au même rythme que la population d’un autre pays, nous passons par 3 phases ; l’émerveillement de découvrir une autre culture avec d’autres richesses, la frustration de ne pas être en accord avec certains aspects du nouveau mode de vie et l’adaptation qui nous amène à accepter un nouveau style et nous entraine à réfléchir comme les locaux.

Chaque phase a une durée variable, tout dépend de la sensibilité, capacité d’adaptation et expérience de vie propre à chacun. D’ailleurs le processus peut aussi être interrompu dans le cas d’un retour anticipé.

 

Généralement on s’attend à un choc culturel en arrivant en Colombie depuis l’Europe mais sans pouvoir en anticiper les raisons. En surface beaucoup de choses sont communes ; une langue latine comme le français, une même religion catholique, une cuisine très accessible avec des ingrédients connus, une constitution inspirée de la constitution française, des musiques largement diffusées internationalement, mais dans le fond les différences existent. Personnellement la deuxième phase m’est arrivée presque 3 ans seulement après mon installation et a duré un peu plus d’une année avant de m’adapter pleinement.

 

1ère phase

En fait, je connaissais déjà bien la Colombie pour y avoir passé 4 mois en 2003, puis y être revenu de nombreuses fois avant de m’y établir. J’avais donc déjà des amis, je parlais suffisamment bien la langue, je dansais également la salsa et avais déjà plutôt l’habitude de me débrouiller à l’étranger. J’ai pu profiter assez longuement de ma phase d’émerveillement. Pour la premièrement fois je devenais entrepreneur indépendant, je n’avais plus de patron ni d’horaires. J’appréciais de vivre l’été toute l’année, avec les fenêtres grandes ouvertes jour et nuit. Des produits frais toute l’année également, notamment des fruits chaque jour. Des plats du jour bon marché dans mon quartier. Les gens chaleureux et enthousiastes.

Certaines personnes sont rapidement affectées et déstabilisées par la pauvreté visible, les indigentes qui dorment dans la rue, les recycleurs qui fouillent les poubelles, les mendiants qui accostent les clients des restaurants. Le bruit de la circulation ou la musique trop forte peuvent devenir vite pesants aussi. L’effort de parler une autre langue plus longtemps que juste pendant les vacances peut devenir frustrant, à devoir se répéter constamment ou à l’inverse faire répéter, ne pas comprendre les blagues. Ces tracas du quotidien peuvent déjà provoquer un choc, encore plus en arrivant seul. Ce n’était donc pas mon cas, j’étais déjà préparé à cette facette du pays.

 

Je travaillais dans le tourisme médical et mes clients étaient occidentaux, donc là aussi je n’étais pas spécialement confronté aux aspects plus pénibles du monde professionnel. Par exemple le manque de ponctualité, recevoir une réponse positive alors que réellement elle est négative, se confronter aux exigences d’un marché aux règles différentes. Je profitais aux contraire de l’enthousiasme des colombiens pour l’entrepreneuriat, d’autant plus que je promouvais un secteur qui est source de fierté pour le pays.

Le travail peut déclencher un choc culturel, par rapport aux conditions bien différentes. Il y a peu de protection sociale, souvent les contrats sont à durée limitée, même pour les professeurs d’universités à un semestre ou une année, les heures de présence avec des semaines à 48 heures et seulement 2 semaines de vacances par an. Le monde professionnel colombien a plutôt tendance à favoriser la présence à la productivité, qui est exactement la logique inverse de l’Europe. La France octroie le droit à la déconnexion, un employé n’est pas obligé de consulter ses emails ou répondre à une sollicitude en dehors des heures de bureau, ce qui est mal perçu ici.

 

2ème phase

En fait, mon choc culturel est arrivé à la suite de plusieurs changements. J’étais redevenu célibataire après un an et demi d’une relation très compliquée et souvent irrationnelle. Je plafonnais avec le tourisme médical et avais décidé de passer à autre chose. J’avais lancé un agenda culturel et avais des difficultés à le faire connaître et trouver des clients.

Bref, le choc est arrivé en me rendant compte que ma méthode n’était pas efficace et que je devais me remettre en question, tant sur le plan privé que professionnel. En faisant cette démarche, en cherchant à comprendre mes erreurs, j’ai aussi été confronté à ma méconnaissance de la société colombienne. Il y a des règles de langage, d’apparence, de projection que je ne maitrisais pas et l’enthousiasme des colombiens masquait surtout une gêne de m’expliquer que je me trompais. Il me semblait alors que la forme primait sur le fond, que le superficiel comptait plus que la valeur réelle, que la confiance est un luxe qui ne se donne pas et que l’hypocrisie passe avant tout.

 

Il m’a fallu bien une année pour connaître les nouvelles règles et m’adapter. Par exemple, je visitais les hôtels de la ville pour leurs laisser de la publicité et je faisais la tournée à vélo. Ce qui pour un européen donnerait une image sportive, dynamique, saine, écologique mais surtout efficace et économique est vue comme pauvre et déstructuré par un colombien. Il aurait fallu aller en voiture habillé en businessman, quitte à prendre le double du temps et dépenser de l’argent en stationnement, pour projeter une image de grande entreprise. C’est aussi une manière de démontrer une plus grande stabilité, face aux petits entrepreneurs qui apparaissent et disparaissent. Mais ça, personne n’avait osé me le dire avant, seulement après avoir arrêté de le faire. J’ai aussi fait lire des emails et demandé si la forme était correcte, pour finalement apprendre que certaines tournures de phrase n’étaient pas appropriées, qu’elles semblaient froides, autoritaires, trop directes. Ce n’était évidemment pas le but et un colombien, même mis en copie, ne va pas spontanément le signaler par crainte d’offenser.

Au niveau personnel, je me suis même remis en couple plus tard avec la personne pour malheureusement voir que les beaux discours ne changent rien et qu’il faut accepter de voir les gens comme ils sont réellement pour pouvoir tourner définitivement la page.

 

3ème phase

Encore maintenant je peux commettre des erreurs mais au moins cette période de doute, d’incompréhension et de frustration est passée et j‘ai pu entrer dans la troisième phase. J’ai accepté que tout ne va pas fonctionner à ma manière et que je doive m’adapter.

 

Le terme choc culturel englobe finalement beaucoup d’aspects, de causes et de raisons. C’est important de savoir qu’il peut arriver très tôt ou très tard, je crois même qu’il peut arriver plusieurs fois, et qu’il est bon de ne pas s’isoler et de le partager avec son entourage. Le plus probable est que d’autres expatriés aient leurs expériences à partager.

 

Comment obtenir un emprunt

Comment obtenir un emprunt

Obtenir un crédit. Un entrepreneur ou investisseur peut en arriver à un moment à devoir chercher des sources de financement, comme obtenir un crédit plutôt que chercher un associé pour injecter du capital dans la société ou pour investir dans l’immobilier. Malheureusement c’est très compliqué de passer par une banque colombienne, alors il vaut mieux bien se préparer en sachant à quoi s’attendre.

 

Le principe de base est pourtant très simple, la banque veut être sûre d’être remboursée mais dans la pratique cela donne des critères parfois incompréhensibles.

Mais à côté des banques il y a aussi d’autres manières d’obtenir un financement.

 

Emprunt auprès d’une banque

Les banques octroient différents crédits, personnels ou pour entreprise, à la consommation, achat de véhicule ou immobilier, renouvellement de matériel de production, etc…

Les taux d’intérêts varient selon le but et la durée mais devraient tourner vers 1% par mois en plus du remboursement de la dette.

Les banques étudient votre situation financière, les économies mais surtout les mouvements sur votre compte lors des 3 derniers mois. C’est ce qui va déterminer l’équilibre financier et la capacité à rembourser. Finalement peu leurs importent les investissements réalisés antérieurement, les transferts d’argent depuis l’étranger, les biens mobiliers ou immobiliers, les contrats en court, les ventes futures, rien de cela n’a de valeur à leurs yeux si le compte en banque ne « bouge » pas ou du moins pas suffisamment. Selon les mouvements sur le compte, la banque va vous indiquer le crédit disponible, sans se soucier de votre besoin.

Si vous prévoyez de demander un crédit, veillez donc à avoir des entrées et sorties suffisantes. Encore bien souvent des payements se font en espèces pour éviter les frais bancaires mais dans ce cas c’est un désavantage car justement la banque ne voit pas cet argent qui ne rentrera pas dans leur calcul.

Le seul document qui peut faire une différence est la déclaration d’impôts (declaración de renta) de l’entreprise ou personnel. Mais le but est le même, démontrer votre solidité financière.

Avant de vous engager dans une entreprise qui vous oblige à emprunter, vérifiez auprès de votre banque votre situation actuelle d’endettement.

 

Bancoldex

Les chambres de commerce et autres entités de promotion économique comme Procolombia recommandent aux entreprises de s’adresser à Bancoldex qui favorise leurs développements et à de meilleurs taux. Bancoldex fonctionne comme une « banque de 2ème étage » c’est-à-dire une banque qui ne prête qu’aux banques.

L’entreprise doit solliciter le prêt auprès de sa banque qui va étudier le cas et la situation financière. Cette même banque sollicitera l’emprunt auprès de Bancoldex, recevra l’argent pour le transmettre à l’entreprise.

La banque fera une étude sur votre capacité à rembourser la dette de la même manière que dans le cas précédent. Donc en résumé, si la banque ne veut pas vous prêter directement, Bancoldex ne sera pas le plan B.

 

Affacturage (factoraje)

Ce n’est pas à proprement dit un emprunt car l’argent ne passe pas par vos mains mais malgré tout une solution qui peut remplir le même rôle. Une entreprise de factoraje, comme Intercorp ou GFO par exemple, va vous aider à financer un contrat de vente. Imaginons que vous exportez des produits agricoles en grandes quantités ou installez du matériel technologique pour grandes entreprises. À moins d’avoir une excellente relation commerciale avec vos fournisseurs il vous faudra les payer en avance pour être livré alors que votre client vous payera à 30 ou 60 jours. L’affacturage consiste à laisser une entreprise tierce payer votre fournisseur à votre place et obtenir le règlement par le client. La commission va dépendre de la durée du financement, de la réputation du fournisseur et du client, et du volume d’argent engagé. On parle en général de 2% par mois dont il vous faudra tenir compte en calculant votre rentabilité, au risque sinon de voir votre marge réduite à néant. L’avantage est que si le client tarde à payer, c’est à l’entreprise d’engager les poursuites judiciaires.

À noter que de plus en plus de banques cherchent à occuper ce secteur et se mettent aussi à offrir ce service.

 

Entreprises privée de crédit

Comme les banques ne prêtent pas facilement, des privés le font avec des conditions d’obtentions plus accessibles mais aussi avec des taux plus élevés, en général au tour des 2.5% par mois.

Ils tiendront compte de votre situation mais chercheront forcément à se couvrir pour être sûr d’être remboursés. Les revenus sont importants mais aussi les avoirs, une maison peut servir d’hypothèque par exemple. Dans ce cas-là il faudra faire les papiers correspondants chez un bureau de notaires (notaría) et assumer les coûts administratifs. Ils vont aussi demander des garants, prêts à assumer le remboursement de la dette si vous n’en êtes pas capable.

Les privés ne vont pas forcément imposer un délai de remboursement, car leur business repose sur la rentabilité des intérêts élevés. Ils sont finalement plus intéressés à tenir le client sur de longues périodes.

 

Gota a Gota

C’est le terme utilisé pour parler de ces privés qui prêtent très facilement à des taux très élevés, 5% ou plus par mois. On voit parfois des affiches dans les rues. Ces gens-là en ont généralement après les biens de leurs clients, c’est-à-dire qu’ils attendent que la personne ne puisse plus payer pour s’approprier son mobilier, commerce, véhicule ou maison. Résister peut entraîner les pires conséquences.

Même si je connais des petites entreprises qui y recourent de temps en temps pour des dépenses ponctuelles, c’est une solution à éviter.

 

 

Dernières remarques

Si vous empruntez à l’étranger, pensez à demander à un comptable comment le déclarer, ce qui sera utile aussi le jour où vous devrez le transférer en retour. Assurez-vous de bien savoir comment amener cet argent en Colombie.

Avant de contracter un emprunt pour couvrir les affaires courantes de votre entreprise, calculez si vous n’auriez pas meilleur temps de repousser certains payements. Par exemple, l’amende pour retard des impôts et taxes de la DIAN est plus basse que les intérêts des prêteurs. Là encore, à discuter avec un comptable.

 

Coût de la vie en Colombie

Coût de la vie en Colombie

La Colombie est un pays très inégalitaire et les prix varient énormément. Il est donc parfois difficile de faire un budget et imaginer les dépenses mensuelles d’un ménage à l’heure de venir s’établir.

Les prix changent d’une zone à l’autre, d’une ville à une autre et même d’un quartier à un autre. Je vais essayer ici de faire un tour de dépenses les plus communes pour pouvoir se faire une idée.

Je me base sur ma connaissance des prix à Cali, de l’expérience lors de mes voyages dans le reste du pays et aussi sur la page Numbeo, qui compile les informations données par de nombreux contributeurs. Regardez les prix détaillés pour Bogotá, Medellín, Cali et Barranquilla.

Le but ici est de pouvoir calculer un budget par mois, pour savoir si un salaire serait suffisant ou si les économies d’un entrepreneur lui suffiraient pour tenir le temps de monter son entreprise.

 

La première chose à savoir est que les quartiers sont divisés en « couches sociales » appelées estratos numérotées de 1 à 6. Les classes 1 et 2 sont très modestes, voire défavorisés, et les services d’eau et électricité sont subventionnés. Les classes 3 et 4 sont populaires, en général dans les centres-ville. Les classes 5 et 6 sont huppés, les services de bonnes qualités et bien plus chers.

 

Le lieu de vie va donc influencer en grande partie les dépenses et ce à tous les niveaux ; sur le loyer, l’eau, l’électricité, le plat du jour au restaurant, le verre au bar du coin et même les produits en épicerie.

Pour ce budget, je vise donc plutôt les quartiers 3 et 4. Si vous comptez vous installer dans un quartier 5 ou 6 vous pouvez facilement rajouter 40 à 50%. Il y aura toujours le moyen de dépenser moins ou beaucoup plus, mais c’est pour donner un ordre d’idée.

 

Buget minimum

Logement. Comptez entre 700’000 et 1’500’000 pour un appartement d’une ou deux chambres. Si l’appartement est dans un immeuble avec conciergerie il faudra rajouter aux alentours de 350’000 de frais communs (Administración). Les services d’eau, électricité et gaz coûtent 80’000 par mois.

 

Nourriture. En moyenne un kilo de fruits ou de légumes coûte entre 2’500 et 5’000 pesos. Un kilo de poitrine de poulet environ 10’000 et un kilo de viande de bœuf dans les 18’000. 500gr de pâtes coûtent 5’000. Un œuf 300 pesos. Le pain entre 500 et 1500 pesos. Une boisson gazeuse ou eau en bouteille 2’200. Par jour et par personne, en cuisinant soi-même avec les produits locaux classiques, il faut compter une dépense de 15’000 pesos par personne.

 

Transport. Le transport public en moyenne coûte 2’000 pesos par trajet. Les systèmes municipaux ont des stations qui permettent de changer de bus sans payer de trajet supplémentaire mais ce n’est pas le cas des bus privés (busetas, coletivos). Un trajet moyen d’une vingtaine de minutes en taxi coûte dans les 7’000 pesos.

 

Voiture privée. Avoir une voiture coûte assez cher. Déjà à l’achat il faut compter dans les 40 millions pour la gamme basse. Ensuite l’essence coûte 8’500 le galon (3,79 litres) c’est-à-dire 2’250 pesos le litre. Une place de parc vaut facilement 100’000 par mois et régulièrement il faut donner 1’000 ou 2’000 pesos au gardien (vigilante) où on se gare pour faire des courses ou boire un café.

 

Communications. Il y a différents plan de consommation pour internet, téléphonie fixe, téléphonie mobile et télévision. En limitant les minutes de téléphonie et navigation mobile sauf whatsapp illimité, avec télévision et internet 4Mbs on peut raisonnablement s’en sortir à 120’000 pesos par mois.

 

Sorties. Là aussi les variations sont énormes. Un club à la mode peut fixer 30’000 pesos d’entrée et vendre ses bières à 10’000 alors qu’un autre aura entrée libre et la bière à 5’000 pesos. La même bouteille de rhum peut passer de 45’000 à 120’000. Disons que le plus courant est une bouteille à 70’000 plus 10’000 de limonade ce qui ferait 20’000 par personne. À compter aussi le transport en taxi d’environ 14’000 pesos.

 

À ce niveau-là, avec un style vie sans excès, les dépenses par mois se chiffrent à :

 

Total:

Pour une personne seule: 700’000 (logement) + 80’000 (services) + 450’000 (nourriture 15’000 x 30 jours) + 80’000 (transport 2’000 x 2 trajets x 20 jours) + 120’000 (communications) + 136’000 (sorties 34’000 x 4 par mois) = 1’566’000 pesos

 

Pour deux personnes le logement, les services et communications augmentent mais pas du double non-plus : 900’000 (logement) + 120’000 (services) + 900’000 (nourriture 15’000 x 30 jours x 2 personnes) + 160’000 (transport 2’000 x 2 trajets x 20 jours x 2 personnes) + 150’000 (communications) + 216’000 (sorties 20’000 x 2 personnes + 14’000 taxi x 4 par mois) = 2’446’000 pesos

 

 

Pour vivre de manière plus confortable sans être luxueuse il y a des frais à rajouter.

 

Buget moyen

Restaurant. Un plat du jour coûte entre 6’000 et 12’000. Un repas à la carte entre 20’000 et 40’000. Un dessert entre 7’000 et 15’000. Une boisson non alcoolisée entre 5’000 et 8’000. Un verre de vin entre 8’000 et 15’000. Un repas complet pour deux personnes coutera donc entre 60’000 et 120’000.

 

Divertissement. Une entrée de cinéma coûte environ 12’000 pesos. Le théâtre entre 15’000 et 25’000. Un concert aussi entre 15’000 et 25’000.

 

Sport. Un abonnement au fitness varie selon que l’on paye par mois, trimestre, semestre ou année et forcément l’endroit en tant que tel. Disons que par mois il faut compter entre 50’000 et 120’000.

 

Assurances. Un indépendant devra aussi penser à payer chaque mois son assurance maladie (EPS), accident (ARL) et retraite (Pensión) qui peut se monter à 200’000 pesos.

 

Total

Pour une personne qui peut se permettre de vivre sans trop regarder les dépenses, je rajoute quelques sorties au restaurant et aux spectacles avec les trajets en taxi correspondant, un budget plus élevé de nourriture et l’abonnement fitness.

Une personne : 1’566’000 (dépenses sans excès) + 90’000 (plat du jour 9’000 x 10 jours) + 216’000 (restaurant 40’000 + taxi 14’000 x 4 par mois) + 26’000 (1 x ciné + taxi) + 34’000 (1 x théâtre ou concert + taxi) + 80’000 (fitness) + 200’000 (assurances) + 200’000 (nourritures plus raffinées) = 2’412’000 pesos

 

Deux personnes : 2’446’000 (dépenses sans excès) + 180’000 (plat du jour 9’000 x 10 jours x 2 personnes) + 376’000 (restaurant 40’000 x 2p + taxi 14’000 x 4 par mois) + 40’000 (1 x ciné x 2p + taxi) + 54’000 (1 x théâtre ou concert x 2p + taxi) + 160’000 (fitness x 2p) + 400’000 (assurances x 2p) + 400’000 (nourritures plus raffinées x 2p) = 4’056’000 pesos

 

Buget familial

Voyons maintenant pour une famille. Prenons le cas de deux parents avec deux enfants scolarisés. Le logement sera plus grand, possiblement dans un immeuble avec conciergerie et place de parc, les déplacements en voiture privée, quelques sorties au restaurant et cinéma, abonnements de sport pour chacun. À cela il faut rajouter les frais de scolarité qui peuvent facilement coûter 1 million de pesos par mois par enfant.

1’800’000 (appartement 1’400’000 + administración 400’000) + 260’000 (services) + 2’400’000 (nourriture 20’000 x 30 jours x 4 personnes) + 240’000 (frais voiture privée) + 140’000 (taxi comme transport additionnel 7’000 x 20 trajets) + 160’000 (transport 2’000 x 2 trajets x 20 jours x 2e) + 180’000 (communications) + 180’000 (plats du jour 9’000 x 10 jours x 2p) + 560’000 (sorties restaurant 40’000 x 2p + 30’000 x 2e x 4 par mois) + 48’000 (ciné x 4p) + 320’000 (sport x 4p) + 400’000 (assurances x 2p) + 2’000’000 (scolarité x 2e) = 8’688’000 pesos

 

Remarques:

Ces chiffres permettent de se faire une idée du coût de la vie en Colombie. Cependant il est possible de vivre en dépensant beaucoup moins. Je me base plutôt sur un style de vie confortable, peut-être similaire à un style de vie à l’européenne, sans les produits importés bien sûr mais sans manger que du riz tous les jours non-plus. Manger à la maison et boire une bière juste au bar de quartier réduira forcément les frais. Le logement influera aussi beaucoup sur le budget tout comme, rappelez-vous, la classification. Dans un estrato 5 ou 6 la plupart des coûts augmentent encore d’environ 50%.

Bogotá est la ville la plus cher, cela se remarque principalement aux prix de l’immobilier, des restaurants et du transport dû à la taille de la ville et son manque de système de transport public efficace. Medellín a un coût de la vie inférieur d’environ 20% et Cali inférieur de 30%.